Espèces en péril
L’haliotide pie
Quel est le statut de l’haliotide Pie ?
L’haliotide pie fut le premier invertébré
marin à figurer sur la liste des animaux en péril du COSEPAC.
Elle a été déclarée espèce
menacée en avril 1999.
Pourquoi l’haliotide pie est-elle en danger ?
Haliotide pie. ©
Parcs Canada / Tomas Tomascik
Pendant des milliers d’années, les populations
d’haliotide pie ont vécu en équilibre écologique
avec leurs prédateurs
naturels et les autres herbivores.
Les Premières nations, comme les Haïdas, pêchaient l’haliotide
pie à la main ou à la lance à des fins alimentaires,
rituelles et commerciales.
Mais dans les années 1960, on a commencé à utiliser
de l’équipement de plongée autonome pour faire la récolte
commerciale de l’haliotide comme mets délicat gastronomique.
Cela signifiait que l’haliotide pouvait être pêchée
en grand nombre, et à de grandes profondeurs, partout dans son habitat.
Les haliotides adultes, qui se réunissent pour frayer,
sont des cibles faciles. En conséquence, le nombre d’haliotides
reproductrices a baissé considérablement et la progéniture
a été moins abondante. Les populations ont commencé à
diminuer.
L’haliotide pie grandit et se reproduit lentement. En fait, moins
d’un pour cent de la progéniture survit aux nombreux dangers
auxquels l’ormeau (haliotide juvénile) fait face avant de devenir
un adulte reproducteur. Cela rend l’haliotide particulièrement
vulnérable à la récolte excessive.
Malgré l’interdiction totale de récolter l’haliotide,
promulguée en 1990, les populations d’haliotides pie ne se rétablissent
toujours pas. Une des causes est le braconnage, encouragé par la grande
demande et les prix élevés en raison de la rareté de
l’haliotide, et par le fait qu’il est difficile de patrouiller
dans un littoral étendu.
D’autres facteurs jouent un rôle dans l’incapacité
de se rétablir des populations d’haliotides pie, notamment la
pollution, la prédation, les modifications de l’environnement
et leur rythme de reproduction lent.