Espèces en péril

Airelle à longues étamines

Vaccinium stamineum

Quel est le statut de l’airelle à longues étamines?

L’airelle à longues étamines a été désignée espèce menacée par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en novembre 2000. L’espèce figure à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril, qui assure une protection en vertu de la législation fédérale.

L’airelle à longues étamines est classée au rang S1 par le Centre d’information sur le patrimoine naturel, ce qui signifie qu’elle est extrêmement rare et risque particulièrement de disparaître du Canada.

Pourquoi l’airelle à longues étamines est-elle en danger?

Vu de l’aire clôturée visant à évaluer l’effet du broutement des cerfs sur les populations d’airelles à longues étamines.
Utilisation de clôtures pour évaluer l’effet du broutement des cerfs sur les populations d’airelles à longues étamines au parc national du Canada des Îles du Saint-Laurent.
© Parcs Canada / Banque d’images du PNISL

La principale menace qui pèse sur l’airelle à longues étamines au Canada est la perte d’habitat, qui a entraîné un déséquilibre dans la fonction de l’écosystème et a conduit à l’absence d’établissement des semis d’airelles à longues étamines. On n’a observé aucun semis de cette plante au Canada. On pense que les feux d’origine naturelle aidaient à fournir un habitat de forêt ouverte qui offrait autrefois les conditions idéales nécessaires à la germination de l’airelle à longues étamines. Cette perte d’habitat et l’isolement des populations actuelles d’airelles à longues étamines ont donné lieu à une faible diversité génétique de certaines plantes et au manque d’abondance de l’espèce au Canada.

Dans la région des Mille-Îles, l’airelle à longues étamines risque également d’être piétinée et broutée. Les visiteurs du parc qui s’écartent des sentiers aménagés peuvent nuire aux plantes restantes. Le broutement par les cerfs et d’autres animaux sauvages peut aussi avoir un impact sur les plantes.

Le développement du tourisme dans la région de Niagara a nui à la population d’airelles à longues étamines. Bien qu’on pense qu’il existait plusieurs plantes dans la région de Niagara auparavant, un seul massif subsiste encore aujourd’hui.