Parc national du Canada Elk Island

Observation de la faune

La Fédération canadienne de la faune définit le braconnage comme le "prélèvement illégal d'animaux". Les braconniers contreviennent aux règlements qui ont pour fonction d'assurer la conservation de la faune. Cette activité illégale s'apparente au vol d'une ressource que la population canadienne valorise et qui doit être préservée pour les générations futures. Pour leur gratification personnelle ou pour des considérations commerciales, les braconniers privent les autres de ces ressources patrimoniales.

La Loi sur les parcs nationau x (1988) et ses règlements d'application prévoient trois niveaux d'infraction. Les braconniers qui s'en prennent à certaines espèces d'animaux « menacées » sont passibles d'une amende maximale de 250 000 $ ou d'une peine d'emprisonnement maximale de cinq ans, ou des deux. Aucune espèce « menacée » ne réside dans le parc. Cependant, le faucon pèlerin, espèce migratrice rare qui traverse le parc, est protégé à ce titre lorsqu'il se trouve dans le parc.

Le braconnage de quelques espèces "protégées" est passible d'une amende maximale de 100 000 $ et d'une peine d'emprisonnement maximale de cinq ans, ou des deux. Tous les grands animaux qui vivent dans le parc national Elk Island sont "protégés" . On assimile également au braconnage l'enlèvement de parties d'animaux, y compris les crânes, les cornes et les bois; de même, il est interdit de prélever des Sufs et d'autres parties d'animaux.

Dans le troisième catégorie, on retrouve les infractions portant sur toutes les autres espèces. On y retrouve aussi toutes les infractions prévues dans les règlements sur les parcs nationaux (camping illégal, feux illégaux, conduite hors route, abandon de détritus, cueillette de champignons ou d'autres plantes, intrusion dans une zone interdite, etc.). L'amende maximale prescrite est de 5 000 $.

Ces pénalités importantes témoignent bien de la grande valeur de ces ressources. Le parc national Elk Island protège un territoire où la flore et la faune sont presque à l'état naturel; la région est préservée au profit de tous, et ceux qui s'emparent d'une partie des trésors qui s'y trouvent à leur seul profit privent autrui de leur patrimoine et de la possibilité de jouir de leur séjour dans les forêts-parcs d'Elk Island.

On braconne les grands mammifères d'Elk Island pour la viande ou pour la gloire; les bois sont prélevés pour des collections, ou encore pour la vente. Si les bois, une fois tombés, ne semblent avoir aucune utilité dans la nature, ils n'en constituent pas moins une source vitale de minéraux pour de nombreux petits mammifères qui les grignotent; de plus, les bois se décomposent au fil du temps, et les minéraux sont recyclés, d'abord dans le sol, puis dans les plantes et, enfin, dans la faune elle-même.

Les gardes de parcs nationaux collaborent avec d'autres organismes de conservation pour contrer le braconnage, préserver la faune et protéger les ressources naturelles. On peut signaler en tout temps les activités illicites ou suspectes aux numéros suivants :

Parc national Elk Island
(Service de gardes de parc) (780) 992-6389

Parcs Canada
(Protection de la faune) 1 888 927-3367

Alberta Natural Resources Service (en anglais seulement)
(Report-A-Poacher) 1 800 642-3800