Transcription pour : De bonnes et de mauvaises journées : Les gardes de parc de l’arrière pays du parc national Jasper

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Une journée ordinaire? Bien, une journée ordinaire, c’est… D’abord, je me lève

et, euh… je dois trouver mes chevaux.

J’allume un feu, je fais du café et j’en avale quelques gorgées avant de sortir et de ramener mes chevaux

Ensuite, je prépare les chevaux et je pars sur les sentiers.

(TEXTE) De bonnes et de mauvaises journées : Les gardes de l’arrière-pays du parc national Jasper

[Les chevaux sont maintenant sellés. La caméra montre la tête d’un cheval qui marche dans de l’herbe verte sur le col Snake Indian.]

Hum… Notre travail, vous savez, n’est jamais vraiment terminé. Nous remplissons…

[Patti vérifie les piles d’un appareil photo servant à surveiller la faune en milieu reculé.]

…toutes sortes de fonctions, qu’il s’agisse de surveiller la faune…

[Patti effectue des travaux d’entretien sur un pont de la rivière Smoky.]

…ou de réparer des ponts endommagés. Nous faisons…

…des travaux d’entretien courant…

[Patti traverse les eaux tumultueuses de la rivière Smoky.]

…nous modifions le tracé de petits tronçons détruits par des crues, nous…

[Patti abat à la tronçonneuse un arbre qui bloque un sentier. ]

…enlevons le chablis qui bloque les sentiers. Quand je suis sur les sentiers, je transporte toujours une scie mécanique.

[Par une série de gros plans, la caméra montre l’intérieur d’un chalet de garde de parc. ]

Nous entretenons assez bien nos chalets – les fournitures dont nous avons besoin, les problèmes à régler.

Des problèmes liés à la peinture ou aux planchers, par exemple.

Nous nous en occupons bien pour qu’ils puissent être utilisés pendant encore 75 ou 80 ans.

[Quatre chevaux passent de la droite à la gauche de l’écran. Ils sont dans une vallée, devant une imposante paroi rocheuse. Les chevaux poursuivent leur route sur le sentier en bordure d’un magnifique lac glaciaire et d’éboulis. ]

Ah, eh bien, une bonne journée… D’abord, on ne sait jamais si la journée va être bonne ou mauvaise.

Mais une bonne journée, c’est quand… les insectes piqueurs se font rares, les chevaux sont contents,

nous travaillons en équipe et l’harmonie règne,

le feuillage change de couleur et tout va comme sur des roulettes. Ça, c’est une bonne journée.

[La pluie tombe du toit du chalet de patrouille de la Rivière-Smoky. Patti traverse la rivière Smoky avec ses chevaux, et nous voyons un pont où se sont amassées de bonnes quantités de débris. ]

Il m’arrive de m’interroger sur les décisions

qui m’ont amené là-bas. Je me demande parfois si je suis fou,

parce que certaines journées peuvent être très mauvaises – lorsque mes chevaux ont disparu,

qu’il fait froid, que je suis transi et que j’ai encore devant moi bien des heures avant d’arriver quelque part.

Mais, en revanche, les soirées peuvent être assez extraordinaires, vous savez.

J’ai l’impression d’avoir l’endroit à moi tout seul et je me sens plutôt chanceux… C’est sûr.

C’est très important pour moi. Je travaille avec une équipe de gens

qui prennent soin les uns des autres et qui s’entraident.

Quand je suis entrée en fonction dans l’arrière-pays,…

…j’ai appris des tas de choses qui s’étaient transmises depuis près de 100 ans.

[Patti s’arrête pour contempler une encoche pratiquée sur un arbre et portant l’inscription 1934.]

J’imagine que nous formons une famille en quelque sorte. Le Service des gardes est l’héritier d’une longue tradition.

Ouais, c’est en fait une vraie leçon d’humilité. Quand on consulte les anciens registres,

il est assez divertissant de lire les vieilles anecdotes, …

...les expériences vécues par les gardes de parc pendant leur journée. On peut vraiment comprendre ce qu’ils vivaient.

[Une séquence d’images montre un arbre tombé en travers d’un sentier. Patti coupe l’arbre et l’enlève du sentier. Nous voyons ensuite la souche coupée, puis une souche couverte de mousse à côté du sentier – le fruit du travail effectué par un garde de parc il y a de nombreuses années. ]

Les longues journées, les chevaux disparus ou les accidents.

Vous savez, on a vraiment l’impression de faire partie de quelque chose.

C’est un très bon sentiment. Le travail dans l’arrière-pays, c’est très valorisant.

[Avec ses chevaux, Patti passe près de l’arbre qu’elle vient de retirer du sentier. ]

Ce qui me procure le plus de satisfaction, c’est de mener à bien les projets que j’entreprends et de donner mon maximum.

À la fin de la journée, j’ai vraiment l’impression d’avoir accompli quelque chose.

Je m’appelle Al McKeeman. Je travaille comme garde de parc depuis environ 19 ans maintenant.

Je m’appelle Patti Walker, Je suis une spécialiste de l’arrière-pays du parc national Jasper, et je travaille à la limite nord du parc depuis 10 ans.

(TEXT) Filmé en extérieur pendant 13 jours et sur 231 km, en compagnie de Patti Walker, spécialiste de l'arrière-pays, sur le sentier de la Limite-Nord, dans le parc national Jasper.

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© Sa Majesté la Reine du Chef du Canada, représentée par Parcs Canada, 2012.

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