Des mains et des yeux au service des espèces en péril

l’intendance en action dans la réserve de la biosphère de Southwest Nova

Le parc national et lieu historique national Kejimkujik du Canada: © Parcs Canada Le parc national et lieu historique national Kejimkujik du Canada
© Parcs Canada

Le parc national et lieu historique national Kejimkujik est au coeur de la réserve de la biosphère de Southwest Nova, une région qui abrite quelque 30 espèces en péril. La protection de toutes ces espèces n’est pas une mince tâche. C’est pourquoi les employés du parc et leurs partenaires de la réserve ont fait appel à une petite armée de bénévoles qui a accepté de leur prêter main forte. Ces bénévoles sont impliqués dans le rétablissement de plusieurs espèces en péril dans la région.

« Leur travail est essentiel », affirme Brennan Caverhil, biologiste à Parcs Canada. Les chercheurs qui étudient les espèces en péril éprouvent régulièrement de la difficulté à repérer ces espèces. « Pour nous, biologistes, trouver ces espèces qui, par nature, sont rares représente l’un de nos principaux défis », déclare M. Caverhil. Les bénévoles représentent des « milliers de yeux à l’affût » et leurs observations sont inestimables. Le travail effectué par les bénévoles est également précieux. La seule option viable pour le rétablissement des espèces en péril est d’impliquer les communautés dans des actions de rétablissement visant l’augmentation des populations et d’encourager une bonne intendance des habitats situés sur des terres privées.

Haut lieu des espèces en péril

Photo de la Couleuvre mince © Jeffie McNeil Couleuvre mince
© Jeffie McNeil

Cette région de la province abrite les trois quarts des espèces en péril de la Nouvelle Écosse inscrites dans la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral et dans la Loi sur les espèces en voie de disparition de la province. Cette concentration importante d’espèces fait de cet endroit un des hauts lieux de la biodiversité au Canada. Voilà l’une des principales raisons qui ont mené à la création de la réserve de la biosphère de Southwest Nova.

Environ 70 % des terres de la Nouvelle-Écosse sont privées et ont un impact sur le sort de ces espèces en péril. S’ils ont en main de l’information adéquate, les propriétaires fonciers peuvent participer à la protection de ces espèces. Bon nombre d’entre eux vont au-delà des exigences juridiques en devenant des acteurs dynamiques de l’intendance des habitats essentiels.

Une approche ciblée

Photo de la Tortue mouchetée © Jeffie McNeil Tortue mouchetée
© Jeffie McNeil

Trois groupes de bénévoles ont été mobilisés : les visiteurs habituels du parc national Kejimkujik, les communautés vivant à l’intérieur de la réserve de la biosphère, et les Premières nations locales. La plupart des visiteurs de Kejimkujik viennent de la Nouvelle-Écosse et visitent régulièrement le parc. Ils ont souvent une grande affinité avec le parc et veulent s’impliquer davantage en se portant à la défense du rétablissement des espèces. Les membres des communautés et des Premières nations vouent un attachement aux terres adjacentes au parc. Un grand nombre d’entre eux ont saisi l’occasion de protéger les espèces en péril sur leur propriété.

Participation des bénévoles

Photo des Les “Red Wolf” musiciens participant à une cérémonie pour relâcher des jeunes tortues © M. Crowley Les “Red Wolf” musiciens participant à une cérémonie pour relâcher des jeunes tortues
© M. Crowley

Au cours des trois dernières années, 500 bénévoles ont consacré plus de 25,000 heures à la protection et conservation des espèces en péril. Ces initiatives ont inclus les tortues mouchetées, les couleuvres minces, les monarques, les pluviers siffleurs et plusieurs plantes menacées de la côte Atlantique. À titre d’exemple, plus de 40 jeunes tortues écloses en captivité ont été relâchées dans le lac Grafton du parc et près du lac McGowan. Les Premières nations participent toujours à ces activités en organisant une cérémonie accompagnée de prières, de musique traditionnelle et de danse.

Les bénévoles enseignent aussi à Parcs Canada comment aider d’autres bénévoles. Récemment, des partenaires enthousiastes ont soumis une idée à Stephen Flemming, scientifique à Parcs Canada. Les personnes intéressées par la nature ont besoin d’un guide du randonneur qui contiendrait la liste des espèces en péril de la Nouvelle Écosse et qui expliquerait la façon de les identifier. Ainsi, les gens seraient plus à l’aise de signaler aux autorités responsables leurs observations possibles s’ils étaient convaincus d’avoir identifié une espèce.

Bénévoles observant les pluviers siffleurs Bénévoles observant les pluviers siffleurs
© M. Crowley

Cette idée s’est concrétisée par la publication du guide Espèces en péril en Nouvelle-Écosse – Guide d’identification et d’information. Rédigé par nos collègues Brennan Caverhill et Megan Crowley, ce guide vise à accroître la sensibilisation, à multiplier les rapports d’observation et à accroître les actions d’intendance. Pour chacune des 42 espèces, on y retrouve une fiche contenant des photos, les caractéristiques distinctives, une description de l’habitat et d’autres informations intéressantes.

Espèces en péril en Nouvelle-Écosse – Guide d’identification et d’information Espèces en péril en Nouvelle-Écosse – Guide d’identification et d’information
© Parcs Canada

De nombreuses personnes et organisations ont participé à la préparation du guide. Un guide d’intendance à l’intention des propriétaires fonciers est également en cours de production pour accompagner le guide d’identification, qui décrira les besoins en matière de protection d’habitats et les possibilités d’intendance. En fournissant des outils aux communautés, on leur permet de s’impliquer activement dans le rétablissement des espèces en péril.

Des bénévoles non seulement utiles, mais essentiels

Photo de Bénévoles pesant des jeunes tortues mouchetées © J. McKinnon Bénévoles pesant des jeunes tortues mouchetées
© J. McKinnon

Les bénévoles sont indispensables au rétablissement des espèces en péril. Le petit nombre d’employés de Keji doit couvrir un immense territoire géographique, et ceux-ci doivent souvent se trouver à plusieurs endroits simultanément durant la haute saison. Les bénévoles fournissent leur support et assistance au personnel de Keji et sont avides de s’impliquer dans des actions de rétablissement. Leur implication leur permet de vivre une expérience intéressante et mémorable et de voir concrètement comment ils peuvent faire une différence pour les espèces en péril. Chacun contribue dans la mesure de ses disponibilités – de 20 à plus de 1000 heures par année – et tous les efforts, petits ou grands, sont reconnus et appréciés. Plusieurs centaines de bénévoles et de propriétaires fonciers sont actuellement impliqués dans le rétablissement des espèces en péril au sein de la réserve de la biosphère.

Au-delà des avantages pour les espèces en péril, la contribution du parc à la réserve de la biosphère montre à quel point Parcs Canada travaille en partenariat avec ses voisins pour préserver l’intégrité de ce grand écosystème.

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