Parc national Banff

Réintroduction du bison des plaines dans le parc national Banff  

La période de commentaires publics sur le projet de réintroduction du bison des plaines dans le parc national Banff, qui s'est déroulée du 9 septembre au 1er novembre 2013, est maintenant terminée. Ce processus a donné à la population canadienne la possibilité de façonner et d’orienter les plans qui régiront l’avenir du bison dans le premier parc national du Canada.

Plus de 1 000 Canadiens et de gens d’autres pays ont partagé leur point de vue sur la réintroduction du bison. Ces commentaires guideront Parcs Canada sur la façon de procéder dans ce projet de réhabilitation écologique unique.  

ÉBAUCHE DU PLAN DE RÉINTRODUCTION   (PDF, 704 KO) 
FAQ SUR LE RÉTABLISSEMENT DU BISON DANS LE PARC NATIONAL BANFF  (PDF, 602 MO)


Pourquoi ramener le bison? | Considérations propres au monde contemporain | Possibilité de participation et d’intendance 

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Pourquoi ramener le bison? 

Le plan directeur de 2010 du parc national Banff confie à Parcs Canada les tâches suivantes :

« Réintroduire une population de bisons des plaines en âge de reproduction. (Le bison des plaines, une espèce clé, est absent du parc depuis sa création.) »  et  « Travailler avec les intervenants et les administrations voisines, avant la réintroduction de l’espèce, pour répondre aux préoccupations éventuelles au moyen de stratégies de gestion conjointes. » Le bison des plaines était déjà absent lors de la création du parc national Banff, il y a 126 ans. Cependant, il errait autrefois librement sur la majeure partie du territoire qui forme aujourd’hui le parc. Il est important de réintroduire l’espèce dans le parc pour plusieurs raisons :
  • RÉHABILITATION ÉCOLOGIQUE : Le bison était autrefois l’herbivore dominant de ce secteur du parc national Banff, et il jouait un rôle clé dans l’écosystème. En broutant et en perturbant son milieu physique, le bison contribuait à créer et à maintenir la mosaïque de prés, de prairies et d’autres milieux ouverts dont il dépendait, au même titre qu’un grand nombre d’autres espèces animales et végétales. Le bison représentait aussi une source de nourriture pour les prédateurs et les détritivores. De même, les carcasses de bison en décomposition procuraient un afflux de nutriments aux microorganismes du sol et aux plantes. Le rétablissement du bison représente une étape importante vers le rétablissement de la pleine diversité d’espèces et de processus naturels qui composent l’écosystème du parc national Banff et vers l’exécution d’un élément fondamental du mandat de Parcs Canada.
  • POSSIBILITÉ DE DÉCOUVERTE INSPIRANTE : La possibilité d’observer et de mieux connaître la gamme complète d’espèces indigènes fait partie intégrante d’une expérience authentique dans les parcs nationaux. Le bison est une espèce inspirante, non seulement en raison de sa taille impressionnante et de sa puissance, mais aussi en raison de son rôle d’« ingénieur de l’écosystème » et de son statut d’emblème culturel de notre paysage. En rétablissant avec succès cette espèce clé dans notre monde moderne, nous créerons des possibilités enrichies pour les visiteurs, les voisins et le public de se renseigner sur ce projet de réintroduction et d’y prendre part avec Parcs Canada.
  • RÉTABLISSEMENT DE LIENS CULTURELS : Le bison faisait partie intégrante de la vie et des moyens de subsistance des Premières Nations et de bon nombre de nos pionniers. Il représente un emblème de l’histoire du Canada. En réintroduisant l’espèce sur ce territoire, nous avons l’occasion de rétablir des liens culturels et historiques qui ont été perdus pendant plus d’un siècle.

Considérations propres au monde contemporain 

Bison
Bison
© Dan Rafla /Parcs Canada

Les temps ont changé depuis l’époque où le Centre de l’Amérique du Nord était occupé par d’immenses hardes de bisons. Le bison est un animal migrateur – les vestiges archéologiques donnent à penser que l’espèce migrait au fil des saisons et qu’au moins certains individus parcouraient des centaines de kilomètres pendant leur vie. Aujourd’hui, le parc national Banff abrite une ville, un village, une autoroute nationale, une voie ferrée et une vaste gamme d’installations récréatives et touristiques qui accueillent plus de trois millions de visiteurs par année. Il importe également de prendre en considération et de protéger les valeurs et les intérêts des propriétaires fonciers, des collectivités, des amateurs de plein air ainsi que des industries agricole, forestière, pétrolière et gazière qui bordent la limite est du parc, en Alberta.

La planification et la réalisation d’un projet de réhabilitation écologique s’accompagnent toujours d’inconnues, d’où la nécessité d’adopter une approche prudente et de pratiquer la gestion adaptative. Plusieurs questions restent sans réponse : Quel est le meilleur endroit pour une première réintroduction? Quelles stratégies faut-il adopter pour transplanter des animaux dans un nouvel habitat et pour les contenir dans les secteurs désignés, en été et en hiver? Comment faire pour assurer à long terme la viabilité et la santé de la population, compte tenu de la capacité portante des terres du parc?

Dans les dernières décennies, Parcs Canada a lancé plusieurs initiatives de conservation qui ont créé un fondement solide pour la réintroduction du bison dans le parc. Citons notamment l’exécution d’un vaste programme de brûlages dirigés afin de rétablir un habitat de prairie productif, des mesures visant à assurer la présence continue des prédateurs naturels du bison – le loup et le grizzli – dans l’écosystème et, plus récemment, des efforts fructueux pour rapprocher la population de wapitis de ses niveaux démographiques historiques, de manière à réduire les risques de concurrence entre le wapiti et le bison. Par ailleurs, l’aménagement de clôtures routières et de passages pour animaux le long de la Transcanadienne a sensiblement réduit les risques de collisions entre véhicules et animaux sauvages, et des travaux sont en cours afin de réduire la mortalité faunique sur la voie ferrée du Chemin de fer Canadien Pacifique.

Possibilité de participation et d’intendance

En lançant un processus de participation du public, Parcs Canada veut s’assurer que l’ensemble des possibilités et des défis engendrés par le projet, que ce soit dans le parc ou sur les terres avoisinantes, seront soigneusement pris en compte à l’étape des préparatifs pour la réintroduction du bison dans le parc. Il s’agit également d’une occasion pour les citoyens de participer à l’intendance du premier parc national du Canada.

Bison
Bison © Dan Rafla / Parcs Canada

PHASE 1 (terminée) :

Parcs Canada travaillera de manière intensive avec le gouvernement provincial, les principaux intervenants de l’Alberta et les Premières nations afin de bien comprendre leurs intérêts et de répondre à leurs préoccupations. Il élaborera ensuite un plan préliminaire pour la réintroduction du bison.

PHASE 2 : (terminée)

Parcs Canada invitera le public à commenter son plan de réintroduction. Pour ce faire, il tiendra des réunions régulières avec les intervenants, mettra sur pied des groupes de travail au besoin et prévoira une période de commentaires pendant laquelle il transmettra de l’information dans les médias, sur le site Web du parc ou par l’intermédiaire du personnel du parc, sur demande.

PHASE 3 :

Parcs Canada analysera les commentaires du public et les intégrera au plan de réintroduction, de manière à en faire un plan d’action plus complet qui sera soumis à une évaluation environnementale en vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale. Une fois approuvé, le plan de rétablissement du bison dans le parc national Banff sera présenté aux participants avec un résumé des résultats du processus de participation du public. Le plan sera alors accessible à tous les membres du public qui en feront la demande.

Renseignements :
Michelle Macullo
Agente, partenariats et engagement
Parc national Banff
No de tél. : 403-760-1342
michelle.macullo@pc.gc.ca