Parc national Jasper

FICHE D’INFORMATION

Intégrité écologique de la vallée de la Maligne

Caribou des bois  Caribou des bois © Mark Bradley

Que protégeons-nous?

La vallée de la Maligne sert d’habitat à plusieurs espèces sensibles aux perturbations, dont le caribou des bois, le grizzli, l’arlequin plongeur et le martinet sombre. Même si Parcs Canada protège l’ensemble des plantes et des animaux indigènes pour assurer la santé de l’écosystème, trois espèces suscitent des préoccupations particulières dans la vallée de la Maligne : le caribou des bois, le grizzli et l’arlequin plongeur.

Caribou des bois
Le parc national Jasper protège une partie de la population de caribous des montagnes du Sud, qui a été inscrite comme espèce menacée en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Le parc renferme quatre hardes; celle qui vit dans la vallée de la Maligne est la plus petite et ne compte que six bêtes. L’avenir de ces six caribous représente l’enjeu de conservation le plus urgent de la vallée de la Maligne.

La harde de la Maligne était plus nombreuse auparavant. L’effectif est passé d’au moins
68 individus en 1998 à 30 bêtes à l’automne 2003. Plusieurs initiatives ont été lancées au milieu des années 2000 pour renverser la tendance (p. ex. cessation des travaux de traçage de pistes au lac Maligne, élaboration de lignes directrices pour les vols d’aéronefs). Malgré tout, la population a poursuivi son déclin.

Le caribou est exposé aux cinq menaces suivantes, qui font toutes l’objet de mesures de gestion :

  • Altération de la dynamique prédateurs-proies – par suite d’une augmentation de l’effectif des populations de wapitis et de loups;
  • Meilleur accès des prédateurs au territoire du caribou en hiver;
  • Perturbations d’origine humaine directes (p. ex. mortalité sur les routes, vols d’aéronefs);
  • Disparition de l’habitat – une situation qui pourrait survenir dans l’hypothèse d’un feu de forêt;
  • Effets résultant de la petite taille des populations (les populations comptant un faible effectif sont plus vulnérables à l’endogamie, aux maladies et aux événements catastrophiques).

Grizzli  Grizzli © Mark Bradley

Grizzli
Le COSEPAC a inscrit le grizzli sur la liste des espèces préoccupantes. De cinq à dix grizzlis occuperaient la vallée chaque année. La mortalité de cause humaine, l’abandon forcé du territoire et l’accoutumance sont les principales menaces auxquelles sont exposés les grizzlis dans les parcs nationaux des montagnes.

La mortalité de cause humaine peut être attribuable à des collisions sur les routes du parc ou sur la voie ferrée. Il arrive également que des ours doivent être abattus lorsqu’ils entrent en conflit avec les humains.

Le grizzli a besoin de vastes parcelles de terrain où il peut chercher de la nourriture et subvenir à ses autres besoins vitaux sans être dérangé par la présence humaine. La survie à long terme des ours et de nombreuses autres espèces dépend de leur capacité de se déplacer librement entre des parcelles d’habitat de qualité.

Le terme accoutumance sert à décrire le processus par lequel un ours perd sa méfiance naturelle des humains. Les ours ainsi dénaturés s’exposent à des risques accrus de mortalité de cause humaine. Ils sont plus susceptibles de se faire tuer dans des collisions sur la route ou la voie ferrée.

Arlequin plongeur  Arlequin plongeur © Kevin Gedling

Arlequin plongeur
L’arlequin plongeur a été classé espèce sensible en Alberta et figure sur la liste jaune de la Colombie-Britannique. Ce canard est vulnérable à la perturbation des ruisseaux, et la femelle doit à tout prix pouvoir se nourrir à son aise avant la nidification pour assurer le succès de la reproduction. L’interruption de cette période d’alimentation peut entraîner le déclin de la population. C’est pour cette raison que Parcs Canada a fermé le cours intermédiaire de la rivière Maligne à toute activité nautique commerciale et récréative.

Les nouvelles propositions pour l’utilisation du cours intermédiaire de la Maligne doivent être scientifiquement défendables, elles doivent tenir compte des nombreuses données recueillies sur l’écologie de l’espèce (celles qui ont mené à la fermeture préventive), et elles doivent bénéficier d’un vaste appui public.

Quels sont les points positifs?

Chez les grizzlis, aucune mortalité d’origine humaine n’a été enregistrée dans la vallée de la Maligne depuis 1995.

Dans la vallée de la Maligne, le grizzli dispose d’un habitat sûr dans la majeure partie de son territoire (de 80 à 81 %). Même si l’activité humaine est intense pendant la haute saison, il subsiste des lieux tranquilles ainsi que des périodes calmes pendant lesquelles le grizzli peut accéder à un habitat de grande qualité.

Les spécialistes de la Conservation des ressources gèrent les interactions entre les ours et les visiteurs afin de réduire les risques d’affrontements. Parcs Canada recourt à tout un éventail d’outils de communications pour sensibiliser les visiteurs aux moyens de rester en sécurité au pays des ours.

Parcs Canada a lancé le programme Gardiens de la faune en 2010. Les Gardiens de la faune fournissent des renseignements sur la faune et gèrent les embouteillages causés par les animaux sauvages sur le bord des routes. Ils sont intervenus dans 113 embouteillages dans la vallée pendant l’été 2012. Les spécialistes de la Conservation des ressources consacrent également beaucoup de temps à la gestion des embouteillages causés par la faune.

Que faut-il améliorer?

Il existe dans la vallée un grand nombre d’endroits où les ours entrent en contact avec des visiteurs. Ces rencontres risquent de mener à des affrontements ou à l’accoutumance.

La vallée renferme plusieurs goulots d’étranglement (secteurs où les déplacements de la faune sont restreints en raison de la topographie, de la présence d’installations ou de l’activité humaine).

La vallée de la Maligne est une destination courue pour l’observation des animaux, et les embouteillages causés par la faune sont un phénomène courant pendant les mois d’été. Les ours sont l’espèce qui cause le plus souvent des embouteillages. Viennent ensuite les mouflons et les wapitis. Les embouteillages causés par les animaux sauvages peuvent accroître les risques d’accoutumance, et ils représentent un désagrément pour les visiteurs qui veulent observer la faune ou se rendre à leur destination. Le personnel de Parcs Canada n’est pas en mesure d’intervenir dans toutes les situations d’embouteillage ou d’observation non sécuritaire.

Dans le cadre du processus d’élaboration de la stratégie de mise en œuvre pour la vallée de la Maligne, nous tenterons de répondre à la question suivante :

Comment pouvons-nous accroître l’intégrité écologique de la vallée de la Maligne tout en offrant aux visiteurs des possibilités de grande qualité qui leur permettent d’explorer ce lieu exceptionnel?

Envoyez-nous vos idées à l’adresse suivante : maligne@pc.gc.ca 

Pour en savoir davantage sur l’intégrité écologique de la vallée de la Maligne, communiquez avec Jennie Sparkes et demandez un exemplaire de l’analyse de situation de la vallée de la Maligne à : maligne@pc.gc.ca

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