Le plan directeur de 2010 du parc national Banff engage Parcs Canada à :
- « réintroduire une population de bisons des plaines en âge de reproduction (le bison est une espèce clé qui est absente du parc depuis sa création) » ainsi qu’à « travailler avec les intervenants et les administrations voisines pour répondre aux préoccupations éventuelles au moyen de stratégies de gestion conjointes ».
Parcs Canada lance actuellement un processus de participation du public sur la réintroduction du bison des plaines dans le parc national Banff. Dans la prochaine année, la population canadienne aura donc la possibilité de façonner et d’orienter les plans qui régiront l’avenir du bison dans le premier parc national du Canada.
Pourquoi ramener le bison? | Considérations propres au monde contemporain | Possibilité de participation et d’intendance | Le bison et le parc national Banff FAQ (PDF)
Le bison et le parc national Banff (PDF)
Le chaînon manquant
Pourquoi ramener le bison?
Le bison des plaines était déjà absent lors de la création du parc national Banff, il y a 126 ans. Cependant, il errait autrefois librement sur la majeure partie du territoire qui forme aujourd’hui le parc. Il est important de réintroduire l’espèce dans le parc pour plusieurs raisons :
- RÉHABILITATION ÉCOLOGIQUE : Le rétablissement et le maintien de la gamme complète d’espèces indigènes fait partie des principaux objectifs de conservation des parcs nationaux du Canada. Pendant des millénaires, le bison des plaines a été l’herbivore dominant sur les versants est de ce qui est aujourd’hui le parc national Banff.
- POSSIBILITÉ DE DÉCOUVERTE INSPIRANTE : Le magnifique bison est un emblème des étendues sauvages de l’Ouest canadien, un élément essentiel du territoire et de notre patrimoine. La possibilité d’observer et de mieux connaître la gamme complète d’espèces indigènes fait partie intégrante d’une expérience authentique dans les parcs nationaux.
Considérations propres au monde contemporain
Bison © Dan Rafla /Parcs Canada Les temps ont changé depuis l’époque où le Centre de l’Amérique du Nord était occupé par d’immenses hardes de bisons. Le bison est un animal migrateur – les vestiges archéologiques donnent à penser que l’espèce migrait au fil des saisons et qu’au moins certains individus parcouraient des centaines de kilomètres pendant leur vie. Aujourd’hui, le parc national Banff abrite une ville, un village, une autoroute nationale, une voie ferrée et une vaste gamme d’installations récréatives et touristiques qui accueillent plus de trois millions de visiteurs par année. Il importe également de prendre en considération et de protéger les valeurs et les intérêts des propriétaires fonciers, des collectivités, des amateurs de plein air ainsi que des industries agricole, forestière, pétrolière et gazière qui bordent la limite est du parc, en Alberta.
La planification et la réalisation d’un projet de réhabilitation écologique s’accompagnent toujours d’inconnues, d’où la nécessité d’adopter une approche prudente et de pratiquer la gestion adaptative. Plusieurs questions restent sans réponse : Quel est le meilleur endroit pour une première réintroduction? Quelles stratégies faut-il adopter pour transplanter des animaux dans un nouvel habitat et pour les contenir dans les secteurs désignés, en été et en hiver? Comment faire pour assurer à long terme la viabilité et la santé de la population, compte tenu de la capacité portante des terres du parc?
Dans les dernières décennies, Parcs Canada a lancé plusieurs initiatives de conservation qui ont créé un fondement solide pour la réintroduction du bison dans le parc. Citons notamment l’exécution d’un vaste programme de brûlages dirigés afin de rétablir un habitat de prairie productif, des mesures visant à assurer la présence continue des prédateurs naturels du bison – le loup et le grizzli – dans l’écosystème et, plus récemment, des efforts fructueux pour rapprocher la population de wapitis de ses niveaux démographiques historiques, de manière à réduire les risques de concurrence entre le wapiti et le bison. Par ailleurs, l’aménagement de clôtures routières et de passages pour animaux le long de la Transcanadienne a sensiblement réduit les risques de collisions entre véhicules et animaux sauvages, et des travaux sont en cours afin de réduire la mortalité faunique sur la voie ferrée du Chemin de fer Canadien Pacifique.
Possibilité de participation et d’intendance
En lançant un processus de participation du public, Parcs Canada veut s’assurer que l’ensemble des possibilités et des défis engendrés par le projet, que ce soit dans le parc ou sur les terres avoisinantes, seront soigneusement pris en compte à l’étape des préparatifs pour la réintroduction du bison dans le parc. Il s’agit également d’une occasion pour les citoyens de participer à l’intendance du premier parc national du Canada.
Bison © Dan Rafla / Parcs Canada
PHASE 1 : (phase actuelle)
Parcs Canada travaillera de manière intensive avec le gouvernement provincial, les principaux intervenants de l’Alberta et les Premières nations afin de bien comprendre leurs intérêts et de répondre à leurs préoccupations. Il élaborera ensuite un plan préliminaire pour la réintroduction du bison.
PHASE 2 :
Parcs Canada invitera le public à commenter son plan préliminaire. Pour ce faire, il tiendra des réunions régulières avec les intervenants, mettra sur pied des groupes de travail au besoin, utilisera les outils des sciences sociales et prévoira une période de commentaires pendant laquelle il transmettra de l’information dans les médias, sur le site Web du parc ou par l’intermédiaire du personnel du parc sur demande.
PHASE 3 :
Parcs Canada analysera les commentaires du public et les intégrera au plan préliminaire, de manière à en faire un plan d’action plus complet qui sera soumis à une évaluation environnementale en vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale. Une fois approuvé, le plan de rétablissement du bison dans le parc national Banff sera présenté aux participants avec un résumé des résultats du processus de participation du public. Le plan sera alors accessible à tous les membres du public qui en feront la demande.
Parcs Canada élabore actuellement un calendrier d’activités, de réunions et d’autres possibilités de participation.
Renseignements :
Tracey LeBlanc
Agente, partenariats et engagement
Parc national du Canada Banff
Tél.: 403-760-1342