RÉSUMÉ DU FORUM DE PLANIFICATION ANNUEL DE 2010

LES 18 ET 19 NOVEMBRE 2010 - BANFF CENTRE, BANFF (ALBERTA)

 

Allocution d’ouverture des directeurs | Mandat de la table ronde | Resserrer les liens entre les Premières nations et le parc national Banff | Séances de travail sur la résilience | Discussion ouverte des directeurs | Mot de la fin et remerciements des directeurs

Allocution d’ouverture des directeurs

Les directeurs Kevin van Tighem (Unité de gestion du parc national Banff) et Pam Veinotte (Unité de gestion du secteur de Lake Louise et des parcs nationaux Kootenay et Yoho) ont présenté un résumé des événements et des travaux de l’année dernière, notamment :

  • Modification de la formule adoptée pour le forum de planification, en réponse aux commentaires reçus l’an dernier : diversification de la composition de la table ronde, discussions axées sur la résilience. 
  • Approbation des modifications apportées au plan directeur en réponse aux commentaires reçus l’an dernier : meilleure intégration des groupes consultatifs, travail en vue d’enrichir l’expérience d’arrivée et d’améliorer l’accueil. 
  •  Défis de la dernière année : roulement dans certains postes clés, charge de travail, mesures d’austérité prévues. 
  •  Célébration du 125e anniversaire du parc grâce à un ambitieux programme d’activités. (Un compte rendu complet sera présenté.) 
  •  Renforcement des liens avec les Premières nations : signature d’un protocole d’entente avec les Premières nations des Stoneys (Nakodas), progrès dans le règlement des revendications territoriales des Siksikas. 
  •  Réduction de la mortalité faunique d’origine humaine et amélioration de la sûreté du paysage, surtout des corridors fauniques : signature d’un protocole d’entente avant gardiste au sujet du grizzli avec le Canadien Pacifique, fermeture de vastes secteurs pendant la mise bas des loups et suppression des activités aéronautiques récréatives à la piste d’atterrissage de Banff. 
  •  Amélioration des possibilités d’expérience du visiteur : imposition d’une interdiction relative à l’alcool dans les campings pendant les longues fins de semaine de l’été (les commentaires reçus du public ont été très favorables) et amélioration des emplacements entièrement aménagés du camping du Mont-Tunnel (les travaux sont presque terminés). Initiation des néo-Canadiens au camping dans le cadre du programme Canada authentique. Achèvement du sentier de l’Héritage. Organisation réussie d’activités spéciales. 
  •  Accroître la visibilité des montagnes dans les foyers canadiens : Ajout de nouveau contenu au site Web, notamment de vidéos YouTube et de photos d’animaux prises au moyen d’appareils actionnés par le mouvement. 
  •  Gérer l’aménagement et la croissance : Élaboration d’un plan pour la remise en état de la carrière de gravier Cascade (en cours). Évaluation locale de la via ferrata comme possibilité d’activité dans le parc. Préparation des consultations publiques prochaines sur les lignes directrices de gestion de l’une des stations de ski du parc national Banff. 
  •  Bénévolat : Augmentation de 14 % du nombre de bénévoles en une année dans les trois programmes de base (Ambassadeurs du parc, Citoyens de la science et Mains secourables), mise à l’essai de trois nouvelles possibilités de tourisme-bénévolat, participation de 16 000 bénévoles au système de sondage Parcs écoute et apport énorme des groupes consultatifs. 
  •  Réintroduction d’espèces manquantes et élimination d’espèces envahissantes : progrès importants du côté des mauvaises herbes envahissantes et réception d’une proposition de la Luxton Foundation en vue de la réintroduction du bison. 
  •  Progrès du groupe de travail sur la promenade de la Vallée-de-la-Bow. 
  •  Renouvellement de l’engagement à l’égard du programme de surveillance et d’atténuation des impacts de la route et ouverture récente d’un tronçon de 14 km de route élargie à quatre voies. 
  •  Réalisation de projets Agir sur le terrain, portant notamment sur le caribou, le feu et la connectivité des milieux aquatiques. 
  •  Construction d’une station d’épuration des eaux usées ultramoderne au lac Louise, grâce à un investissement de sept millions de dollars par le Chateau Lake Louise. 
  •  Mesures destinées à enrichir l’expérience hivernale à Lake Louise, notamment : amélioration du programme de ski nordique, aménagement de pistes de raccordement pour créer des boucles, nouvelle signalisation, amélioration des pavillons de renseignements au point de départ des pistes et organisation d’activités spéciales (spectacle sur glace Elemental et festival d’automne de Lake Louise). 
  •  Amélioration des données en sciences sociales et préparation d’un sondage auprès des visiteurs, lequel doit être administré en 2011.
  • Intégration permanente de mécanismes de consultation des groupes d’intervenants et des Premières nations aux pratiques du parc.



Mandat de la table ronde

La table ronde a approuvé l’ébauche de son mandat après avoir sollicité les mises à jour suivantes : 

  • Veiller à ce que chaque opinion compte, en évitant toute formule susceptible de donner l’impression d’un vote ou d’un dénombrement des membres. 
  • Prévoir des exercices en petits groupes, de façon à ce que chaque membre ait l’occasion d’examiner chacun des sujets abordés. 
  • Poursuivre l’examen de la composition de la table ronde : la participation du district en voie d’organisation 9 et des universités de Calgary a été suggérée. 
  • Obtenir de Parcs Canada une réponse aux mémoires de deux pages des membres de la table ronde. 
  • Obtenir une ventilation des dépenses du parc national Banff. 
  • Créer la possibilité de rédiger un énoncé de consensus sur au moins un des sujets abordés dans le cadre du forum. 
  • Travailler comme suit avec les médias : les médias sont les bienvenus à toutes les séances, et tout ce qui se dit peut être cité sans attribution. Les citations ne peuvent être attribuées qu’avec l’autorisation expresse de leur auteur. Il appartient à l’orateur d’accorder ou de refuser cette permission.



Resserrer les liens entre les Premières nations et le parc national Banff

John Snow, des Premières nations des Stoneys (Nakodas), a ouvert la séance en décrivant les nombreux liens qui unissent les Premières nations au parc. Il s’est dit satisfait du climat positif actuel ainsi que de la signature de la déclaration des Nations unies et des programmes de coopération en place dans le parc. M. Snow a rappelé au groupe que chaque Première nation collaborait avec le parc de la manière qui lui convenait et que lui-même participait à la table ronde à titre de porte-parole des Stoneys (Nakodas). Il a recommandé au groupe de tirer parti des pratiques exemplaires en usage dans d’autres aires protégées, par exemple la réserve de parc national Kluane et le parc national du Mont-Riding.

Les participants ont suggéré divers moyens de resserrer les liens avec les Premières nations : 

  • Tirer parti de l’expérience des Premières nations dans le cadre d’un éventuel programme de réintroduction du bison. 
  • Intégrer les connaissances et les perspectives des Premières nations à l’expérience du visiteur. 
  • Organiser des séances de conte. 
  • Tenir des cérémonies culturelles et spirituelles. 
  • Intégrer l’art des Premières nations aux installations du parc. 
  • Entreprendre des activités de cogestion avec le parc. 
  • Faire connaître les systèmes de connaissances culturelles aux résidents et aux visiteurs. 
  • Créer des possibilités d’emploi et de formation pour les jeunes des Premières nations. 
  • Mettre en valeur une culture actuelle et dynamique plutôt qu’une culture d’une époque révolue.



John Snow et les directeurs ont souligné le travail de Dennis Herman sur les relations avec les Premières nations.

Les participants à la table ronde se sont entendus sur l’énoncé de consensus suivant :
« Les membres de la table ronde encouragent Parcs Canada – et s’engagent collectivement – à tenir un dialogue significatif permanent avec les Premières nations entre les tables rondes afin de leur donner voix au chapitre et de leur permettre de participer aux discussions. »



Séances de travail sur la résilience


Les participants ont pris part à quatre séances de travail animées, qui leur ont permis de répondre à des questions touchant à la résilience future du parc national Banff et de la communauté de citoyens qui appuient le parc et qui en tirent profit. Pour les besoins de la cause, le terme résilience désigne la capacité de survivre, de s’adapter et de croître malgré le changement.



Question 1 : « Dans quels dossiers repoussons-nous les limites établies? Dans quels dossiers pourrions-nous le faire davantage? »

Les participants ont cerné une vaste gamme de limites liées à l’environnement, à l’expérience du visiteur, à l’éducation, à l’économie, aux champs de compétence, à la bureaucratie et aux connaissances, en précisant lesquelles ont déjà été repoussées et lesquelles pourraient l’être davantage.

Les groupes ont donné de nombreux exemples de limites qui ont déjà été repoussées. En voici quelques-uns :

  • Sûreté de l’habitat 
  • Capacité d’accueil des secteurs les plus fréquentés en période de pointe 
  • Capacité humaine (p. ex. : participation des intervenants aux processus)

Les groupes ont aussi fourni de nombreux exemples de limites qui gagneraient à être repoussées davantage. En voici quelques-uns : 

  • Brûlages dirigés 
  • Diversité de l’offre 
  • Nouveaux partenariats et mécanismes de coopération similaires

Voici les principaux points abordés au cours de cette discussion : 

  • La création de partenariats avec des entreprises privées et des ONG peut représenter un bon moyen pour le gouvernement de gagner en souplesse et en adaptabilité. 
  • Gérons-nous les limites? 
  • Quel est le meilleur moyen de savoir où se trouvent les seuils? 
  • La question est difficile à interpréter, puisque le fait de repousser les limites peut être perçu comme une démarche positive ou négative. Les mots ont de multiples connotations. 
  • Chaque Première nation doit définir de quelle manière elle souhaite repousser ses limites. 
  • Les limites de la préservation du patrimoine bâti sont repoussées de différentes manières.




Question 2 : « Comment pouvons-nous acquérir de la résilience en tant que parc national et en tant que communauté de citoyens qui appuient le parc et qui en tirent parti? »

Les participants ont cerné une vaste gamme de moyens de collaborer, de sensibiliser, de communiquer, d’écouter, de prévoir le changement, de faire de la recherche et de célébrer leurs réalisations afin d’accroître leur résilience.

Voici quelques suggestions de principes directeurs :

Les participants ont cerné une vaste gamme de moyens de collaborer, de sensibiliser, de communiquer, d’écouter, de prévoir le changement, de faire de la recherche et de célébrer leurs réalisations afin d’accroître leur résilience. Voici quelques suggestions de principes directeurs :
  • Pouvoir se concentrer sur la qualité et non sur la quantité. 
  • Pouvoir mettre au point des systèmes et non des processus. 
  • Savoir que nous contribuons tous au résultat. 
  • Nous comporter comme si l’enjeu comptait. 
  • Mettre en pratique le principe de prudence. 
  • Nous engager à long terme.

Voici les principaux points abordés au cours de cette discussion : 

  • La concertation mérite un engagement à long terme. 
  • Il importe de se concentrer sur la jeunesse pour acquérir de la résilience. 
  • La résilience passe par le travail concerté. 
  • Il faut mettre l’accent sur les lieux et les périodes où la capacité d’accueil n’est pas saturée. 
  • Il est important de prévoir le pire et de bien s’y préparer, tout en espérant le meilleur. 
  • Il est plus important et urgent de découvrir les limites que de les repousser. 
  • Le processus est important, mais l’action rapide et opportune l’est encore davantage.



Question 3 : « Quels signes et symptômes (ou commentaires) pourraient nous indiquer que nous repoussons probablement trop loin notre résilience? »

La discussion a porté sur les seuils écologiques, sociaux et économiques. Les groupes ont souligné la nécessité de discuter des seuils à la lumière de données factuelles. De manière générale, ils ont conclu que les seuils sont atteints lorsque les éléments importants se font rares ou lorsque des ressources importantes sont perdues à jamais.

Les groupes ont cerné de nombreux signes et symptômes, parmi lesquels :

  • Repli de la collectivité et non-participation au processus décisionnel 
  • Dégradation de l’infrastructure 
  • Divergence entre l’offre et les attentes 
  • Effondrement du marché touristique – le parc national Banff passe d’un lieu de villégiature de calibre mondial et à une destination touristique régionale 
  • Faillites 
  • Perte de biodiversité 
  • Perte d’habitat sûr

Voici l’un des points abordés lors de cette discussion :

Pour quantifier des étalons tels que le nombre de visiteurs, il est important d’inclure de l’information sur la méthodologie de mesure.



Question 4 : « Que peuvent faire les divers secteurs pour contribuer à la résilience du parc national et de la communauté de citoyens qui appuient le parc et qui en tirent parti? »

La question 4 a été examinée en séance plénière, et les participants ont rédigé leurs commentaires à différentes stations aménagées pour l’occasion – chacune représentant l’un des groupes sectoriels énumérés ci-dessous. Les réponses individuelles ont été mises en commun et résumées par l’animateur. Deux thèmes sont ressortis dans un grand nombre de secteurs : la nécessité de sensibiliser les visiteurs et celle de collaborer et de créer des partenariats.

Organismes sans but lucratif et ONGE

  • Se faire la conscience du parc 
  • Agir comme partenaires financiers du parc

Hébergement 

  • Offrir une gamme variée d’options et de prix 
  • Sensibiliser et inspirer le visiteur

Autres entreprises

  • Répondre à la demande, surtout dans le domaine du tourisme écologique 
  • Sensibiliser le visiteur

Arts, patrimoine et culture 

  • Interpréter et mettre en valeur le parc 
  • Offrir des possibilités de tourisme patrimonial

Premières nations 

  • Faire connaître leur culture et leurs cérémonies 
  • Sensibiliser le visiteur – et nous tous

Parcs Canada 

  • Accepter de nouvelles activités 
  • Exécuter son mandat 
  • Créer et recréer des possibilités d’éducation, d’interprétation et d’établissement de liens avec les visiteurs 
  • Nouer des liens de collaboration et créer des partenariats

Loisirs 

  • Reconnaître les limites établies 
  • Aménager et améliorer les stations de ski 
  • Transformer les activités récréatives en une expérience éducative à multiples facettes

Collectivités et résidents 

  • Reconnaître et célébrer leur place dans le parc national 
  • Accueillir les visiteurs et nouer des liens avec eux

Les points suivants ont été abordés au cours de cette discussion : 

  • Le concept de tourisme patrimonial est de toute évidence encore très pertinent. 
  • Il faut axer les partenariats non seulement sur le dialogue, mais aussi sur l’action.

Voici les réponses des directeurs aux séances sur la résilience : 

  • Il est important d’éviter de revenir aux anciennes notions d’« équilibre ». 
  • La résilience est un concept important qui offre un terreau fertile pour la discussion et l’action futures. 
  • Nous devrions examiner nos seuils traditionnels pour voir s’ils soutiennent la résilience.
  • Il serait plus positif de sonder ou d’explorer les limites que de les repousser. 
  • Nous avons fait des progrès considérables dans le dossier de la collaboration, mais il reste encore du travail à faire. 
  • Les quatre objectifs du tourisme patrimonial ont beaucoup de pertinence dans le contexte de la résilience. 
  • Les tracasseries administratives sont une réalité de la vie, mais nous faisons des efforts pour être plus souples et pour accroître notre capacité d’adaptation, même si le parc national évoluera toujours dans un cadre d’affaires hautement réglementé.


Discussion ouverte des directeurs


Les directeurs ont répondu à brûle-pourpoint aux diverses questions posées par les membres de la table ronde et le grand public. Les questions portaient sur les sujets suivants : 

  • Finances du parc national Banff. 
  • Création d’un groupe de travail pour la réalisation de projets constructifs, tels que la mise en place d’un réseau régional de transport en commun. 
  • Possibilités supplémentaires pour les intervenants de fournir leur rétroaction et de mettre à profit leur expertise en gestion. 
  • Prochaines étapes pour le groupe de travail sur le poste d’entrée Est. 
  • Possibilités de renforcer l’appui accordé par les politiciens à des programmes clés du parc. 
  • Liens d’interdépendance entre les différents groupes d’intervenants. 
  • Mobilisation des résidents. 
  • Accès des passagers ferroviaires au parc national. 
  • Maintien de l’engagement à l’égard des projets dans le contexte d’un changement d’effectifs. 
  • Publicité et suivi du forum à Calgary. 
  • Création de partenariats et mobilisation des néo-Canadiens. 
  • Utilisation du verso du reçu obtenu au poste d’entrée comme outil d’éducation ou d’information.


Mot de la fin et remerciements des directeurs

Pam Veinotte et Kevin van Tighem ont levé la séance et remercié le groupe. Voici les grandes lignes des sujets qu’ils ont abordés : 

  • Remerciements au personnel de Parcs Canada et aux participants qui, par leur apport, ont assuré la réussite du forum. 
  • Activités encore au programme des célébrations du 125e anniversaire. 
  • Valeur des commentaires formulés par ce groupe hétérogène d’intervenants. 
  • Nécessité de continuer à encourager de nouveaux participants et de nouvelles voix. 
  • Possibilité d’échanger de l’information sur les finances et sur les méthodes de collecte de données statistiques sur les visiteurs. 
  • Importance accordée à l’accueil, au service et à l’éducation. 
  • Valeur des relations établies entre les participants à la table ronde. 
  • Relations entre le parc et les entreprises et effets sur l’expérience du visiteur et l’intégrité écologique. 
  • Importance de tenir de bonnes discussions au sujet de la place que nous souhaitons occuper. 
  • Expression d’un souhait – trouver une gamme de moyens et de tribunes pour la tenue de discussions. 
  • Engagement concernant l’utilisation de l’information et des idées communiquées.