Parc national Elk Island

Fiche de renseignements sur le bison des plaines

Bison
Bison des plaines mâle 
© Parcs Canada
  • En 1906, le parc Elk devint le premier refuge faunique du pays. La Fort Saskatchewan Rifle Association, groupe local de chasseurs soucieux de conservation, cherchait à créer un refuge pour les wapitis. En 1913, le Service des parcs du Dominion fit de cette réserve le sixième parc national du Canada et le seul à être entièrement clôturé.
  • Au début du XXe siècle, il restait moins de 200 bisons des plaines dans le monde. Au Canada et aux États Unis, une poignée de citoyens entreprirent de réunir de petites hardes, afin de prévenir la disparition de l’espèce. 
  • En 1907, 410 bisons des plaines du Montana furent expédiés en Alberta. Les animaux, répartis à bord de 17 wagons de marchandises, firent le trajet en train de Ravalli, au Montana, jusqu’à Lamont, en Alberta – environ 200 bêtes furent transportées en mai, et les autres, en septembre. À leur arrivée à Lamont, les bisons furent rassemblés dans leur nouvel enclos, à l’intérieur du parc national Elk Island. 
  • Ces bisons étaient issus de la harde Pablo-Allard; ils avaient été achetés à Michel Pablo à raison de 245 $ la bête. 
  • La « préservation du bison des plaines » est commémorée à titre d’événement historique d’importance nationale dans le parc national Elk Island. 
  • Le parc national Elk Island gère des hardes de bisons des plaines et de bisons des bois qui servent en priorité au rétablissement des deux espèces. Comme elles sont exemptes de maladies, ces hardes sont prisées pour les projets de conservation du bison un peu partout dans le monde. 
  • L’Agence canadienne d’inspection des aliments joue un rôle essentiel à titre de partenaire de Parcs Canada. Elle certifie que les animaux ciblés pour le transfert sont exempts de maladies. 
  • Après le retrait de 70 bisons des plaines qui seront expédiés au Montana en janvier 2012, la harde du parc national Elk Island comptera quelque 475 bêtes. 
  • La première transplantation de 93 bisons du parc à la réserve American Prairie a eu lieu en 2010. 
  • En 2011, le parc national Elk Island et la réserve American Prairie ont signé un accord visant à transférer 70 bisons de plus. Ce transfert aura lieu le 25 janvier 2012, si les conditions météorologiques le permettent. L’American Prairie Foundation se charge de la logistique de l’opération, et elle assume le coût du transport, des services vétérinaires, des vaccins, de la nourriture et des soins à prodiguer aux animaux. 
  • Par suite du transfert de 2012, la harde de la réserve American Prairie comptera quelque 210 bêtes. 
  • Le transport de gros animaux sur de longues distances est une opération risquée, mais le transfert de bisons à des fins de conservation est un risque qui en vaut la peine. La sécurité des bisons demeure la priorité absolue à toutes les étapes du processus. Les fonctionnaires du gouvernement du Canada et les représentants de l’American Prairie Foundation possèdent des connaissances spécialisées dans le dépistage des maladies. De plus, les deux partenaires se chargent d’élaborer un protocole de traitement et de produire un certificat sanitaire pour chaque transfert. Les employés du parc national Elk Island possèdent une expertise unique en son genre ainsi qu’une longue expérience de la gestion, de la protection et de la manipulation des bisons, et ils bénéficient de l’aide d’un vétérinaire de Parcs Canada. 
  • Parcs Canada a consulté Temple Grandin, oratrice, auteure et spécialiste du bien-être des animaux, au sujet de la conception des installations ultramodernes de manipulation des bisons du parc national Elk Island. L’American Prairie Foundation travaille pour sa part avec des scientifiques du Fonds mondial pour la nature pour veiller à ce que la harde soit en santé et bien gérée à l’intérieur de la réserve. 
  • Le parc national Elk Island est situé à 45 km à l’est d’Edmonton, en Alberta. Les visiteurs peuvent observer des bisons des plaines au nord de la route Yellowhead, depuis la promenade Elk Island.