Parc national du Canada Elk Island

Historique des hardes - Bison des bois

Bisons des bois
Bisons des bois
© Parcs Canada / EI9912310011, 1991/12/31

Au début du siècle, la population de bisons des bois de race pure avait été réduite à environ 500 individus. Pour protéger cette dernière harde, le gouvernement créa le parc national Wood Buffalo. Dans cet environnement protégé, les bisons prospérèrent, si bien que, dans les années 1920, on pouvait déjà en recenser quelque 1 500. À la même époque, les bisons des plaines du parc national Buffalo s'étaient multipliés au point de dépasser la capacité du parc, et il fut donc décidé de transplanter 6 673 bêtes vers le nord, au parc national Wood Buffalo. Vu la distance qui séparait le site du lâcher et le troupeau de bisons des bois le plus proche, les probabilités d'accouplement entre les deux espèces étaient à peu près inexistantes, pensait-on.

Malheureusement, les bisons des plaines rejoignirent les bisons des bois, et le croisement devint chose courante. Le bison des plaines introduit était porteur de la tuberculose bovine et de la brucellose. Dès les années 1940, les biologistes présumaient qu'une espèce hybride unique occupait désormais l'ancien territoire du bison des bois.

En 1959, les biologistes du Service canadien de la faune repérèrent une harde de bisons des bois dans le secteur de la rivière Nyarling, à l'extrémité nord-ouest du parc Wood Buffalo. Ces animaux présentaient toutes les caractéristiques physiques du bison des bois. En raison de leur isolement par rapport aux autres troupeaux, on émit l'hypothèse que ces bisons des bois étaient "de race pure".

À Waterways, les bisons furent chargés dans des barges spéciales, puis transportés sur la rivière Athabasca jusqu'à Wood Buffalo.
À Waterways, les bisons furent chargés dans des barges spéciales, puis transportés sur la rivière Athabasca jusqu'à Wood Buffalo.
© Parcs Canada / EI9912310013, 1991/12/31
Au début des années 60, le gouvernement fédéral entreprit une opération de sauvetage. Il transporta 18 bisons des bois vers le nord pour établir une harde dans ce qui s'appelle aujourd'hui la Réserve de bisons du MacKenzie. En 1965, il en transporta 23 autres vers le sud, dans le parc national Elk Island. Peu après, la brucellose fut diagnostiquée chez la harde nouvellement transplantée. Dans les années qui suivirent, le parc procéda à un vaste programme de dépistage et d'abattage pour tenter d'enrayer la maladie. Après la mise bas, les bisonnes étaient abattues, et le bisonneau, nourri au biberon. Les bisons des bois du parc national Elk Island descendent tous de cette génération de bisonneaux orphelins.

Le parc peut contenir environ 350 bisons. Dès que la population dépasse ce chiffre, les bisons excédentaires sont retirés du parc et transplantés dans des secteurs qui faisaient partie de leur ancien territoire.

 Au début des années 20, 6 673 bisons des plaines du parc national Buffalo furent rassemblés, puis poussés vers le nord jusqu'à Waterways, en Alberta, en direction du parc national Wood Buffalo. Au début des années 20, 6 673 bisons des plaines du parc national Buffalo furent rassemblés, puis poussés vers le nord jusqu'à Waterways, en Alberta, en direction du parc national Wood Buffalo.
© Parcs Canada / EI9912310013, 1991/12/31
Une fois de retour sur la terre ferme, les bisons des plaines s'éparpillèrent rapidement dans le parc, et il fallut de peu de temps pour qu'ils rejoignent les bisons des bois. Une fois de retour sur la terre ferme, les bisons des plaines s'éparpillèrent rapidement dans le parc, et il fallut de peu de temps pour qu'ils rejoignent les bisons des bois.
© Parcs Canada / EI9912310014, 1991/12/31

Aujourd'hui comme hier, les vastes étendues du delta Paix-Athabasca offrent un refuge à un grand troupeau de bisons.
Aujourd'hui comme hier, les vastes étendues du delta Paix-Athabasca offrent un refuge à un grand troupeau de bisons.
© Parcs Canada / EI9912310015, 1991/12/31