Parc national du Canada Banff
Gestion du parc
Élargissement de l'autoroute transcanadienne - phase IIIB
Rapport d'examen environnemental préalable - Sommaire
du rapport
Justification du projet et alternatives
Parcs Canada a chargé Canadian Highways Institute Ltd. de mener une
revue indépendante du besoin et des options pour ce tronçon
de l’autoroute, en mettant l’accent sur les objectifs de sécurité
routière, d’efficacité et de niveau de service. Morrall
(2004) rapporte que d’après les normes de 2004, la section de
la RT entre Castle Junction et la frontière Alberta/C.-B. est classée
comme route principale à deux voies congestionnée. Cette situation
est due aux caractéristiques actuelles de la circulation, dont le volume
et la composition, ainsi qu’aux caractéristiques et aux attentes
des conducteurs. Le volume de circulation dépasse le niveau acceptable
pour le fonctionnement sûr et efficace d’une route à deux
voies avec voies de dépassement.
Les vitesses moyennes actuelles (85e centile variant entre 101 et 108 km/h)
sont supérieures à la limite réglementaire de 90 km/h,
mais moindres que la vitesse de référence (110 km/h) de ce tronçon
à deux voies de la RT. La fréquence de collisions, le taux de
collision et le nombre de collisions au kilomètre sur ce tronçon
sont à des niveaux disproportionnés par rapport aux routes principales
d’Alberta, de Colombie-Britannique et du Canada. Entre 2000 et 2002,
le total des collisions par kilomètre parcouru était presque
le double de celui des routes à deux voies albertaines en 2002. De
plus, la proportion de collisions mortelles y était cinq fois plus
grande que sur les autres routes à deux voies d’Alberta pendant
la période 2000 - 2002. La fréquence et le taux d’accidents
avec décès, blessures et dommages matériels devraient
s’aggraver en proportion du volume de circulation et de la frustration
des conducteurs.
Morrall (2004) a envisagé quatre options. Les trois premières,
soit aucune intervention, gestion de la circulation et aménagement
2 + 1 ne répondaient pas aux objectifs, surtout à cause du grand
volume de la circulation actuelle. La quatrième option, soit une route
à quatre voies à chaussées séparées, satisfait
les objectifs de sécurité routière, d’efficacité
et de niveau de service jusqu’en 2020. Le taux de collision par kilomètre
parcouru et le taux de collisions avec décès ou blessures par
100 millions de kilomètres parcourus des routes à quatre voies
sont d’environ la moitié de ceux des routes à deux voies.
Nombre de décès et blessures sont éliminés du
fait que les véhicules ne peuvent quitter leur voie et circuler dans
la voie opposée.
Examen environnemental préalable
En vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale
(LCEE) Parcs Canada, promoteur du projet, doit inclure les facteurs environnementaux
dans ses décisions relatives au projet. Le présent rapport d'examen
environnemental préalable a été préparé
afin de fournir à Parcs Canada l'information requise par la LCEE. De
plus, l’information recueillie par l’examen environnemental préalable
apportera à la conception, à la construction et à l’exploitation
à long terme du projet des moyens de réduire les effets du projet
sur l’intégrité écologique du parc national de
Banff. Des versions préliminaires de l'examen environnemental préalable
ont fourni de l’information aux intervenants lors de la consultation
publique sur le projet. Ce rapport final englobe les résultats de la
consultation publique.
Approche de l’évaluation environnementale
L’examen environnemental préalable s’est fondé sur
l’information de référence recueillie auparavant ainsi
que sur des études sur les impacts de la RT dans sa forme actuelle
dans le parc national de Banff.
D’après l’expérience et le suivi des impacts environnementaux
des précédentes phases d’élargissement de la RT,
Parcs Canada, en consultation avec les parties intéressées,
a élaboré un programme selon lequel l’examen environnemental
préalable devait se concentrer sur trois enjeux spécifiques
: les effets du projet sur la fragmentation et la continuité de l’habitat
faunique ; les effets sur l’arlequin plongeur ; et les effets sur le
poisson et son habitat. Par conséquent, l'étude fournit une
évaluation plus approfondie de ces trois aspects clés, tandis
que les autres questions (qualité de l'air ; bruit ; terrain, sols
et végétation ; usage récréatif ; utilisation
du sol et ressources visuelles ; facteurs socio-économiques et économiques
; patrimoine culturel) sont traitées de façon plus qualitative
et générale. Dans chaque discipline, l’évaluation
a été axée sur les composantes valorisées d’un
écosystème (CVE) représentant des aspects spécifiques
de la discipline.
L'examen environnemental préalable prédit les effets du projet
sur son environnement. Comme la situation de référence utilisée
pour l’examen environnemental préalable représente les
conditions existantes, les effets cumulés des activités passées
et actuelles sont pris en compte dans l’étude des effets du projet.
Cinq caractéristiques ont servi à décrire les impacts
potentiels : direction, magnitude, portée géographique, durée
et fréquence. Dans le cas de la faune, une étude supplémentaire
a évalué les conséquences des effets du projet sur chaque
enjeu spécifique relatif à la faune.