Parc national du Canada Banff
Gestion du parc
Projet d'élargissement de la Transcanadienne
Rapport sur le projet concernant les passages fauniques du parc national Banff, 2002
ÉLARGISSEMENT À QUATRE VOIES DE LA ROUTE TRANSCANADIENNE
La route a été élargie de deux à quatre voies tel qu’illustré sur les photos suivantes
Deux vois - vers 1955© Parcs Canada / Bruno Engler
Quatre voies - 1998© Parcs Canada
Les collisions entre véhicules et gros mammifères sur la RT constituent une préoccupation pour Parcs Canada depuis le milieu des années 1970. L’augmentation de la circulation et des collisions avec la faune pendant les années 1980 l’ont incitée à élargir à quatre voies les 27 premiers kilomètres de route dans Banff (phase 1 et 2; carte2). On a dressé une clôture de 2,4 m à l’épreuve des ongulés des deux côtés de la route afin de réduire le nombre de collisions avec la faune. On a également intégré à la conception de la route des passages inférieurs pour la faune afin de minimiser les perturbations sur ses déplacements. Au milieu des années 1990, suite à des préoccupations semblables concernant l’accroissement du trafic et le maintien de l’intégrité écologique du parc, Parcs Canada a élargi une section supplémentaire de 18 km (phase 3A; carte2) et aménagé une clôture ainsi que des passages inférieurs et supérieurs. [carte2] Aperçu de toutes les phases (1, 2, 3A et 3B) de la route transcanadienne, parc national Banff.
Mesures d’atténuation
Structures de passage de la faune
On retrouve à Banff cinq types différents de structures de passage de la faune :
(1) passages inférieurs – pont de cours d’eau (ponts de 3 m de haut x 11 m de large enjambant des ruisseaux et des rivières), © Tony Clevenger
(2) passages inférieurs – ponceaux elliptiques en métal (4 m de haut x 7 m de large), © Tony Clevenger
(3) passages inférieurs – dalots en béton préfabriqué (2,5 m x 3 m),
© Tony Clevenger
(4) passages inférieurs – ponts sans appui intermédiaire (3 m de haut x 11 m de large) et
© Tony Clevenger
(5) passages supérieurs de 50 m de large.
© Tony Clevenger Les deux passages supérieurs de 50 m étaient les premiers de cette ampleur en Amérique du Nord. On a tenu compte de trois éléments pour l’emplacement des passages supérieurs : endroits où la faune préfère traverser, terrain se prêtant à une telle construction et sécurité des conducteurs. On a aménagé des levées de terre sur les passages supérieurs afin de réduire les perturbations (bruit, lumières) de la circulation routière.
Levées de terre sur passage supérieur © Tony ClevengerClôtures et barrières à sens unique
Clôture pour la faune de 2,4 m de haut© Tony Clevenger La section de la RT (45 km) faisant l’objet de mesures d’atténuation est bordée des deux côtés par une clôture pour la faune de 2,4 m de haut afin d’éloigner la faune de l’emprise et la diriger vers les structures de passage. La clôture de la phase 1 et 2 n’est pas enfouie car elle sert principalement à empêcher les ongulés d’aller sur la route. Toutefois, la clôture de la phase 3A est enfouie; elle possède un tablier de 1,5 qui se prolonge dans le sol à un angle de 45 degrés de la clôture.
Clôture pour la faune avec tablier © Tony ClevengerOn a installé des barrières à sens unique le long de la clôture de la phase 1 et 2 afin de permettre aux animaux qui sont entrés sur l’emprise de s’échapper.
Barrière à sens unique© Tony ClevengerLà où la clôture rencontre des routes menant à la transcanadienne, on a construit des barrières canadiennes afin d’empêcher la faune de pénétrer sur l’emprise.
Barrière canadienne© Tony ClevengerOn utilise des barrières battantes à double porte et des portes piétonnières pour permettre aux humains d’avoir accès à la région.
Barrière battante à double porte© Tony Clevenger
Porte piétonnière© Tony Clevenger
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