Parc national du Canada Banff
Gestion du parc
Élargissement de l'autoroute transcanadienne - phase IIIB
Rapport d'examen environnemental préalable - Sommaire
du rapport
Résultats de l’examen environnemental préalable
Le tableau A présente un sommaire des enjeux et des caractéristiques
des impacts, ainsi que des exemples des principales mesures d’atténuation
intégrées au concept du projet ou recommandées.
Faune
Les espèces fauniques retenues comme CVE aux fins de l’étude
sont le wapiti, le cerf, l’orignal, l’ours grizzly, l’ours
noir, le loup, le lynx, le carcajou, l’arlequin plongeur et crapaud
boréal. De plus, on s’est penché sur deux classes générales,
soit les mammifères de petite à moyenne taille et les passereaux
(c.-à-d. les oiseaux chanteurs).
L’étude sur la faune a examiné trois types d’impacts
:
- la perte d’habitat ;
- la connectivité des habitats ;
- la mortalité de la faune.
Pour toutes les espèces, la perte d'habitat devrait être mineure,
se limiter au secteur d'études local (SEL) et durer aussi longtemps
que l'utilisation de la route. En conséquence, la perte d'habitat a
été cotée -1 pour la plupart des espèces. Certaines
espèces bénéficiant d'un habitat de la zone de transition
pourraient en être avantagées et la conséquence de perte
d'habitat est donc de 0. Puisque les travaux de construction affecteront temporairement
trois ou quatre des 10 aires d’alimentation et de repos où se
concentre l’arlequin plongeur, le long de la rivière Bow entre
Castle Junction et Lake Louise, la conséquence de perte d’habitat
prévue est de -2, à cause de la perturbation sensorielle le
long de la rivière Bow pendant la construction. (Voir les notes complémentaires
du tableau A pour une explication de la cotation des conséquences.)
Bien que l’on construira de nombreux ouvrages de traversée pour
la faune, on prévoit que la phase IIIB aura un effet négatif
sur la capacité de la faune à se déplacer sur le territoire.
Certaines espèces, telles que l’arlequin plongeurs, les passereaux,
le wapiti et le cerf seront peu affectées (conséquence sur la
connectivité cotée à -1). Les mammifères de petite
à moyenne taille devraient maintenir leur connectivité démographique
(les animaux des deux sexes et de tous groupes d’âge continuent
de se déplacer sur le territoire), mais d’autres processus pourraient
être affectés à un degré substantiel (conséquence
sur la connectivité cotée à -2). Dans les cas du crapaud
boréal, du lynx, du loup, de l’ours noir, de l’ours grizzly
et de l’orignal, on trouve des signes de connectivité génétique,
mais les déplacements des femelles et des disperseurs adultes et préreproducteurs
sont limités, ce qui entraîne une conséquence sur la connectivité
cotée à -3. La connectivité des habitats du carcajou
a été jugée la plus affectée, avec une cote de
-4, car le suivi effectué à ce jour n’a pas démontré
que le carcajou emprunte les ouvrages de traversée pour la faune.
Les effets du projet sur la mobilité de la faune sur le territoire
sont compensés par une baisse de la mortalité résultant
de la limitation de l’accès à la RT aux endroits où
la faune est tuée par les véhicules. Cet effet positif est toutefois
mitigé dans une certaine mesure par la possibilité que la clôture
détourne la faune vers le hameau de Lake Louise, avec un risque accru
de rencontrer des humains. Par ailleurs, l’extrémité de
la clôture à la fin de l’élargissement du tronçon
B, près de Lake Louise, présentera un risque élevé
de collisions entre les véhicules et les animaux. Une décision
quant à l’ajout de clôtures supplémentaires près
du hameau de Lake Louise influence l’importance de l’effet positif
du projet sur la mortalité de plusieurs espèces, particulièrement
l’ours grizzly et l’ours noir.
Poisson et habitat piscicole
Les effets du projet sur le poisson et l'habitat piscicole devraient être
faibles en raison des mesures d'atténuation mises en oeuvre pendant
la construction et l'exploitation. Ces mesures feront qu’il n’y
aura aucune perte nette de l’habitat piscicole à cause de la
construction, et la qualité de l’eau sera protégée
des sédiments provenant de l’érosion ou du ruissellement,
ainsi que des déversements ou du sel provenant des travaux d’entretien
routier.
Qualité de l’air
On prévoit que le projet entraînera une augmentation peu importante
des émissions atmosphériques pendant la construction. Durant
l’exploitation de la route, la modification du schéma de déplacement
des véhicules devrait entraîner une légère réduction
des émissions de CO, bien qu’on prévoie aussi une augmentation
légère à modérée des émissions de
NOx. On ne prévoit pas de changement dans les émissions de particules
pendant l’exploitation de la route.
Bruit
Les changements de niveau sonore associés au projet seront de faible
importance, tant pendant la construction que pendant l’exploitation.
Le matériel créera du bruit dans des zones localisées
où se déroulent les travaux de construction. La circulation
accrue entraînera une hausse minime, probablement imperceptible, du
niveau de bruit, mais la variabilité de ce bruit se verra réduite
puisque le niveau de service réduira l’effet d’accordéon
dans la circulation.
Terrain, sols et végétation
L’élargissement phase IIIB causera relativement peu de perturbation
additionnelle du terrain, des sols et de la végétation. Le secteur
ne présente pas un fort potentiel pour les espèces ou communautés
végétales rares, les zones humides seront en grande partie évitées
grâce à l’ajustement du tracé, et la stabilité
des pentes peut être gérée par des méthodes de
construction et de stabilisation appropriées. Des plans de remise en
état particuliers au site seront nécessaires afin de relever
les défis propres à ce projet, notamment la rareté de
la terre végétale, le climat et le potentiel d'introduction
d'espèces envahissantes. Pendant l’exploitation de la route,
il faudra gérer l’utilisation déglaçants afin de
réduire au minimum les effets du dépôt de sels et leur
ruissellement vers les milieux humides.