Parc national du Canada Banff

Gestion du parc


Élargissement de l'autoroute transcanadienne - phase IIIB

Rapport d'examen environnemental préalable - Sommaire du rapport

Introduction

Le parc national de Banff, créé en 1885, était le premier parc national du Canada et il fut désigné en 1984 comme l’un des parcs des montagnes Rocheuses canadiennes classés Sites du patrimoine mondial. C’est un lieu où la nature peut s’épanouir et évoluer. Chaque année, 4,6 millions de visiteurs s’émerveillent devant la nature majestueuse du parc national de Banff. La Loi sur les parcs nationaux du Canada est la loi habilitante encadrant la gestion du parc national de Banff. La loi stipule que « La préservation ou le rétablissement de l'intégrité écologique par la protection des ressources naturelles et des processus écologiques sont la première priorité du ministre pour tous les aspects de la gestion des parcs. » (Section 8(2)). L’intégrité écologique est la lentille à travers laquelle il faut examiner tous les gestes et toutes les décisions affectant les parcs nationaux, selon l’Agence Parcs Canada (2000).

Le projet d’élargissement à quatre voies de l’autoroute Transcanadienne (RT), traversant le parc national de Banff, concerne une composante essentielle de l’axe routier national du Canada, qui s’étend sur 7 500 km entre les côtes est et ouest. Le Plan directeur du parc national de Banff reconnaît ce fait dans ses objectifs stratégiques en transport : « Aménager un corridor de circulation automobile et ferroviaire sûr et efficace dans le parc, qui appuie le réseau de transport national et soit compatible avec l'engagement de Parcs Canada de garantir l'intégrité écologique » (Parcs Canada 1997). Le défi est donc clair : améliorer la RT pour qu’elle joue son rôle dans le réseau de transport national tout en préservant et en restaurant l’intégrité écologique du premier parc national canadien.

L’élargissement à quatre voies de la RT dans le parc de Banff a commencé en 1979. Depuis, l’élargissement a progressé en trois phases totalisant 48 km, depuis le poste d’entrée Est (km 0) en direction ouest jusqu’à Castle Junction (km 48). Un nouvel échangeur et un court tronçon à quatre voies ont aussi été aménagés à Lake Louise.

Le projet proposé

L’Agence Parcs Canada (Parcs Canada) propose aujourd’hui d’améliorer la Transcanadienne de Castle Junction à la frontière entre l’Alberta et la Colombie-Britannique, au parc national Yoho. La proposition d’élargissement de la Transcanadienne phase IIIB (le projet) couvrirait environ 35 km (du km 48 au km 83) et comprendrait la construction de deux voies supplémentaires pour transformer la route à chaussée unique à deux voies en une route à chaussées séparées à quatre voies. Environ le tiers du budget du projet a été alloué aux mesures de protection de l’environnement, entre autres l’érection de clôtures pour empêcher la faune d’avoir accès à la chaussée. De plus, 18 ouvrages de passage supérieur ou inférieur et de nombreux ponceaux permettront aux animaux de franchir l’emprise de la route.

Le projet est financé par Infrastructure Canada dans le cadre du volet « priorités nationales » du Fonds canadien sur l’infrastructure stratégique. Sous réserve d’approbation du projet d’ici l’automne 2004, la construction devrait commencer au début de 2005 et s’achever en 2007. Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) est responsable de la conception et de la construction du projet.

Le projet a trois objectifs :

  • améliorer la sécurité du public ;
  • réduire la mortalité de la faune et la fragmentation des habitats ;
  • améliorer le service de transport et son efficacité.

Les sommes disponibles ne permettent pas de construire tout le tronçon entre Castle Junction et la frontière entre l'Alberta et la Colombie-Britannique. Par conséquent, on a retenu un segment de la route (segment B) en vue de la construction. L’évaluation environnementale porte sur l’ensemble de la phase IIIB, ajoutant certaines analyses traitant de questions soulevées par la construction du seul segment B.