Parc national du Canada Jasper
Archives 2005/01

Nous sommes heureux de la réponse incroyable qu’a suscitée la parution du tout premier bulletin Cybernouvelles du parc national Jasper. Vos commentaires nous ont été des plus précieux et nous ont permis d’apporter quelques changements au bulletin. Continuez de nous faire part de vos idées et suggestions. Comme nous le savons tous, nous habitons dans une région montagneuse qui est exposée à des risques d’avalanche. Joignez-vous à nous demain (le 29 janvier) à l’occasion des Journées de sensibilisation aux avalanches; il y aura des démonstrations durant la journée à Marmot Basin (usage d’explosifs, sauvetage au moyen de chiens, fonctionnement d’un émetteur-récepteur et activités de reconnaissance) suivies, en soirée, par une conférence à l’auberge Amethyst Lodge donnée par Alan Jones, coordonnateur des Services d’avertissement public en cas d’avalanche au Canadian Avalanche Centre, et par Grant Statham, spécialiste des risques d’avalanche auprès de Parcs Canada. Communiquez avec Gisèle Danis, gestionnaire des Communications, parc national du Canada Jasper, à l’adresse jasper.Enews@pc.gc.ca.
La saison des avalanches est arrivée dans les montagnes!
DES GENS DÉVOUÉS
Équipe de sécurité publique de Jasper
Si vous avez passé du temps à explorer Jasper, vous vous êtes probablement déjà demandé
ce qu’il adviendrait de vous si vous étiez mal pris et aviez besoin d’être secouru. Fort
heureusement, il existe une équipe de spécialistes chevronnés de la sécurité publique qui
possède tout l’équipement nécessaire pour intervenir, quel que soit l’endroit ou la situation.
Le chef de l’équipe, Steve Blake, est un guide de montagne entièrement agréé et un ancien moniteur/coordonnateur en recherche et sauvetage. Il occupe le poste de secrétaire/trésorier au conseil d’administration de la Canadian Avalanche Association. En moins de trente minutes, cette équipe peut procéder à votre sauvetage dans l’arrière-pays et descendre dans la crevasse la plus profonde, manœuvrer une embarcation ou vous soulever dans une élingue par hélicoptère, ou encore faire appel aux talents de Joppo, le chien de secours, pour vous repérer dans une avalanche.
Quoi de neuf? Le programme de sécurité en cas d’avalanche de Parcs Canada
L’hiver 2002-2003 a sonné l’alarme pour les spécialistes en avalanches du Canada
lorsque 29 personnes – dont sept élèves de 10e année d’une école privée de la région de
Calgary – ont trouvé la mort dans ce qui s’est révélé l’une des saisons où il y a eu le
plus de décès causés par des avalanches de toute l’histoire du Canada. Cette catastrophe
a déclenché toute une série d’examens sur les mécanismes d’urgence en place à l’échelle
de la Colombie-Britannique et de l’Alberta. Parcs Canada a préparé de nouveaux outils
pour mieux transmettre au public de l’information sur l’arrière-pays.
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1. Nouveaux écriteaux : ces écriteaux indiquent les secteurs propices aux avalanches et donnent un numéro de téléphone et un site Internet pour un complément d’information.
2. Nouvelles lignes directrices: ces lignes directrices visent à aider les groupes d’étudiants et d’autres
groupes à préparer une excursion dans l’arrière-pays (destination, dates et type).
3. Nouveau système d’évaluation des risques : il s’agit d’une échelle d’exposition en terrain
avalancheux qui classe les sentiers selon le secteur et le degré d’exposition
(simple – cote 1, difficile – cote 2 et complexe – cote 3). Les centres d’accueil des parcs
offrent une nouvelle publication, intitulée Cotes des terrains avalancheux dans les parcs nationaux de montagne,
qui attribue des cotes à la plupart des sentiers des parcs.
4. Nouveau système d’avertissement d’avalanche: fondé sur des icônes élaborés en consultation
avec des spécialistes en avalanches, ce système donne en un coup d’œil une évaluation détaillée des risques d’avalanche en vigueur.
5. Kiosques spéciaux aux points de départ : Tout au long de l’hiver, Parcs Canada installera des kiosques aux points de départ de tous les sentiers les plus importants de l’arrière-pays des parcs des Rocheuses. On y trouvera des cartes en trois dimensions illustrant les principaux secteurs propices aux avalanches. À Jasper, il y aura des kiosques aux endroits suivants : chaînon Parker, ruisseau Whistler (Marmot Basin) et collines Bald.

C’est virtuel et c’est garanti
À compter de la saison 2005, les personnes qui se rendent au parc national Jasper (et dans 20 autres parcs nationaux au Canada) auront la possibilité de réserver leur emplacement de camping au moyen d’un simple coup de fil ou par le biais d’Internet, ce qui mettra fin au stress lié aux incertitudes et à la déception d’arriver trop tard.
« Les visiteurs pourront ainsi arriver l’esprit tranquille, déclare Pam Clark, gestionnaire des Services aux visiteurs du parc national Jasper. De plus en plus, les gens planifient leur séjour; ils veulent l’assurance de trouver un emplacement de camping à leur arrivée. »
Créé à la demande du public, ce service a été mis à l’essai l’été dernier, avec succès, dans huit parcs nationaux dont le terrain de camping Pocahontas de Jasper. Selon Mme Clark, l’Agence Parcs Canada est satisfaite des résultats du service-pilote, et la réaction dans la localité et dans la région a été très positive, malgré le peu d’efforts consacrés pour le faire connaître.
D’après Helen Kelleher–Empey, directrice générale par intérim de la Chambre de commerce de Jasper, « le nouveau système de réservation est profitable pour Jasper, et en particulier pour les visiteurs de l’Europe et d’ailleurs. Dans le passé, il arrivait que l’on vienne en ville et que l’on en reparte faute de trouver un emplacement de camping à la dernière minute. Nous ne savions pas si ces visiteurs allaient revenir le lendemain ou non. Ce nouveau système nous permet de garantir que ces visiteurs arriveront à Jasper et qu’ils y resteront, et leur séjour en sera d’autant plus agréable. »
C’est Mediamix, de Toronto, qui a mis au point ce système de réservation et qui s’occupe de le gérer. Sa mise en place n’a rien coûté aux contribuables étant donné que les droits de réservation sont suffisants pour couvrir la totalité des coûts. Les droits de réservation sont de 11 $, et il en coûte 9 $ pour modifier ou annuler sa réservation.
Pour réserver un emplacement dans le parc national Jasper ou dans l’un des 42 autres terrains de camping des parcs nationaux, cliquez sur www.pccamping.ca ou composez le 1 877 737-3783 (numéro sans frais 24 h sur 24)
Survol
- Traçage des pistes de ski – une mise à jour
Les conditions de ski de fond sont mauvaises depuis le début de l’année en raison des chutes de neige qui ont été suivies par de la pluie et de la glace. Mais ne rangez pas votre cire pour de bon, car Parcs Canada entend bien tracer les pistes une fois que la neige tombera. Les pistes tracées se trouvent au camping Whistlers, dans le secteur du confluent des eaux, au lac Medicine et dans le secteur du Pipeline. La barrière du camping Whistlers sera verrouillée jusqu’à ce que les conditions s’améliorent. Parcs Canada a suspendu les activités de traçage dans le secteur du lac Maligne jusqu’à ce que soit terminé le plan de rétablissement de la population de caribous de Jasper, qui est en péril.
- Report des excursions Sur les pistes du caribouLes excursions par autocar Sur les pistes du caribou ont été reportées au dimanche 27 février à 9 h et à 13 h. Le nombre de places est limité, alors appelez le 852-6146 pour réserver. Cette visite suivra le Rallye du caribou, qui aura lieu le samedi 26 février.
- Des utilisateurs de sentiers aident les loups à circuler librement dans leur territoireLes loups pourront de nouveau emprunter le corridor faunique qui traverse le terrain de golf du Jasper Park Lodge, grâce aux efforts des utilisateurs de sentiers, de concert avec le Fairmont Jasper Park Lodge et Parcs Canada. Les gens empruntent le sentier qui longe la rivière et qui contourne le lac Beauvert plutôt que les sentiers 7a, 1a et 7, et les promeneurs de chiens choisissent le sentier 7b – la boucle de la rivière.
- Éclaircissement de la forêt sous la ligne d’énergie électriqueDes équipes de la société ATCO Electric de même que des employés et des entrepreneurs de Parcs Canada procèdent à l’éclaircie sélective des arbres le long de la ligne d’énergie électrique principale en bordure du lotissement urbain, au pied de la terrasse Pyramid. Ils couvriront un secteur allant du sud de l’hôtel Sawridge jusque derrière le poste de la GRC. L’objectif est double : retirer les arbres affaiblis ou morts qui pourraient tomber sur la ligne électrique et causer une panne de courant ou un feu échappé, et compléter les travaux communautaires réalisés, dans le cadre du projet Prévenir... Un gage d’avenir, sur les versants de la terrasse pour y réduire la quantité de combustibles et faire en sorte que la forêt redevienne saine aux environs de la ville. Les travaux devraient prendre de deux à trois semaines. On procédera aussi à l’éclaircissement sélectif des arbres autour des autres lignes électriques, près du sentier 8c et de Patricia Lake Bungalows.
- Ressources culturelles et lieux historiques nationauxLes travaux de planification des activités visant à souligner le Bicentenaire de David Thompson (2007 - 2011) et le Centenaire du parc (2007) sont en cours et seront peaufinés au cours des deux prochains mois. Si vous avez des idées à nous proposer, veuillez joindre Ken Walker au 852-6190.
Le saviez-vous?
Étymologie des montagnes
- Mont Alberta
(3 619 m) : nom donné par Norman Collie en 1898 en l’honneur de Son Altesse Royale la princesse Louise Caroline Alberta, épouse du marquis de Lorne, gouverneur général du Canada de 1878 à 1883. Elle a aussi donné son nom à la province de l’Alberta.
- Mont Athabasca
(3 491 m) : mot qui nous vient du cri et qui signifie lieu où poussent les roseaux. Il désigne le delta marécageux que forme la rivière à sa source. On disait que cette montagne s’élevait du cours supérieur de la rivière.
- Mont Edith Cavell (3 368 m) : nommé en l’honneur d’Edith Cavell, une infirmière britannique exécutée durant la Première Guerre mondiale pour avoir contribué à l’évasion de prisonniers de guerre de la force alliée.
- Mont Christie
(3 103 m) : du nom de William Joseph Christie, chef du poste de traite d’Edmonton, Compagnie de la Baie d’Hudson, de 1858 à 1871.
- Mont Columbia
(3 747 m) : sommet le plus élevé en Alberta, nommé d’après le fleuve Columbia. C’est le capitaine Robert Gray qui donna au fleuve le nom de son navire, en 1792.
- Mont Kerkeslin
(2 956 m) : nom donné par Hector en 1859. Kerkeslin serait un mot qui vient des Stoneys et qui signifie carcajou.
- Roche Miette
(2 316 m) : serait une mauvaise traduction en français pour myatuck, un mot cri qui signifie mouflon d’Amérique, animal très courant dans la région.
- Mont Pyramid
(2 763 m) : forme la toile de fond bien particulière de la ville de Jasper. Nommé par James Hector en 1859 pour décrire la forme de la montagne, qui ressort particulièrement bien depuis la route 16 en direction est.