Ramener le compteur à zéro

 


Vue aérienne des lacs Upper, middle et lower Devon
© C. Pacas, Parcs Canada

Lorsqu’on a ensemencé des milliers d’ombles de fontaine ( Salvalinus fontinalis ) dans les lacs Devon du parc national du Canada Banff dans les années 1960, c’était, espérait-on, pour y attirer les pêcheurs. Qui aurait pu prévoir que l’omble de fontaine allait totalement modifier l’écosystème, migrer dans les rivières voisines et prendre la place des espèces indigènes telles que l’ omble à tête plate ( Salvelinus confluentus ) (lien en anglais seulement). Après plusieurs années d’efforts déployés par le personnel du parc pour retirer l’omble de fontaine et restaurer l’intégrité écologique de la région, l’omble à tête plate regagnera éventuellement du terrain sur son cousin envahissant et reprendra possession de son habitat.

Une rude concurrence

L’omble de fontaine a modifié les lacs en se nourrissant de certaines espèces d’invertébrés qui n’étaient pas mangées par les autres prédateurs. Lorsqu’il a commencé à migrer hors des lacs situés dans le secteur nord-ouest du parc, il a supplanté les espèces indigènes pour la nourriture et l’habitat.

« L’ omble de fontaine se comporte différemment de l’omble à tête plate, explique Charlie Pacas, spécialiste du milieu aquatique à l’unité de gestion de Banff. Il devient mature plus jeune. Ainsi, une fois apte à se reproduire, il engendre beaucoup plus rapidement des descendants que l’omble à tête plate. » Cela soulève des préoccupations concernant la question de l’hybridation, ou de la disparition possible des gènes de l’omble à tête plate indigène, si les deux espèces se croisent. L’omble à tête plate est classé espèce préoccupante en Alberta.

Favoriser le retour de l’omble à tête plate

Depuis plusieurs années, le personnel du parc Banff tente d’atténuer la menace qui plane sur l’omble à tête plate et son habitat en retirant les ombles de fontaine des lacs Devon et de la tête de la rivière Clearwater. En 2003, le personnel du parc a retiré plus de 2000ombles de fontaine des deux lacs où les populations étaient les plus nombreuses.

Depuis 1915, près de 40 millions de poissons et d’œufs de poissons non indigènes ont été relâchés dans les bassins hydrographiques du parc national Banff. Ils ont grandement altéré les écosystèmes aquatiques. En 2002, une équipe de spécialistes des milieux aquatiques a commencé à retirer les ombles de fontaine qui avaient été introduits dans les lacs Devon, dans le parc national Banff.


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