Parc national du Canada Banff
Compte rendu du Forum 2008
les 20 et 21 novembre 2008
Centre de villégiature Rocky Mountain Resort, Banff (Alberta)
Sommaire
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Afin qu’un condensé puisse en être créé,
les points principaux ayant fait l’objet d’une discussion ont été
groupés ci-dessous suivant les trois grands secteurs d’intervention
abordés lors du Forum.
Premier secteur d’intervention :
Tenue d’activités spéciales dans le contexte des
parcs nationaux
Parcs Canada a, par l’entremise d’exposés, donné
des renseignements généraux sur les activités spéciales
organisées au parc national Banff et ailleurs dans le réseau de
parcs nationaux. Dans le cadre de séances en petits groupes de type «
World Café », les participants ont examiné une série
de questions portant sur les mesures à prendre pour que les activités
spéciales organisées mènent aux trois résultats
suivants :
• améliorer l’expérience vécue par les visiteurs;
• mettre l’accent sur le caractère unique du parc national
Banff;
• contribuer à la réalisation des objectifs de Parcs Canada
en matière d’éducation et de protection.
Après la présentation des conclusions de chaque groupe, les membres
de la table ronde ont formulé leurs commentaires et mis en évidence
les éléments ayant à leurs yeux la plus grande valeur,
de même que ceux semblant nécessiter d’autres discussions
ou explications.
Points saillants ayant fait l’objet d’un consensus
:
Données démographiques :
Les visiteurs changent et nous devons intéresser les nouveaux utilisateurs
sans pour autant faire fuir les utilisateurs traditionnels. Nous devons arriver
à établir le contact avec les néo-Canadiens, les jeunes
et les familles.
Rôle de Parcs Canada :
Parcs Canada participe différemment à diverses activités
en jouant soit un rôle d’organisme de réglementation qui
autorise la tenue d’activités sur sa propriété, un
rôle de partenaire ou un rôle d’organisateur de l’activité.
Caractéristiques souhaitées pour les activités :
• Elles doivent être très bien préparées.
• Elles doivent être exécutées avec professionnalisme
par des employés ayant reçu une formation suffisante, et être
directement liées au parc.
• Les trois résultats susmentionnés doivent être inclus
intentionnellement à l’activité dès sa planification,
et non après coup.
• Des liens doivent être établis entre l’activité
et le patrimoine naturel et culturel du parc, y compris l’histoire et
la culture autochtones.
Gérance environnementale :
La grande priorité demeure l’intégrité écologique.
Les activités spéciales doivent être choisies/conçues/mises
en œuvre de manière à ce que l’on puisse en atténuer
les incidences sur l’environnement.
Participation de la collectivité :
La participation enthousiaste de résidents des environs qui connaissent
bien le parc joue un rôle essentiel dans la réussite des activités
spéciales.
Aspect économique :
Les temps s’annoncent durs.
Infrastructure :
Il est important d’offrir l’infrastructure « matérielle
» (sites, stationnement, toilettes, équipement, etc.) et l’infrastructure
« de service » (processus de délivrance de permis, connaissances,
organisateurs, bénévoles, messages clairs, etc.) appropriées.
Processus de délivrance de permis :
Ce processus doit être accessible, objectif, systématique et transparent,
les critères doivent être clairement établis et les décisions
(approbation/refus) doivent être prises rapidement.
Cycle d’apprentissage :
Nous devons établir des critères de réussite et mesurer
celle-ci afin d’apprendre de chaque activité et d’améliorer
les suivantes.
Points saillants nécessitant d’autres discussions/n’ayant
pas fait l’objet d’un consensus :
Rôle de l’activité dans le contexte des parcs nationaux
:
Les opinions divergent énormément. Certaines personnes considèrent
qu’un parc national est une activité en lui-même et qu’il
n’est pas nécessaire d’en faire trop. D’autres croient
que les activités spéciales doivent nécessairement être
axées sur les objectifs et le mandat du parc national. D’autres
encore sont d’avis que les activités spéciales doivent servir
à attirer de nouveaux visiteurs, qui pourront ainsi prendre connaissance
des messages du parc.
Compétitions sportives :
Certains participants croient que la tenue de compétitions dans un parc
national est appropriée et permet d’entrer en contact avec les
jeunes, amateurs d’adrénaline et d’émotions fortes.
D’autres croient au contraire que ce type d’activité n’a
pas sa place dans un parc national.
Caractéristiques souhaitées pour les activités :
• Qualité ou quantité?
• De petite ou de grande envergure?
• Traditionnelles ou contemporaines? Certains participants considèrent
que les activités spéciales souhaitables sont celles qui mettent
l’accent sur des loisirs pratiqués de longue date dans le parc,
mais d’autres soutiennent que de nouvelles activités permettent
de prendre contact avec de nouveaux groupes de visiteurs.
Conflits entre les utilisateurs :
Certains participants considèrent qu’il est inacceptable que des
activités spéciales nuisent aux utilisateurs traditionnels du
parc (bruit, grand nombre de spectateurs, etc.) alors que d’autres croient
qu’il est inapproprié d’accorder la priorité aux utilisateurs
traditionnels (en considérant que l’utilisation qu’ils font
du parc l’« emporte » sur toute autre).
Caractère approprié de chaque activité dans son contexte
:
Certaines personnes considèrent que cela revient au même (si une
activité donnée est appropriée, le contexte dans lequel
on l’offre est approprié lui aussi), alors que d’autres soutiennent
que chaque activité doit être évaluée suivant le
contexte dans lequel elle aura lieu (p. ex. une activité peut être
appropriée pour un particulier ou un petit groupe, mais pas à
grande échelle lors d’une occasion spéciale).
Message à transmettre aux visiteurs :
Plusieurs groupes et particuliers ont mentionné l’importance d’établir
clairement l’identité du parc avant de se demander quel message
il convient de transmettre aux participants à ce sujet lors d’une
activité spéciale.
Limite de la croissance :
Certains participants sont d’avis que la hausse de la fréquentation
du parc national Banff doit se poursuivre et que les activités spéciales
ont un rôle important à jouer en ce sens. D’autres trouvent
plutôt que la croissance doit être limitée, ou encore que
le nombre actuel de visiteurs frôle le maximum admissible à certains
moments en certains endroits.
Réponse des directeurs
Les directeurs ont fait des commentaires initiaux sur les points soulevés
par les participants du Forum, notamment :
• La question n’est pas de déterminer si des activités
spéciales seront organisées ou non dans le parc. Il s’agit
plutôt d’établir comment organiser des activités de
haute qualité et par quel processus approuver celles-ci.
• Les temps s’annoncent dur du point de vue économique, mais
le mandat de Parcs Canada ne change pas. Nous devrons donc travailler plus fort
et trouver des solutions originales pour continuer de réaliser notre
mandat.
• L’authenticité est un concept complexe et changeant –
il faut parfois remettre en question nos présomptions.
• La participation d’experts de divers domaines à l’organisation
d’activités serait profitable.
• Le processus de délivrance de permis doit être clair et
transparent et tenir compte des enjeux environnementaux et sociaux connexes.
Les décisions doivent être prises rapidement et la population doit
avoir la possibilité de s’exprimer sur le sujet. Nous devons fixer
des attentes claires pour les promoteurs de projets, une gamme de résultats
mesurables et un processus permettant de tirer des leçons des activités
précédentes.
Prochaines étapes et calendrier d’exécution
Cueillette de renseignements :
Parcs Canada doit finir de rassembler les résultats obtenus dans le cadre
des recherches effectuées auprès des visiteurs et des activités
menées l’été dernier, les données tirées
du panel en ligne et les commentaires formulés par les employés
de Parcs Canada et les participants au Forum, avant d’examiner tout cela
à la lumière des principes à respecter et des attentes
ministérielles. Ces travaux devraient être terminés vers
Noël.
Rédaction de l’ébauche d’un nouveau processus
:
Le nouveau processus devra permettre de tenir compte des aspects environnementaux
et sociaux et, probablement, comprendre en annexe des documents pouvant aider
à l’organisation d’activités (listes de vérification,
trousses d’outils, etc.). Il devra également comprendre un mécanisme
grâce auquel les intervenants et le grand public seront tenus au courant
du processus d’examen des propositions et pourront y participer. Une ébauche
devrait être prête en février.
Poursuite du dialogue :
Parcs Canada encouragera la participation des intervenants et du grand public
au processus de rédaction et à la résolution des questions
nécessitant d’autres discussions.
Intégration au processus d’élaboration du plan directeur
:
Parcs Canada décidera si des modifications seront apportées au
plan directeur pour y inclure certaines des questions et des possibilités
liées aux activités spéciales, p. ex. : clarification de
certains points, interventions précises.
Nous encourageons les participants à collaborer aux prochaines étapes.
Deuxième secteur d’intervention :
Reddition de comptes et dialogue avec la collectivité
Une séance organisée en soirée a réuni les participants
à la table ronde et des membres du public. Le programme comprenait un
bref examen rétrospectif de l’année par les directeurs,
suivi d’une période de questions.
Examen rétrospectif de l’année
Points saillants des commentaires des directeurs :
• Héritage du Projet d’écointégrité
du parc national Banff
• Défis posés par la rénovation de l’infrastructure
du parc et travaux réalisés
• Poursuite du partenariat avec la Première nation Siksika
• Rénovations au musée du parc Banff
• Rénovations prévues au lieu historique national Cave and
Basin
• Évaluations de l’intégrité commémorative
• Rétablissement de l’écosystème des lacs Devon
• Recherche sur le grizzly et les passages pour animaux de la Transcanadienne
• Mortalité des ours noirs
• Brûlages dirigés et dendroctone du pin ponderosa
• Population de caribous en péril
Discussion ouverte avec les directeurs
Des questions ont été posées sur les sujets suivants :
• Activités spéciales
• Vision du parc dans 50 ans qu’ont les directeurs
• Plans pour la promenade de la Vallée-de-la-Bow et la route du
Lac-Moraine dans les vingt prochaines années
• Promotion et commercialisation des parcs
• Priorités en matière de renouvellement de l’infrastructure
• Rôle de la collaboration fédérale-provinciale à
la gestion des écosystèmes communs
• Déclin possible de l’intérêt envers les parcs
• Plans pour les centres d’accueil du parc national Banff et des
autres parcs des montagnes
• Responsabilité de l’établissement et de l’entretien
des clôtures longeant la Transcanadienne
• Tenue d’un sommet sur les rapports entre le site du patrimoine
mondial et la province pour souligner le 25e anniversaire de la désignation
des parcs des Rocheuses
• Rôle de Parcs Canada en matière d’éducation
et activités prévues
Troisième secteur d’intervention :
Dernières nouvelles des évaluations nationales des activités
récréatives, de l’examen des plans directeurs des parcs
des Rocheuses et de l’Initiative de planification pour la promenade des
Glaciers.
Parcs Canada a donné aux participants des renseignements à jour
sur ces trois projets. En voici les points saillants :
Évaluations nationales des activités récréatives
• Nous étudions la possibilité d’autoriser la pratique
de nouvelles activités récréatives en raison de l’évolution
constante des activités, des possibilités, des entreprises et
des intérêts.
• Chaque nouvelle activité représente une nouvelle occasion
de transmettre les messages du parc.
• L’autorisation d’une activité à l’échelle
nationale n’entraîne pas automatiquement son autorisation dans un
parc donné.
• Parmi les activités à l’étude, notons le
parapente, le deltaplane (possibilité soulevée par la création
d’un nouveau parc), la via ferrata, les excursions à la cime des
arbres, la tyrolienne et les parcours d’aventure.
• Le surf et le ski cerf-volant pourraient être pris en considération
un peu plus tard.
Examen des plans directeurs des parcs des Rocheuses
• On met actuellement la touche finale au document d’orientation
de l’examen des plans directeurs.
• Le plan directeur d’un parc permet de passer des lois et des politiques
nationales à des mesures locales, de réaliser le mandat de Parcs
Canada, de tenir compte du point de vue de tous les citoyens et de rendre des
comptes à la population.
• L’examen d’un plan directeur repose sur les principes suivants
: faire progresser la situation plutôt que recommencer à zéro,
faire du plan un tremplin permettant l’établissement de relations,
favoriser l’intégration en adoptant une démarche régionale,
trouver un nouveau format pour mieux créer des liens avec la vision et
établir des stratégies à long terme tout en contribuant
au processus décisionnel quotidien.
• La vision des parcs des Rocheuses en tant qu’ensemble sera renforcée
afin qu’elle corresponde mieux à l’expérience vécue
par les visiteurs, pour lesquels les différents parcs forment une seule
attraction.
Initiative de planification pour la promenade des Glaciers
• État actuel : une ébauche de concept stratégique
a été rédigée en collaboration avec un groupe consultatif
externe.
• Processus et échéancier : le concept stratégique
sera examiné dans le cadre du processus d’examen des plans directeurs
des parcs des Rocheuses. Une fois les suggestions intégrées au
concept final, celui-ci sera inclus aux plans directeurs des parcs nationaux
Banff et Jasper (vers 2010).
• Le concept stratégique comporte trois grands éléments
: 1) Les années à venir : vision précise de l’avenir
de la promenade des Glaciers; 2) Orientations principales : lignes directrices
devant guider le processus de planification et de mise en œuvre; 3) Stratégies
: cinq stratégies devant contribuer à la réalisation de
la vision de la promenade pour les années à venir.
Pour obtenir un compte rendu complet des travaux, communiquez avec le bureau
du directeur de l’Unité de gestion de Banff en écrivant
à Banff.Superintendent@pc.gc.ca
ou en composant le 403.762.1510.
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