Collaborer pour sauver les espèces en péril

Du nouveau le long de la voie navigable Trent-Severn

Photo aérienne du lieu historique national du Canada de la Voie-Navigable-Trent-Severn Photo aérienne du lieu historique national du Canada de la Voie-Navigable-Trent-Severn
© Parcs Canada

Pour les plaisanciers – et pour les tortues – la voie navigable Trent-Severn (VNTS – un lieu historique national) est un cadeau du ciel. Située en Ontario, la voie navigable traverse un paysage diversifié composé de fermes, de forêts, de milieux humides, de villes et de villages. Elle offre d’excellentes possibilités d’aventure pour les quelques 300 000 vacanciers qui la visitent chaque année, de même qu’un riche habitat pour certaines tortues rares et pour d’autres espèces en péril.

 Carte du Lieu historique national du Canada de la Voie-Navigable-Trent-Severn Lieu historique national du Canada de la Voie-Navigable-Trent-Severn
© Parcs Canada

En fait, la situation tend à s’améliorer pour les tortues et les autres espèces en péril qui vivent le long de la voie navigable. Des organisations dynamiques collaborent maintenant dans le but de les protéger.

Une section à la fois

Au parc du centenaire Washago, un parc municipal le long de la voie navigable, une équipe dynamique s’est lancée dans la renaturalisation de 450 mètres de rivages ainsi que dans l’installation de rondins pour que les tortues puissent s’exposer au soleil et d’une plate-forme de nidification pour le balbuzard pêcheur.

Le projet de renaturalisation a été pris en charge par l’équipe régionale des espèces en péril de Simcoe-Couchiching-Severn, l’une des trois équipes qui aident Parcs Canada à relever un défi de taille : la protection des espèces en péril le long d’une voie navigable de 386 kilomètres. Pour y arriver, on a préconisé l’approche ``diviser pour régner``. Chacune des trois équipes est en effet responsable d’une section de la voie navigable. Et quand chacun fait sa part, on accomplit beaucoup.

Les équipes comptent sur un éventail de bénévoles enthousiastes. Par exemple, l’équipe régionale de Simcoe-Couchiching-Severn a reçu l’aide de ``Kids for Turtles``, de la forestière Washago, d’un entrepreneur local et de nombreuses autres personnes. En une seule journée, des plantes indigènes ont été plantées sur 450 m de rivage, un habitat pour reptiles a été créé et des rondins pour les tortues ainsi que des panneaux d’interprétation ont été installés.

Apprendre comment aider

 Bénévoles: projet Simcoe-Severn-Couchiching Bénévoles: projet Simcoe-Severn-Couchiching
© John Challis

En tant que gestionnaire de la voie navigable, Parcs Canada se doit de protéger les espèces en péril. Le personnel de la VNTS savait que pour que le rétablissement soit efficace, il devrait obtenir la coopération des municipalités, des propriétaires fonciers, des plaisanciers et des propriétaires de chalets. Les propriétaires fonciers pouvaient devenir des intendants et contribuer au maintien d’habitats importants sur leur propriété. Mais comment faire pour mobiliser autant de groupes différents? En leur fournissant les bons outils et l’information nécessaire.

La plupart des gens ont de bonnes intentions, mais ils manquent souvent d’information et n’ont pas les outils nécessaires. Avec l’aide du Fonds d'investissement prioritaire dans le rétablissement des espèces en péril, le personnel de la VNTS travaille à éduquer le public et à lui fournir des renseignements et des outils. Les gens ont besoin de savoir pourquoi il est important de protéger les espèces inscrites, et ils ont besoin de savoir comment faire pour y arriver.

Savoir ce qui doit être fait

 L'équipe régionale des lacs Kawartha a construit et installé des tours à l'intention des martinets ramoneurs, afin de compenser la perte d'habitat de nidification L'équipe régionale des lacs Kawartha a construit et installé des tours à l'intention des martinets ramoneurs, afin de compenser la perte d'habitat de nidification
© Robbie Preston

Le projet a débuté par un inventaire de l’information et des ressources existantes. Puis, en collaboration avec ses partenaires, le personnel de la VNTS a élaboré un site Web dans le but d’aider le public à mieux comprendre les espèces en péril et leurs besoins en habitat, et d’expliquer comment réduire l’impact des activités humaines sur la voie navigable et sur la faune et flore sauvage.

Il fallait aussi évaluer les menaces auxquelles les espèces en péril et leurs habitats font face. En partenariat avec le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, on a fait l’inventaire de la végétation et on a réalisé des travaux d’analyse et de modélisation afin de cartographier la couverture végétale des habitats de terre ferme et de milieux humides situés dans une zone tampon de 5 km à partir de la voie navigable.

Toutes ces informations ont été partagées et ont contribué à la re-naturalisation des berges par l’équipe régionale Simcoe-Couchiching-Severn.

Deux autres équipes régionales des espèces en péril

Tandis que l’équipe régionale Simcoe--Couchiching-Severn s’affairait dans le parc Washago de même qu’à de nombreux autres endroits, les deux autres équipes régionales établissaient des partenariats et mettaient des initiatives en oeuvre.

 Couleuvre à nez plat Couleuvre à nez plat
© Parcs Canada

L’équipe régionale des lacs Kawartha a construit et installé neuf tours à l’intention des martinets ramoneurs, afin de compenser la perte de sites de nidification au fil des décennies. À l’origine, cette espèce nichait dans les cavités des arbres, à l’intérieur des forêts, mais la déforestation l’a amenée à utiliser les cheminées de brique de nos villes et villages. Avec la disparition des cheminées traditionnelles en brique, le martinet avait besoin de l’aide de l’équipe de Kawartha. Les partenaires de ce projet comprenaient les chefs de projet des Field Naturalists de Kawartha et de Peterborough, des clubs d’enfants et d’adolescents, et la police locale. Des membres de toute la communauté ont contribué en temps et en matériel pour construire ces tours.

Dans les plaines du lac Rice, l’équipe régionale du lac Rice et de la rivière Trent a éliminé les pins sylvestres non indigènes afin de favoriser la restauration de la prairie d’herbes hautes et d’améliorer l’habitat de la Couleuvre à nez plat, une espèce menacée. Au cours du siècle dernier, les plantations denses de pins sylvestres se sont transformées en monocultures de faible biodiversité. De plus, comme les arbres produisent beaucoup de semences, cet arbre s’est vite répandu. Il a ainsi envahi de nombreux habitats importants, comme la prairie d’herbes hautes et la savane, pouvant abriter la couleuvre à nez plat. Les bénévoles se sont servis de produits non chimiques pour éliminer les pins et ont permis aux couleuvres de trouver refuge dans les broussailles.

 Pancarte pour la protection des sites de nidification des tortues Pancarte pour la protection des sites de nidification des tortues
© John Challis

Organiser la réussite

Les projets menés le long de la voie navigable Trent-Severn montrent comment Parcs Canada joue un rôle de catalyseur auprès de ses partenaires pour réaliser une tâche qu’aucune organisation ne pourrait accomplir seule. Une telle réussite repose sur une définition soignée des rôles. Parcs Canada a fourni son expertise et ciblé le financement de manière à encourager les villes, les villages, les groupes communautaires et les particuliers à faire leur part pour le rétablissement des espèces en péril.

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