Espèces en péril

Tortue musquée

Sternotherus odoratus



Pourquoi protéger la tortue musquée?

La santé de l’ écosystème peut être étroitement reliée à la santé humaine. La végétation naturelle des rivages permet de minimiser les quantités de bactéries E. coli en provenance des fosses septiques qui se retrouvent dans l’eau et peuvent provoquer la fermeture des plages locales pendant l’été.

Non seulement les rivages naturels fournissent-ils un habitat pour les tortues musquées mais ils aident également à minimiser les quantités de nutriments qui se retrouvent dans l’eau et qui peuvent nuire aux poissons.

En préservant l’habitat en milieu humide pour les tortues musquées, vous assurez également un approvisionnement en eau potable pour votre communauté. Les milieux humides fonctionnent comme une zone de ravitaillement de l’eau souterraine, filtrant les contaminants qui détériorent la qualité de l’eau potable.

Les tortues musquées font partie de notre patrimoine naturel. Elles ont leur importance comme espèce, permettant de maintenir l’équilibre d’écosystèmes fragiles. Il nous incombe d’assurer que les tortues musquées sont protégées de manière à ce que les générations futures puissent les apprécier à leur tour.

Gros plan de la tête d'une tortue musquée.
Les femelles tortues musquées peuvent pondre jusqu'à une couvée de 2 à 7 œufs par année.
©Parcs Canada / Banque d'images du PNISL


Que fait Parcs Canada pour sauver la tortue musquée?

Le Parc national des Îles-du-Saint-Laurent travaille en collaboration avec l’Université d’Ottawa pour effectuer des recherches dans l’écosystème des Mille-Îles. Ces recherches concernent le contrôle de la population, pour déterminer les nombres de tortues musquées habitant une région, et l’étude du domaine vital de la tortue (le type d’habitat qu’elle recherche et la zone qu’elle occupe). Le contrôle de la population se fait en marquant et en recapturant des tortues individuelles. Les recherches sur le domaine vital sont effectuées en pistant les tortues à l’aide de dispositifs de radio télémesure. Des antennes sont attachées à l’arrière de la carapace de la tortue, ce qui permet aux chercheurs de localiser les endroits où les tortues musquées se reposent au soleil, les endroits où l’approvisionnement en nourriture est suffisant, les sites d’hibernation et les aires de nidification. Ces recherches permettent d’établir des priorités pour la préservation des tortues musquées et d’évaluer les besoins des tortues à risque.

Le Parc national des Îles-du-Saint-Laurent travaille également en association avec Travaux publics et services gouvernementaux du Canada sur un projet de restauration d’un rivage au site du Centre des visiteurs de Mallorytown le long du fleuve Saint-Laurent. L’aire de fréquentation diurne sera convertie en une aire de démonstration environnementale où on mettra l’accent sur la restauration du rivage. Les murs de soutènement qui constituaient le rivage auparavant ont été retirés et remplacés par une végétation riveraine. Le site est un outil de démonstration destiné aux résidants locaux et visiteurs du parc portant sur la manière dont un rivage sain peut être bénéfique aux espèces sauvages telles les tortues musquées et visant à faire la promotion d’une meilleure qualité de vie dans la région.

Le Lieu historique national du Canal-Rideau a commencé des travaux pour identifier les zones où des populations de tortues musquées sont présentes. Avec une meilleure compréhension des endroits où elles se perpétuent, le personnel peut identifier où concentrer ses efforts de préservation.