Un calendrier avec un message de conservation

Impliquer les communautés autochtones pour protéger les espèces en péril.

 tortue Tortue (octobre)
© Gilbert Alex Sark

Il est toujours utile d’avoir un calendrier. Qui pourrait s’en passer? Mais qui pourrait imaginer qu’un calendrier puisse devenir un précieux outil d’éducation environnementale? Le calendrier des espèces en péril (couvrant la période de mars 2007 à février 2008) en est le parfait exemple.

 Carte de al Région de l’Atlantique Région de l’Atlantique
© Parcs Canada

Ce calendrier unique met l’accent sur douze espèces en péril grâce à de belles illustrations réalisées par des artistes autochtones. Il contient aussi des fiches d’information sur ces espèces de la région de l’Atlantique.

Le calendrier est le résultat du travail d’un comité interministériel fédéral composé de membres de Parcs Canada, d’Environnement Canada, de Pêches et Océans Canada et des Affaires indiennes et du Nord Canada. Un groupe consultatif composé de douze Autochtones a aussi contribué à l’orientation de ce projet.

Un calendrier qui commence en mars?

 Espèces décrites dans le calendrier Espèces décrites dans le calendrier
© Parcs Canada

Le calendrier des espèces en péril a été produit spécifiquement pour les Autochtones de la région de l’Atlantique. Il est fondé sur le cycle lunaire Mi’kmaq [Disponible en anglais seulement], qui débute avec Stewkesiku (mars) annonçant le printemps, et se termine avec Apuknajit (février), le mois de la neige aveuglante. Le texte reflète la vision autochtone voulant que tout soit interrelié. En plus des jours fériés traditionnels, chaque mois contient des renseignements sur certaines dates importantes pour les Autochtones, comme la Journée nationale des Autochtones, les rencontres du Grand conseil Mi’kmaq, et la Journée internationale des populations autochtones. Ces détails intéressants permettent de mettre en évidence la culture et l’histoire autochtone.

Un message véhiculé pendant 12 mois

 Cycles de migration Cycles de migration (septembre)
© Jerry Evans

La saveur autochtone donnée au contenu, combinée aux dessins très colorés des espèces réalisés par des artistes bien connus de la région, avait pour but de capter l’attention des Autochtones et de les sensibiliser davantage aux enjeux des espèces en péril. La première édition du calendrier a connu un tel succès que le comité directeur a décidé d’en produire une deuxième édition.

À Parcs Canada, Yves Bossé précise que l’idée du calendrier lui est d’abord venue alors qu’avec d’autres collègues du gouvernement fédéral, ils cherchaient une façon d’attirer l’attention de la population sur les espèces en péril. Nous voulions créer quelque chose qui allait « être plus durable qu’une brochure ». En effet, quel autre produit de communication peut être consulté aussi fréquemment tout au cours d’une année qu’un calendrier?

Avec l’aspect utile des calendriers comme toile de fond, le groupe a conçu un produit d’information sur les espèces en péril dans un format intéressant. Autrement dit un calendrier avec un message! Le matériel visuel était suffisamment abondant grâce à la richesse du talent artistique des collectivités autochtones de l’Atlantique. En effet, on y présente des œuvres d’artistes comme Arlene Christmas, Virginia McCoy et Edward Augustine. Le calendrier s’est donc avéré une vitrine attrayante pour l’art local.

Connaître les espèces en péril

 Sur la rive d’en face Sur la rive d’en face (juin)
© Virginia McCoy

Les belles images du calendrier sont essentielles pour promouvoir la nécessité de protéger les espèces et leurs habitats. En plus de faire connaître la Loi sur les espèces en péril, le calendrier brosse le portrait d’espèces en danger de l’Atlantique comme le saumon atlantique, la tortue mouchetée, la mouette blanche et le pluvier siffleur.

Le comité s’est fixé un objectif ambitieux, soit celui « d’un calendrier pour chaque maison et école dans les communautés autochtones de l’Atlantique et leurs environs ». Pour y arriver, quelque 20 000 calendriers ont été produits et distribués dans toute la région de l’Atlantique du Canada, a indiqué Yves Bossé.

 Tortues jumelles Tortues jumelles (avril)
© Gerald Gloade

D’excellents commentaires

Une fois les calendriers distribués, le comité a recueilli les commentaires grâce à un sondage d’opinion mené auprès du public cible, soit les collectivités autochtones, les écoles et les bureaux gouvernementaux. Après une année d’utilisation, tous affirment avoir considérablement amélioré leurs connaissances sur les espèces en péril. Le calendrier a aussi permis de bien informer les différents auditoires sur des événements autochtones importants se produisant tout au long de l’année. « Tout ceci nous confirme que nous avons fait un pas important vers l’atteinte de notre objectif » mentionne Yves.

Mission accomplie

 Icebergs Icebergs (mai)
© Lisa Learning

M. Bossé était particulièrement heureux que le projet ait impliqué la participation autochtone à toutes les étapes : planification, distribution et évaluation du calendrier. « Fruit d’une collaboration visant à augmenter la sensibilisation et l’implication des Autochtones, le calendrier a été un franc succès », conclut Yves.

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