Parc national du Canada Banff

Gestion du parc

Élargissement à quatre voies de la Transcanadienne

Clôture et passages fauniques

Dix faits saillants au sujet des passages pour animaux du parc

Un ours noir laisse un échantillon de poil sur un fil barbelé   
Un ours noir laisse un échantillon de poil sur un fil barbelé
© Western Transportation Institute / Parcs Canada

Photos d’animaux sauvages empruntant les passages fauniques inférieurs et supérieurs.  Ces photos ont été prise avec un appareil-photo à déclenchement par télédétection.
Photos d’animaux sauvages empruntant les passages fauniques inférieurs et supérieurs. Ces photos ont été prises avec un appareil-photo à déclenchement par télédétection.
© Tony Clevenger, Western Transportation Institute / Parcs Canada


  1. Face à l’accroissement de la circulation, du nombre de collisions et du taux de mortalité faunique sur la route, Parcs Canada a entrepris d’élargir, en 1981, le tronçon de 83 km de la Transcanadienne qui passe dans le parc pour en faire une route à quatre voies à chaussées séparées.
  2. À l’heure actuelle, le parc national Banff compte 24 passages inférieurs et quatre passages supérieurs pour les animaux. Ces ouvrages jalonnent le tronçon de route qui relie le poste d’entrée Est et la frontière de la Colombie-Britannique. D’autres passages pour animaux viendront s’y ajouter prochainement.
  3. La présence d’une clôture le long de la route qui passe dans le parc national Banff a permis de réduire le nombre de collisions entre les animaux sauvages et les véhicules de plus de 80 p. 100 et, pour les wapitis et les cerfs seulement, le pourcentage grimpe à plus de 96 p. 100.
  4. Les passages pour animaux visent à relier des parcelles d’habitat essentielles et ils permettent aux animaux de traverser les routes achalandées en toute sécurité.
  5. Nulle part ailleurs dans le monde ne trouve-t-on autant de passages fauniques différents que dans le parc national Banff. C’est là également que l’on mène le programme de surveillance à l’année le plus long au monde et que l’on recueille le plus de données au sujet de l’utilisation de passages pour animaux sauvages.
  6. En juillet 2010, 24 passages pour animaux avaient été empruntés plus de 220 000 fois par 11 espèces de gros mammifères depuis 1996. Ces espèces sont le grizzli, l’ours noir, le loup, le coyote, le couguar, l’orignal, le wapiti, le chevreuil, le mouflon d’Amérique et, plus récemment, le carcajou et le lynx du Canada.
  7. La « courbe d’apprentissage » est raide pour les animaux qui doivent commencer à emprunter les passages une fois qu’ils sont en place. Les animaux méfiants comme les grizzlis et les loups mettent parfois jusqu’à cinq ans avant de se sentir suffisamment à l’aise pour circuler dans les nouveaux passages. Les wapitis ont été les premiers gros animaux à le faire; ils ont même commencé à en utiliser certains avant que leur construction ne soit terminée!
  8. Les grizzlis, les loups, les wapitis, les orignaux et les cerfs préfèrent les passages qui sont hauts, larges et courts comme les passerelles. Les ours noirs et les couguars, eux, préfèrent des passages longs, bas et étroits.
  9. Parcs Canada effectue en ce moment des analyses de l’ADN pour identifier les animaux qui empruntent les passages. On prélève des échantillons de poil pour l'analyse de l'ADN au moyen d'un fil barbelé tendu è travers les structures de passage. Les données qu’il recueillera lui permettront d’en savoir davantage sur la circulation des animaux mâles et femelles de part et d’autre des routes, de même que sur la répartition, le taux de survie et la reproduction des petits. Nous saurons ainsi de quelle manière les passages pour animaux contribuent à assurer la viabilité à long terme de populations fauniques saines.
  10. En avril 2010, une nouvelle initiative de recherche a été mise en branle; il s’agit du Projet de surveillance et d’étude de la faune et des transports dans les parcs des Rocheuses, qui vise à surveiller les mesures d’atténuation mises en place pour la faune dans le parc national Banff. L’objectif consiste à évaluer l’efficacité des mesures d’atténuation prises dans le cadre du projet d’élargissement à quatre voies de la Transcanadienne.

Photos d’animaux sauvages empruntant les passages fauniques inférieurs et supérieurs.  Ces photos ont été prise avec un appareil-photo à déclenchement par télédétection.
Photos d’animaux sauvages empruntant les passages fauniques inférieurs et supérieurs. Ces photos ont été prises avec un appareil-photo à déclenchement par télédétection.
© Tony Clevenger, Western Transportation Institute / Parcs Canada