Parc national du Canada Banff

Gestion du parc


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Rapport sur le projet concernant les passages fauniques du parc national Banff, 2002


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COMMENT SAVONS-NOUS SI CES MESURES D’ATTÉNUATION FONCTIONNENT?
Le nombre d’animaux tués sur les routes diminue-t-il?

Les mesures d’atténuation visent à réduire le nombre réel ou potentiel de collisions avec la faune lorsque les animaux se trouvent sur l’emprise de la route. Si ces mesures sont efficaces, elles réduisent le nombre d’animaux tués sur la route. Une diminution marquée de la mortalité liée aux routes devrait favoriser l’existence de populations fauniques viables ou saines mais d’autres facteurs, notamment la densité de la population et l’importance d’autres sources de mortalité influencent également leur viabilité.

Les structures de passage de la faune fonctionnent-elles?

On ne peut pas répondre de façon générale à la question « Les structures de passage de la faune fonctionnent-elles? » La plupart des gens croient que si les animaux les utilisent, c’est qu’elles doivent marcher. La réponse devient encore plus complexe au fur et à mesure qu’on ajoute d’autres espèces fauniques au tableau. Nous sommes convaincus que les structures de passage de la faune devraient fonctionner pour de multiples espèces fauniques plutôt que pour une seule espèce « emblématique » (p. ex. le grizzli) afin de maintenir l’intégrité écologique.

Il n’existe pas de directives précises pour évaluer de façon rigoureuse l’atteinte de l’objectif des structures de passage, l’un des problèmes consistant à décider de l’objectif et des attentes à l’égard de ces structures. Nous avons établi des critères écologiques qui pourraient servir de directives afin d’évaluer leur degré d’efficacité. Ces critères vont de simples mesures à des études complexes à long terme :

1) Maintiennent-elles la connectivité de l’habitat?
Les espèces doivent se trouver des deux côtés d’une structure et on doit déceler un passage minimal.

2) Maintiennent-elles l’échange génétique?
On doit déceler le passage d’adultes reproducteurs, principalement de mâles pendant la saison du rut, afin d’éviter l’autofécondation.

3) Assurent-elles le respect des exigences biologiques?
On doit s’assurer que les populations trouvent de la nourriture, un abri et des compagnons, sans quoi les possibilités de reproduction et le taux de reproduction et de survie diminuent, les animaux occupent un habitat médiocre et ils sont plus vulnérables à la prédation.

4) Permettent-elles l’expansion et la recolonisation?
L’expansion des animaux hors des aires de distribution maternelles et des aires à recoloniser après de longues absences ou la disparition locale.

5) Maintiennent-elles la métapopulation et les processus de l’écosystème?
Si une population d’animaux disparaît, une autre population doit recoloniser la région afin que la population persiste.

La surveillance à long terme et les études écologiques parallèles des individus munis d’émetteur radio dans la vallée de la Bow nous permettront de déterminer si les exigences biologiques des espèces sont respectées et si le bon état physique est maintenu au bout du compte.

Comment interpréter les données sur le passage de la faune

On résume souvent le nombre observé de passages d’animaux et on compare ces chiffres d’une espèce à l’autre afin de juger de l’effiacacité d’une structure. On doit toutefois être prudent lorsqu’on interprète ces données. On doit en effet examiner les données de dénombrement avec celles sur la taille de la population. De toute évidence, 20 passages de l’espèce rare A sembleront bas par rapport à 500 passages de l’espèce très commune B, mais ce n’est peut-être pas le cas s’il n’existe que 10 individus de l’espèce A dans la zone d’étude.

Une autre erreur fréquente consiste à examiner le nombre de passages et à interpréter un nombre peu élevé comme un évitement et un nombre élevé comme une préférence. Il n’est pas possible de juger l’utilisation des structures en se fondant sur de tels dénombrements. Pour toutes sortes de raisons qui ne sont pas forcément évidentes, certains animaux n’utilisent pas un certain type de structure ou s’en servent peut-être moins que prévu, notamment parce que la faune et la qualité de l’habitat ne sont pas répartis de façon uniforme à l’emplacement des structures. Les populations fauniques varient grandement le long de la route. La topographie et l’aspect du terrain, ainsi que la qualité de l’habitat sont des facteurs importants qui expliquent en partie la présence ou l’absence de certaines espèces. Par exemple, dans les aires où les mouflons sont absents, aucun mouflon n’emprunte les structures de passage. Nous ne pouvons pas interpréter ce fait en concluant que les mouflons évitent un certain type de structure.

Pour plus d’information, voir le chapitre 7 du rapport final.


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