Espèces en péril

Physe des fontaines de Banff

Physella johnsoni

Pourquoi la physe des fontaines de Banff est-elle en danger?


Colonie de physes s'accrochant à des feuilles mortes sur un tapis de bactéries violettes
En plongeant leurs mains dans l'eau, les gens peuvent, sans le vouloir, déranger ou tuer les physes ou détruire leurs œufs
© Parcs Canada / M. & L Degner / 2002

Toute la population mondiale de physes des fontaines de Banff vit dans de minuscules parcelles d'un habitat rare, unique et fragile. En fait, l'habitat tout entier de la physe équivaut à la superficie d'une maison canadienne de taille moyenne - 170 m2 – qui se trouve intégralement dans le parc national Banff.

La physe des fontaines de Banff pourrait facilement disparaître si rien n'est fait pour protéger son habitat. Elle a déjà disparu d'une partie de l'aire de répartition où on la trouvait autrefois. La population fluctue considérablement, le nombre d'individus étant au plus bas de mars à juin. Ceci rend la physe particulièrement vulnérable au début de la période de grande affluence touristique, où les activités humaines représentent la plus grande menace pour sa survie.

Tout élément ayant des répercussions sur l'écologie des sources thermales peut nuire à cette espèce. En plongeant leurs mains dans l'eau, les visiteurs peuvent, sans le vouloir, déranger les physes et les tuer ou détruire leurs œufs. Même des mouvements très faibles dans l'eau peuvent renverser les matelas microbiens flottants sur lesquels les physes se nourrissent et pondent leurs œufs. Des modifications du niveau de l'eau de même que des produits chimiques comme les insectifuges et les désodorisants sur la peau des visiteurs peuvent également nuire aux physes et à leur habitat.

Mais des menaces naturelles pèsent également sur la physe, dont la compétition de la larve du stratiome et les prédateurs – sauvagines, grives, couleuvres et merles – ainsi que l'assèchement des sources thermales par suite du changement du climat mondial et de la sécheresse.