Espèces en péril
Rorqual bleu (population de l’Atlantique)
Pourquoi protéger le rorqual bleu ?

Le rorqual bleu est un animal gigantesque : le
plus gros jamais observé mesurait 29,5 m et pesait plus de 150
tonnes. Les rorquals bleus mesurent en moyenne une vingtaine de mètres.
© Parcs Canada / J. Audet
Sa présence contribue d’une façon fort impressionnante
à la diversité écologique de l’estuaire. D’ailleurs
les chasseurs basques, au XVIe siècle, exploitaient cette espèce
dans le Saint-Laurent. Pendant longtemps, la chasse au rorqual bleu fut à
la base d’une industrie importante. C’est la surexploitation de
cette espèce qui en a causé le déclin. Aujourd’hui,
on « chasse » la baleine bleue pour la prendre en photo. Rencontrer
un rorqual bleu et de pouvoir l’observer dans son milieu naturel est
une expérience exceptionnelle.
Les populations de rorquals bleus sont assez bien distribuées dans
les océans, mais le Saint-Laurent est un des rares endroits au monde
où on peut les observer près des côtes. Donc, pour que
l’on puisse continuer à admirer cet animal impressionnant de
si près, il est essentiel de protéger son habitat dès
maintenant.
Mesures de rétablissement
La création du Règlement
sur les activités en mer dans le parc marin du Saguenay -- Saint-Laurent
en 2002 est une des mesures les plus importantes mises en place par Parcs
Canada pour favoriser le rétablissement de la population de rorquals
bleus de l’Atlantique. Ce règlement, élaboré en
collaboration avec les gens qui pratiquent des activités dans les eaux
du parc marin, donne des balises à l’observation des mammifères
marins. L’objectif principal d’une telle réglementation
est de réduire le dérangement causé par les activités
humaines. Depuis l’instauration de celui-ci en 2002, il est interdit
d’approcher un rorqual bleu ou un béluga à moins de 400
mètres, quel que soit le type d’embarcation ou l’activité
nautique pratiquée.
Conformément aux exigences de la Loi sur les espèces en péril,
un plan de rétablissement pour le rorqual bleu, population de l’Atlantique,
sera élaboré en janvier 2008 par les différents partenaires
impliqués dans la protection de cette espèce. Ce plan proposera
des actions à prendre pour favoriser le rétablissement de la
population de rorquals bleus de l’Atlantique.
Recherche et surveillance
Plusieurs projets de recherche et de suivi ont été réalisés
par le passé et d’autres se poursuivent encore aujourd’hui.
Parcs Canada participe toujours à ces projets en collaboration avec
d’autres ministères et organismes non gouvernementaux impliqués
sur le territoire du parc marin. Les recherches concernant les rorquals bleus
visent principalement à connaître l’évolution de
la taille de la population, sa composition, l’utilisation de l’habitat
et l’impact des activités humaines.
Sensibilisation du public
Dans l’aire de coordination du parc
marin du Saguenay–Saint-Laurent, plusieurs opportunités s’offrent
aux visiteurs qui désirent en apprendre davantage à propos de
la population de l’Atlantique du rorqual bleu. Quelques centres d’interprétation
ainsi que des panneaux installés sur les quais et les sentiers riverains
offrent aux visiteurs des informations concernant cette espèce. Trois
sites aménagés pour l’observation terrestre des mammifères
marins sont aussi accessibles. Dans certains secteurs, les rorquals bleus
peuvent s’approcher jusqu’à une dizaine de mètres
de la berge. C’est le cas au centre d’interprétation et
d’observation du Cap-de-Bon-Désir. Sur ces sites, en plus de
pouvoir observer les comportements naturels de ces animaux sans les déranger,
les visiteurs pourront profiter de la présence de naturalistes pouvant
répondre à toutes leurs questions.
Collaboration avec des partenaires
Que ce soit pour la recherche, le rétablissement des espèces
ou l’interprétation, le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent
travaille en collaboration avec différents partenaires tant gouvernementaux
que non gouvernementaux. Pêches et Océans Canada, Environnement
Canada, Parcs Québec, l’Institut Maurice-Lamontage, le groupe
de recherche sur l’éducation et les mammifères marins
(GREMM), Explos-Nature, les comités de zone d’intervention prioritaire
(comité ZIP) et plusieurs autres comptent parmi les plus impliqués
dans la recherche et l’interprétation de cette thématique
au parc marin du Saguenay–Saint-Laurent.