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Parc national des Lacs-Waterton
Parc national des Lacs-Waterton © Parcs Canada

Faits et chiffres

  • En 1895, le gouvernement fédéral a pris un décret prévoyant la protection d'un terrain de 140 km2. Après une série de changements de statut et de nom, ce territoire est devenu le parc national des Lacs-Waterton.
  • Il s'agit du quatrième parc national du pays, le plus petit des Rocheuses canadiennes. Ses limites ont changé au fil des ans, mais il occupe aujourd'hui une superficie 505 km2.
  • C'est un éleveur de Pincher Creek, F.W. Godsal, qui a fait les premiers pas en vue de sa préservation. En 1893, il a soumis à Ottawa une proposition recommandant que la région des lacs Waterton soit constituée en parc national.
  • Le parc doit son nom aux lacs Waterton, chaîne de bassins d'eau qui ont été baptisés par le lieutenant Blakiston, membre de l'expédition Palliser, en l'honneur d'un naturaliste et gentilhomme britannique, Charles Waterton (1782-1865).
  • Élément du réseau pancanadien de parcs nationaux, les Lacs-Waterton représentent la région naturelle du sud des Rocheuses là où certaines des montagnes les plus vieilles des Rocheuses rencontrent abruptement la prairie. Façonné par le vent, le feu et les inondations, ce parc protège un riche éventail de plantes et d'animaux sauvages.
  • Le parc fait partie de l'écosystème de la Couronne du Continent, lieu réunissant une extraordinaire diversité physique, biologique et culturelle. Cet écosystème est à son point le plus étroit dans la chaîne des Rocheuses. Ainsi, le parc et la région environnante sont nichés dans un corridor nord-sud exigu qui revêt une importance cruciale pour la faune.
  • Le parc est le carrefour de plusieurs régions écologiques où cohabitent plantes des Grandes Plaines, plantes du Nord des Rocheuses et plantes côtières du Nord-Ouest du Pacifique. Il protège 45 types d'habitat, dont la prairie, les communautés d'arbustes, les zones humides, les lacs, les forêts d'épinettes et de sapins, de pins et de trembles et, enfin, les zones alpines. Malgré sa petite superficie, le parc abrite un éventail exceptionnel de plantes : plus de 1000 espèces de plantes vasculaires, 182 bryophytes et 218 espèces de lichens. Bon nombre sont rares ou menacées. En fait, le parc contient plus de la moitié des espèces végétales de l'Alberta.
  • Les communautés végétales du parc servent d'habitat à divers animaux : plus de 60 espèces de mammifères et de 250 espèces d'oiseaux, 24 espèces de poissons et 10 espèces de reptiles et d'amphibiens. Parmi les gros prédateurs, citons le loup, le coyote, le couguar, le grizzli et l'ours noir. En hiver, la prairie accueille des ongulés tels que le wapiti, le cerf mulet et le cerf de Virginie. À l'automne, les marais et les lacs du parc sont fréquentés par les cygnes, les oies et les canards migrateurs. Certains animaux qui trouvent refuge dans le parc sont rares ou inhabituels, par exemple le cygne trompette, le martinet de Vaux et la musaraigne errante.
  • Le parc revêt aussi beaucoup d'importance à l'échelle mondiale parce qu'il cumule plusieurs statuts :
    • Parc international de la paix WatertonGlacier (1932) Le parc de la paix a été créé à l'origine comme symbole de paix et de bonne volonté entre les États-Unis et le Canada. Le concept a depuis évolué pour représenter la coopération dans un monde qui doit se partager des ressources limitées. De part et d'autre de la frontière, les parcs travaillent à protéger l'écosystème en le gérant conjointement avec le concours de leurs voisins.
    • Le 6 décembre 1995, le Parc international de la paix Waterton-Glacier a été classé site du patrimoine mondial parce qu'il présente un climat distinctif, un cadre physiographique, une mise en contact des biomes de montagne et de prairie et une ligne de partage des eaux tri-océanique. C'est une aire dotée de valeurs panoramiques remarquables, avec une flore et une faune abondantes et variées.

      Critères (revisés en 2006)

      (vii) Les deux Parcs nationaux ont été désignés à l'origine par leurs nations respectives en raison du décor montagneux superbe, du relief topographique élevé, du paysage glaciaire et de la faune et de la flore abondamment diversifiées.

      (ix) Le bien occupe une place centrale dans la cordillère occidentale de l'Amérique du Nord, ce qui a donné lieu à l'évolution de communautés végétales et à des complexes écologiques qui ne se retrouvent nulle part ailleurs dans le monde. Les régimes climatiques maritimes non entravés par les chaînes de montagnes au nord et au sud permettent aux plantes et aux animaux caractéristiques du Pacifique nord-ouest de s'étendre dans le parc jusqu'à la ligne continentale de partage des eaux. A l'est, les communautés de prairie se blottissent contre les montagnes sans le moindre contrefort, produisant un développement de l'interface entre communautés de prairie, montagnardes et alpines. Le Parc international de la paix comprend les sources de trois grands bassins fluviaux drainant des biomes remarquablement différents vers plusieurs océans. L'importance biogéographique de cette ligne de partage tri-océanique est accrue par les nombreuses liaisons végétalisées entre les sources. Le résultat net est la création d'un ensemble unique et d'une grande diversité de flore et de faune concentrée dans un espace restreint.
    • Réserve de la biosphère des lacs Waterton (1979) Le parc national des Lacs-Waterton est la deuxième réserve de la biosphère du Canada et le premier parc national à prendre part à ce programme de l'UNESCO. Les réserves de la biosphère sont créées pour aider les citoyens du monde à mieux comprendre les rapports qui unissent l'être humain au milieu naturel en intégrant le savoir et l'expérience aux sciences naturelles et sociales. Ses principaux objectifs sont les suivants : appuyer l'échange d'information, la recherche, l'éducation, la formation et la gestion améliorée des terres, principalement par la coopération et le lancement de projets communs avec des propriétaires fonciers privés locaux et des organismes gouvernementaux. Waterton Biosphere Reserve (anglais seulement).
  • Le parc renferme deux lieux historiques nationaux : le lieu historique national Prince of Wales Hotel (1995) et le lieu historique national du Premier-Puits-de-Pétrole-de-l'Ouest-Canadien (1968).
  • Le parc national des Lacs-Waterton est niché à l'angle sud-ouest de l'Alberta. Il est délimité...
    • à l'ouest par la Colombie-Britannique (parc provincial Akamina-Kishinena et forêt provinciale Flathead);
    • au sud par le parc national Glacier, au Montana;
    • au nord et à l'est par la forêt Bow-Crow et par les terres privées des districts municipaux de Cardston et de Pincher Creek;
    • ...et il renferme également une grande réserve de bois d'oeuvre appartenant aux Kainaiwa (tribu des Blood).
  • Le lotissement urbain se trouve à 1 280 m au-dessus du niveau de la mer. Le point culminant du parc, le mont Blakiston, a une altitude de 2 940 m (environ 1 490 m de hauteur).
  • Le parc est ouvert à l'année, mais la plupart des installations sont fermées en hiver. Il accueille quelque 425 000 visiteurs par année. Environ 100 personnes habitent Waterton à longueur d'année. En été, la population se monte à environ 2 000 habitants.
Caractéristiques naturelles du parc
  • Certaines des roches sédimentaires exposées les plus anciennes de toutes les Rocheuses La faille de poussée de Lewis a exposé des roches sédimentaires vieilles de 1 500 millions d'années.
  • Argilite La roche sédimentaire prend des tons de vert ou de rouge vif, selon que le fer qu'elle contient est oxydé ou non. Les deux types de roche, appelés argilite, proviennent de boues riches en fer qui ont été déposées au fond d'une mer ancienne.
  • Climat Le parc reçoit les niveaux de précipitation moyens les plus élevés de toute l'Alberta (1 072 mm). C'est également l'un des endroits les plus venteux de la province. En hiver, les vents atteignent souvent 100 km/h. Le parc subit aussi l'influence du chinook, qui en fait l'une des régions au climat le plus doux en hiver (environ 28 jours où les températures montent à 2,5 oC ou plus). Ce vent chaud peut engendrer des hausses de température dramatiques et soudaines.
  • Prairie de fétuque Cette prairie s'étend le long des plaines et des contreforts depuis le sud de l'Alberta jusqu'au Montana. Le parc national des Lacs-Waterton est le seul élément du réseau national qui préserve ce type d'habitat.
  • Végétation rare Des 45 types de végétation identifiés dans la Classification écologique des terres du parc, 16 sont considérés comme rares (occupent une petite superficie dans le parc), fragiles ou menacés. Citons notamment deux types de prairies et deux types de forêts de trembles. Ces communautés végétales sont menacées par l'invasion de plantes non indigènes, les perturbations humaines et le broutement excessif.
  • Plantes rares Parmi les quelque 1000 espèces de plantes vasculaires qui peuplent le parc, 179 espèces sont rares en Alberta. Au total, 22 de ces espèces ne se trouvent nulle part ailleurs dans la province.
  • Botryche lunaire La diversité génétique du parc revêt de l'importance à l'échelle mondiale. Les meilleurs symboles en sont l'extraordinaire variété de petites fougères appelées botryches lunaires. Le parc en compte 8 espèces différentes. Le botryche de Waterton (Botrychium x watertonense) ne pousse nulle part ailleurs et est considéré comme la plante la plus rare du parc.
  • Xérophylle (Xerophyllum tenax) Le xérophylle, grande fleur aux touffes de feuilles herbacées, est la plante la plus visible du parc. Le parc national des Lacs-Waterton est le seul élément du réseau de parcs nationaux qui protège cette plante de la famille du lys. C'est l'emblème officieux du parc international de la paix WatertonGlacier.
  • Grizzli des plaines Le parc national des Lacs-Waterton est l'un des derniers endroits en Amérique du Nord où le grizzli peut errer librement à la limite extrême de son ancien domaine de la prairie.