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Gestion du parc
Clôture et passages fauniques
Dix faits saillants au sujet des passages pour animaux du parc
Un ours noir laisse un échantillon de poil sur un fil barbelé © Western Transportation Institute / Parcs Canada
Photos d’animaux sauvages empruntant les passages fauniques inférieurs et supérieurs. Ces photos ont été prises avec un appareil-photo à déclenchement par télédétection.
© Tony Clevenger, Western Transportation Institute / Parcs Canada
- En 1981, en réponse à une augmentation du volume de circulation et du nombre d’animaux tués sur les routes, Parcs Canada a entrepris l’élargissement à quatre voies de la Transcanadienne dans le parc national Banff – un tronçon de 83 km au total.
- Lorsque le projet sera terminé, en 2014, le parc national Banff comptera 38 passages inférieurs pour animaux et 6 passages supérieurs entre le poste d’entrée Est et la limite du parc national Yoho.
- Les clôtures routières installées dans le parc Banff ont réduit de plus de 80 % les collisions entre véhicules et gros mammifères. Chez le wapiti et le chevreuil, cette réduction est supérieure à 96 %.
- Les passages pour animaux sont conçus de manière à relier des habitats vitaux et à permettre aux animaux de traverser en toute sécurité des routes passantes.
- Le parc national Banff abrite un plus grand nombre et une plus grande diversité de passages pour animaux que tout autre endroit sur la planète. C’est là qu’est né le tout premier programme de surveillance continue de la faune aux abords des routes. Le parc possède donc le jeu de données le plus vaste sur l’atténuation des impacts des routes sur les animaux sauvages.
- En 2012, 11 espèces de gros mammifères avaient emprunté les passages pour animaux plus de 200 000 fois depuis 1996. Ces espèces sont le grizzli, l’ours noir, le loup, le coyote, le couguar, l’orignal, le wapiti, le chevreuil, le mouflon d’Amérique et, plus récemment, le carcajou et le lynx du Canada.
- Après la construction des passages pour animaux, chaque espèce suit une « courbe d’apprentissage » particulière. Les animaux qui craignent les humains, comme le grizzli et le loup, peuvent mettre jusqu’à cinq ans avant de se sentir à l’aise dans un passage nouvellement construit. Les wapitis, eux, ont été les premiers gros mammifères à utiliser les passages pour animaux. Ils les empruntaient avant même que les travaux de construction ne soient terminés!
- Les recherches révèlent que le grizzli, le wapiti, l’orignal et le chevreuil préfèrent des passages hauts, larges et courts et qu’ils ont tendance à privilégier les passages supérieurs. En revanche, l’ours noir et le couguar semblent préférer les passages longs, bas et étroits.
- L’analyse génétique permet d’explorer les bienfaits des passages pour des espèces telles que l’ours et le carcajou. Les chercheurs prélèvent des échantillons de poils dans des « pièges à poils » – des barbelés tendus à travers les passages pour animaux ou placés à d’autres endroits stratégiques.
- Parcs Canada est un chef de file mondial du recours à des mesures innovatrices pour atténuer les impacts des routes sur la faune. Ses techniques reposent sur des données scientifiques solides et sur une collaboration avec de grands experts et organismes dans le domaine de l’écologie de la route.
Photos d’animaux sauvages empruntant les passages fauniques inférieurs et supérieurs. Ces photos ont été prises avec un appareil-photo à déclenchement par télédétection. © Tony Clevenger, Western Transportation Institute / Parcs Canada