Parc national du Canada Banff
Gestion du parc

Projet d'élargissement à quatre voies de la
Transcanadienne, phase IIIB - Juin 2005
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La circulation est intense sur le tronçon de la Transcanadienne qui
traverse le premier parc national du Canada, et elle continue de s’intensifier
chaque année. Cette situation se répercute sur la sécurité
des personnes, sur le transport des marchandises et sur le déplacement
des animaux sauvages, qui sont moins en mesure de parcourir le territoire
librement et sans danger. L’élargissement à quatre voies
de la Transcanadienne constituait le meilleur moyen d’améliorer
la situation pour les gens et pour les animaux sauvages. Les travaux d’élargissement
ont débuté en 1981, et ils s’effectuent par étapes.
Nous en sommes à l’heure actuelle à élargir un
tronçon de 10 km, à l’est de Lake Louise. Les travaux
sur ce tronçon seront terminés au plus tard à la fin
de 2007, et la sécurité des gens et la circulation des marchandises
s’en trouveront améliorées. La pose de clôtures
le long de la Transcanadienne permettra de réduire le nombre d’animaux
qui trouvent la mort sur la route. L’aménagement de passages
pour animaux et d’autres structures contribuera à préserver
ou à rétablir les flux écologiques vitaux — qu’il
s’agisse de cours d’eau ou de la circulation des poissons ou d’autres
animaux sauvages.
Des
arbres ont été coupés pour aménager de nouvelles
voies de circulation © Parcs Canada
Calendrier prévu du projet
Hiver 2004-2005
Retrait des arbres pour l’aménagement des nouvelles voies
Septembre 2005 à août 2006
Construction d’un nouveau passage au-dessus de la rivière Bow
et de la voie ferrée du Canadien Pacifique, près de Lake Louise
Décembre 2005 à mars 2006
Broyage de gravier pour la construction/le revêtement de la chaussée
Août 2005 à septembre 2007
Construction de nouvelles voies, et notamment : aménagement de passages
inférieurs, terrassement, construction d’ouvrages de drainage,
nivellement et pose de la première couche de revêtement
Octobre 2005 à juin 2007
Aménagement des passages fauniques primaires, du pont du ruisseau Moraine
et de passages pour piétons
Septembre 2006 à juillet 2007
Remise en état des passages qui enjambent la rivière et la voie
ferrée du Canadien Pacifique, près de Lake Louise
Juin 2007 à octobre 2007
Aménagement paysager, pose d’une clôture dotée de
barrières à bétail et de barrières canadiennes
le long de la route; mise en service des quatre voies d’ici novembre
2007
Mai 2008 à août 2008
Pose du revêtement de surface
Mise à jour
- En mai 2005, le plan définitif du projet a été approuvé
et la totalité du budget prévu, soit 50 millions de dollars,
a été libérée. Cette somme permettra d’entreprendre
les travaux d’élargissement du tronçon de 10 km à
l’est de Lake Louise, et de mettre en oeuvre les mesures d’atténuation.
- Le projet prévoit aussi la construction d’une clôture
de 7,5 km en bordure de la route, en direction ouest à partir de
Lake Louise. Sur toute la longueur du tronçon clôturé
de 17,5 km, huit passages pour animaux sauvages seront construits : deux
passages supérieurs de 60 m de largeur, un passage inférieur
sous le pont de 35 m de largeur (rivière Bow); un passage inférieur
de 20 m, et quatre passages inférieurs de 7 m de largeur. L’aménagement
de plusieurs ponceaux « secs » de 1 m de largeur aidera aussi
les petits animaux à traverser le tronçon de 10 km qui sera
maintenant élargi à quatre voies.
- Des arbres ont été coupés cet hiver pour éviter
d’importuner les oiseaux migrateurs qui nichent en saison le long
des voies navigables. Une certaine quantité d’arbres ont été
vendus pour aider à couvrir une partie des coûts du projet,
et les chicots seront mis en copeaux et compostés pour créer
de la terre qui servira à recouvrir les zones perturbées le
long de la route. La nation Siksika se servira également de certains
arbres pour fabriquer des mâts de tipi de même que pour la tenue
de cérémonies traditionnelles.
- Des améliorations ont été apportées au plan
d’élargissement initial, et on a procédé notamment
à une légère déviation dans l’alignement
de la voie de circulation dans deux virages. Grâce à ce rajustement,
il ne sera pas nécessaire de pratiquer des coupes élevées
ni d’aménager des murs de soutènement, sans compter
que cela permettra d’adoucir les courbes et d’accroître
la sécurité des automobilistes. Au nombre des autres avantages
notons les économies de coût, l’amélioration d’un
passage pour animaux sauvages, et la réduction de quelques hectares
de l’empreinte du projet.
- Les plans de plusieurs ponts et passages ont également été
peaufinés. Par exemple, le nouveau pont qui enjambera le ruisseau
Moraine sera situé au sud de la Transcanadienne plutôt qu’au
nord. Cette décision procure des avantages sur le plan de la sécurité,
respecte le débit naturel du cours d’eau et est bénéfique
pour les arlequins plongeurs qui nichent à cet endroit. De plus,
le nouveau pont de la rivière Bow, qui sera plus long, a été
conçu pour enjamber la rivière sur toute sa surface afin d’éviter
toute perturbation pour le poisson.
- Nous envisageons d’aménager un passage inférieur pour
piétons à l’extrémité ouest de Lake Louise
à la suite des commentaires formulés par les résidents
du lotissement urbain et du conseil communautaire.
- Par le biais du financement de Parcs Canada et de partenariats conclus
avec plusieurs fondations nord-américaines et le Western Transportation
Institute du Montana, nous prévoyons effectuer des analyses de l’ADN
aux passages en place en ce moment. L’ADN est prélevé
à partir de poils d’animaux accrochés à de la
ficelle collante et à du fil barbelé. Cette empreinte génétique
nous permettra de déterminer quels sont les animaux d’une population
qui contribuent au flux génétique et de voir à ce que
la connectivité de la population soit préservée ou
rétablie grâce aux diverses mesures d’atténuation.
- Lors de la construction de la Transcanadienne au milieu des années
50, de nombreux cours d’eau ont été déviés
vers des ponceaux aménagés sous la route. Grâce aux
travaux d’élargissement que nous entreprenons en ce moment,
ces cours d’eau pourront à nouveau s’écouler dans
leur lit d’origine, ce qui leur permettra de recouvrer leur santé
et d’assurer leur productivité. Les communautés d’insectes
qu’ils abritent seront rétablies et serviront de sources d’alimentation
pour les poissons et les oiseaux, comme le cincle plongeur et l’arlequin
plongeur de la rivière Bow.
Voies d’évitement et accès à la route
- Tout au long de 2005, la rivière Bow sera accessible aux adeptes
du canot et du kayak depuis la voie d’évitement qui se situe
directement à l’est de Lake Louise. Une fois la route élargie
à quatre voies, l’accès au point de mise à l’eau
restera possible à partir des deux voies.
- De la même manière, l’accès au terrain de camping
d’appoint de Lake Louise ne sera pas touché cette année.
Lorsque la route sera élargie, l’accès sera possible
dans les deux directions. Le belvédère du Mont-Temple sera
fermé cette année, et il rouvrira en 2007; l’accès
s’y fera depuis la voie en direction ouest.
Recherche et surveillance
Oui, les passages pour animaux sauvages en place sont efficaces! Grâce
aux données rassemblées sur une longue période, les animaux
ne cessent de nous en apprendre davantage sur la manière d’améliorer
les clôtures et les passages fauniques pour répondre à
leurs divers besoins de déplacement. Les connaissances acquises ont
été intégrées au projet d’élargissement
à quatre voies qui est en cours. À l’échelle de
la planète, les ingénieurs des transports mettent également
ces connaissances à profit.
Il est essentiel d’assurer la surveillance des passages fauniques si
l’on veut accroître la perméabilité des routes face
à la circulation des animaux sauvages, relier des parcelles d’habitat
et, en bout de ligne, soutenir des populations saines à long terme.
Nous savons que plusieurs espèces, comme le grizzli, l’ours noir,
le couguar, le wapiti, l’orignal et le loup, empruntent ces passages,
et nous avons consigné plus de 63 000 traversées. De nouvelles
analyses de l’ADN jetteront plus de lumière sur l’efficacité
des passages fauniques en place.
Inopinément, nous avons constaté que les efforts de surveillance
déployés le long de la Transcanadienne permettent d’établir
un transect unique et linéaire qui sert à surveiller les populations
fauniques dans le parc. Nous pouvons ainsi recueillir des données sur
les populations en général et sur les tendances qui se dégagent
chez de nombreuses espèces – autant de données dont nous
avons besoin pour évaluer notre performance au chapitre de la gestion
de l’intégrité écologique. Au fil des ans, ces
données prennent de plus en plus d’importance aux fins de la
conservation. Pour de plus amples renseignements : Recherche sur l'atténuation des effets des routes dans les parcs des montagnes
Survol du projet d’élargissement à quatre voies
Passages de la phase IIIB, Projet d’élargissement
à quatre voies de la Transcanadienne-Canada ©
Parcs Canada Cliquez ici
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