Espèces en péril

La braya de Fernald

Braya fernaldii

Quel est le statut de la braya de Fernald ?

Species at Risk - Le saviez-vous?

La braya de Fernald partage son habitat avec une autre plante qui lui ressemble beaucoup, la braya de Long. La braya de Long est une espèce en voie de disparition, c’est-à-dire qu’elle risque de disparaître très bientôt de la surface de la planète si les humains continuent à perturber son habitat.

En 1997, le Comité sur la situation des espèces en péril (COSEPAC) a placé la braya de Fernald sur la liste des espèces menacées au Canada.

Elle est donc protégée au niveau fédéral par la Loi sur les espèces en péril.

En 2002, cette plante a été placée sous la protection de la loi sur les espèces en péril de la province de Terre-Neuve (Newfoundland’s Endangered Species Act).

Il est illégal d’abîmer cette plante. Il faut éviter de la cueillir, de la piétiner ou de l’endommager de quelque façon que ce soit.

Pourquoi la braya de Fernald est-elle en danger?

La perte d’habitat est le principal danger qui guette la braya de Fernald. Les activités humaines en sont la cause :

  • L’exploitation de carrières a détruit de grandes surfaces de landes calcaires. Cela demeure la principale menace à la survie de l’espèce.
  • La construction de routes a détruit un bon pourcentage des terrains de landes calcaires au cours des 20 dernières années.
  • La circulation de véhicules hors-route abîme les plantes et compacte le gravier calcaire : le sol devient alors inutilisable pour beaucoup de plantes.

Ces activités n’affectent pas que la braya de Fernald, elles nuisent aussi à plusieurs autres éléments de son écosystème.

Les landes calcaires de l’île de Terre-Neuve.
Les landes calcaires représentent 1% du territoire de l’île de Terre-Neuve. Elles se trouvent le long de la côte Ouest de la «Great Northern Peninsula», dans la portion nord-ouest de l’île de Terre-Neuve. La braya de Fernald ne se trouve qu’à 14 endroits le long de cette côte.
© Parcs Canada / Michael Burzinski

La braya de Fernald est aussi menacée par certains insectes et escargots herbivores. Par exemple, chaque été, un papillon de nuit exotique est transporté par le vent depuis les États-Unis jusque sur l’île de Terre-neuve : sa chenille peut causer des dommages importants dans les petites populations de braya.