Parc national du Canada Banff

Escalade et alpinisme

symbole escalade

Configuration du terrain

La saison Quatre parcs nationaux, Banff, Jasper, Yoho et Kootenay, ainsi que plusieurs parcs provinciaux renferment une vaste partie des Rocheuses canadiennes. Le parc national Banff à lui seul renferme une énorme portion de la chaîne de montagnes, à partir de la crête de la ligne de partage des eaux à la frontière de la Colombie-Britannique et de l'Alberta, à l'ouest, presque jusqu'à la bordure des prairies, à l'est.

Parks Canada safety warden on mountain summit
© Parcs Canada

Les amateurs d'escalade de la région font une distinction entre les chaînes alpines plus élevées et souvent englacées, le long de la ligne de partage des eaux, et les autres un peu plus basses et plus sèches, à l'est. La Transcanadienne est le principal axe routier qui traverse le parc d'est en ouest et donne accès aux villes et centres de services de Banff et de Lake Louise. Une autre route en très bon état et parallèle à la ligne de partage des eaux mène, en direction sud-nord, de Lake Louise jusqu'à Jasper. Sur cette route, quelques-uns des pics et glaciers alpins les plus spectaculaires du continent s'offrent à la vue.

Et la roche?

Les grimpeurs qui viennent ici pour la première fois voudront se familiariser avec le genre d'escalade pratiquée et, surtout, avec les divers types de roche. Les Rocheuses sont presque entièrement formées de roche sédimentaire, notamment de calcaires, de dolomies, de schistes et de silices (y compris le quartzite). La qualité des roches est très variable selon les formations (les couches). Les calcaires (p. ex. les escarpements inférieurs du mont Rundle) et les dolomies (mont Castle) profondément lités, ainsi que les fins quartzites des principales chaînes le long de la ligne de partage des eaux se prêtent le mieux à l'escalade.

L'escalade sportive de rocher est restreinte aux secteurs accessibles en terrain de quartzite de qualité et de calcaire usé par l'eau. Mais pour l'excursion en montagne, l'escalade s'effectue en terrain mixte sur diverses formations et sur de la roche très inégale, parfois très désagrégée, comme le prouvent les immenses tabliers d'éboulement et éboulements au pied de la plupart des pics. Les termes suivants ont été employés pour décrire les couches les plus intéressantes : fragmentées..., chancelantes..., éclats de schistes, briquettes et parfois simplement, « poussière », pour ne relever que les expressions polies. Les résidants conviennent que ces conditions parfois atroces font partie du jeu et qu'il faut être très adroit pour échapper au danger. Comme la plupart des voies d'escalade comportent un peu d'escalade de roche désagrégée, la progression des grimpeurs peu habitués à ce terrain s'en trouve considérablement ralentie. En outre, les voies, souvent en vrille, peuvent être difficiles à suivre et, tout compte fait, le succès d'une ascension repose souvent sur la capacité des grimpeurs à trouver les passages praticables. Par conséquent, il convient de considérer soigneusement la difficulté, la distance et la durée prévue de l'escalade.

Dans les Selected Alpine Climbs, la difficulté de l'escalade de la crête est du mont Temple est cotée à IV 5,6/7. Les endroits où la difficulté est de 5,7 se trouvent en terrain escarpé et bien abrité, formé de quartzite de qualité. La vraie difficulté de cette voie d'escalade est de trouver la ravine qui, à partir de la bande noire (terrain de catégorie cinq « plus facile », mais friable), mène à la calotte glaciaire. L'outillage pour la plupart de ces escalades de difficulté variable et pour toutes les escalades techniques doit comprendre à tout le moins quelques pitons et l'assortiment habituel de coinceurs et d'ancrages.

Quoi faire et quand le faire

d'escalade de rocher peut débuter dès le mois de mai, quand les escarpementsà basse altitude du côté est du parc commencent à s'assécher. L'escarpement rocheux à difficulté variable le plus fréquenté de l'Alberta, le Yamnuska, se trouve à 20 km à l'est du parc Banff et peut être escaladé de mai à octobre. Certains pics de 2,700 m, près de la ville de Banff, sont également fréquentés, mais les sentiers d'accès et quelques ravines restent enneigés parfois jusqu'en juin.

Les sommets alpins plus élevés (3,000 m et plus), soit tous les sommets élevés dans la région de Lake Louise et plus au nord, le long de la Promenade des Glaciers, ne sont abordables qu'à la fin juin ou au début juillet, quand le risque d'avalanche est à peu près nul. Les endroits qui se prêtent bien aux escalades difficiles ne sont accessibles que pour un temps très limité. La face nord des montagnes n'est sèche que pendant quelques semaines en août, mais la saison d'escalade de glace, l'ascension de parois et de ravines de glace escarpées, peut se prolonger jusqu'en septembre, parfois jusqu'au début d'octobre.

Dans les Rocheuses, les chutes commencent à se glacer en novembre, et le mois de décembre marque normalement le début de la saison d'escalade des chutes glacées. Cette saison peut se prolonger après le mois de février, selon l'altitude, l'exposition et les conditions météorologiques. Le danger d'avalanche est toujours une préoccupation pour les amateurs d'escalade de chutes glacées dans les Rocheuses. Le fait de pratiquer ce sport tôt dans la saison, avant les chutes de neige, peut réduire le risque d'exposition aux avalanches, mais augmenter la difficulté technique, parce que l'englacement n'est que partiel.

La couche de neige sèche et froide des Rocheuses est normalement fragile et instable au début de l'hiver (décembre et janvier), et les conditions de ski sont habituellement médiocres. En ce temps de l'année, il est recommandé de s'en tenir au ski de piste et au ski alpin dans les stations de ski ou au ski de randonnée dans les vallées. Vers la mi-février, la couche de neige est assez solide pour la pratique du ski de piste, mais c'est à ce moment que se produisent les plus grosses avalanches de la saison. Les skieurs doivent donc connaître les pistes et les suivre prudemment. Les conditions s'améliorent à compter du mois de mars, mais c'est surtout en avril et en mai qu'il est recommandé de pratiquer le ski de montagne sur les champs de glace et les pics enneigés, le long de la ligne de partage des eaux.

Les endroits fréquentés (Par où commencer?)

Mont Louis
Mont Louis
© Parcs Canada

Le parc renferme plusieurs pics se prêtant bien à l'escalade de niveau intermédiaire, notamment les monts Cascade et Rundle, près de la ville de Banff, et le mont Fairview, près de Lake Louise, dont il est possible d'atteindre le sommet en suivant des pistes plus ou moins délimitées. Les amateurs de varappe peuvent, à partir de la route près de Banff, grimper à l'aide de cordes jusqu'à des pics superbes sur les monts Edith et Cory. Sur le mont Louis, la varappe sur une formation calcaire mène à un spectaculaire sommet en spirale. Le mont Castle, à l'ouest de Banff, offre quelques voies d'escalade, de niveau intermédiaire à difficile, en terrain escarpé formé de calcaire dolomitique gréseux. Le groupe de sommets élevés autour du lac Louise et du lac Moraine est l'une des régions qui attire le plus grand nombre d'alpinistes en Amérique du Nord. Un grand réseau de pistes y donne accès à des endroits permettant divers types d'escalade, de l'escalade de rocher de niveau intermédiaire à l'escalade difficile de parois rocheuses. C'est l'endroit idéal pour effectuer la première escalade de l'été dans les Rocheuses canadiennes.

Vers le milieu de l'été (en août), la voie de niveau facile à intermédiaire qui mène au sommet du mont Temple, le plus élevé dans la région de Lake Louise, est presque sèche. Les grimpeurs expérimentés peuvent donc s'y aventurer. Pour faire l'ascension des monts Victoria, Lefroy, Aberdeen, Deltaform et d'une douzaine d'autres pics alpins tout aussi remarquables, les grimpeurs doivent commencer tôt le matin et avoir l'expérience voulue pour trouver les voies les plus praticables. Il y a beaucoup de pics superbes le long de la Promenade des Glaciers au nord de Lake Louise. Ces pics sont toutefois en retrait de la route, et leur ascension demande souvent plus d'une journée.

Le champ de glace Columbia se trouve le long de la Promenade des Glaciers, à la limite septentrionale du parc national Banff. Ce spectaculaire plateau glaciaire, qui couvre également une partie du parc national Jasper, est entouré d'un grand nombre des montagnes les plus élevées des Rocheuses canadiennes et offre toutes les caractéristiques d'un milieu arctique. Il faut prévoir une excursion à ski pour avoir accès aux pics les plus reculés qui se trouvent au-delà du champ de glace. Seuls les skieurs connaissant les techniques de sauvetage en crevasse et d'orientation dans des conditions de voile blanc peuvent s'y aventurer.

L'ascension des monts Athabasca et Andromeda, deux magnifiques pics enneigés et glacés, peut se faire en une journée, à partir de la route. Le champ de glace Wapta est un autre plateau glaciaire, qui s'étend sur 30 kilomètres le long de la ligne de partage des eaux, au nord de Lake Louise. C'est un circuit d'excursion très prisé des amateurs de ski de randonnée alpine et de ski de fond nordique, et le Club Alpin y maintient plusieurs refuges. Les skieurs doivent avoir une certaine expérience des glaciers et pouvoir s'orienter.

Camping, refuges et bivouacs

Les règlements concernant le camping et la délivrance des permis se trouvent dans le Guide des visiteurs de l'arrière-pays. Les grimpeurs ont la permission de bivouaquer le long des routes ou ailleurs s'il le faut, lorsque leur sécurité en dépend. Cette permission comporte toutefois certaines restrictions. Avant de partir, il faut se procurer un permis d'accès à l'arrière-pays dans l'un des centres d'accueil et prendre connaissance des règlements.

Inscription

Un système d'inscription volontaire est offert aux personnes qui font de l'escalade dans les parcs nationaux. Il faut s'inscrire en personne dans les centres d'information ou dans les bureaux des gardes de parc, durant les heures de travail. Au retour, il faut informer le personnel du parc de son arrivée, en téléphonant ou en rapportant le formulaire d'inscription, car les gardes du parc sont tenus d'entamer des recherches au bout d'un temps jugé raisonnable, lorsque les personnes inscrites ne reviennent pas à la date prévue. Il est donc recommandé aux grimpeurs de prévoir passer au moins une nuit dans l'arrière-pays à attendre les secours.

Les services de sauvetage

Les services de sauvetage dans les parcs nationaux sont assurés par les gardes de parc. Les coûts de ces services sont normalement recouvrés grâce aux droits d'utilisation que paient les visiteurs à l'entrée des parcs.

Cartes et guides

Les amateurs d'escalade/d'alpinisme peuvent dorénavant se procurer des guides renfermant l'information de base sur les diverses activités pratiquées en montagne (escalade de niveau facile et intermédiaire, escalade de rocher, escalade sportive, haute randonnée, ski de montagne et escalade de chutes glacées) et sur la topographie de la région.

Renseignements

Il y a deux centres d'information des visiteurs dans le parc national Banff, l'un au centre de la ville de Banff et l'autre dans le village de Lake Louise.

Centre d'accueil

Les gardes de parc, particulièrement ceux qui sont responsables de la sécurité des visiteurs, sont en mesure de vous renseigner sur les activités pratiquées en montagne, ainsi que sur les conditions météorologiques et l'état du terrain. Pendant l'hiver, ils sont chargés de diffuser le bulletin quotidien des risques d'avalanche.

The Association of Canadian Mountain Guides

Bulletins des conditions en montagne de « The Association of Canadian Mountain Guides » (ACMG)
(en anglais seulement)
NOUVEAU!