Lieu historique national du Canada S.S. Klondike

Les gens

L'équipage de bateau

La plupart des officiers et des employés de la flotte de la British Yukon Navigation Company (BYN) étaient embauchés à Vancouver chaque saison. La BYN défrayait le coût de leur passage jusqu'au Yukon dans la mesure où ils travaillaient au moins 60 jours dans la saison. L'équipage de bateau qui s'occupaient de la conduite comme telle du bateau étaient organisés en deux équipes.

Les pilotes

Bill Bromley a travaillé à bord du S.S. Klondike de 1937 à 1946.
Bill Bromley a travaillé à bord du S.S. Klondike de 1937 à 1955.
© Collection Bromley, no 4 / Parcs Canada

Le capitaine était l'officier en charge du navire de qui relevait en dernier ressort l'ensemble de l'équipage. Le pilote était le capitaine en second. Il faisait le quart opposé à celui du capitaine, et on s'attendait de lui à ce qu'il s'acquitte de toutes les fonctions du capitaine quand il était de quart.

Il devait posséder un certificat de capacité. Il faut connaître à fond le fleuve et posséder des connaissances poussées acquises seulement après des années d’expérience à la barre des bateaux à aubes sur le fleuve Yukon. Souvent, le capitaine commençait sa carrière à titre d'officier de pont.


Les mécaniciens

John Scotland a été le mécanicien en chef du S.S. Klondike de 1929 à 1944.
John Scotland a été le mécanicien en chef du S.S. Klondike de 1929 à 1944.
© 1944 / Ian Ashdown

Les mécaniciens étaient responsables du fonctionnement des moteurs et des autres systèmes mécaniques du bateau. En règle générale, il y avait à bord un mécanicien en chef et un deuxième mécanicien. Outre l'entretien des systèmes mécaniques, les mécaniciens étaient aussi appelés à contrôler la vitesse du navire selon les instructions du capitaine ou du pilote et ils surveillaient les activités des chauffeurs de chaudière.

Les chauffeurs de chaudière

Les chauffeurs de chaudière relevaient des mécaniciens. Ils alimentaient la chaudière et maintenaient son niveau d'eau. Ils avaient pour tâche de voir à ce que la chaudière produise juste assez de vapeur pour répondre aux besoins du bateau, mais pas trop. Ils s'occupaient également de nettoyer la chaudière et de la tenir en bon état. En raison de la chaleur intense des lieux de travail, il y avait trois chauffeurs de chaudière à bord du bateau, qui faisaient à tour de rôle un quart de quatre heures. Ils profitaient d'un répit de huit heures entre leurs quarts de travail.

Les officiers de pont

Le premier lieutenant sur le pont avant, à l'approche des rapides Five Finger.
Le premier lieutenant sur le pont avant, à l'approche des rapides Five Finger.
© Collection Wm. J. Keel, no 143 / Parcs Canada

Les premier et deuxième lieutenants surveillaient les activités de l'équipage de pont. Le premier lieutenant supervisait le chargement du cargo étant donné qu'il avait la responsabilité d'assurer la bonne tenue du navire et il était là également pour superviser les manœuvres quand on hâlait le bateau parmi des rapides. Les officiers de pont devaient posséder un certificat de capacité, qu'ils obtenaient après avoir suivi un cours et réussi un examen. Il leur arrivait souvent de passer du temps à la barre sous la supervision du pilote afin d'acquérir l'expérience nécessaire en vue d'une éventuelle promotion à ce poste.

L'équipage de pont

L'équipage de pont sur le pont avant du S.S. Klondike.
L'équipage de pont sur le pont avant du S.S. Klondike.
© Collection Shatford, no 3, 1938 / Parcs Canada

Les matelots de pont rendaient compte aux officiers de pont. Ils chargeaient et déchargeaient le cargo, nettoyaient le pont des marchandises, chargeaient le bois de chauffage, approvisionnaient le chauffeur de chaudière en bois et accomplissaient toutes sortes d'autres travaux manuels : ils pouvaient hâler le bateau dans les rapides au moyen d'un câble, réparer un gouvernail brisé ou déloger un bateau échoué. Le garçon de pont avait la tâche de chercher le café et de faire le gros des corvées de nettoyage.


L'équipage de pont répare la roue à aubes
L'équipage de pont répare la roue à aubes.
© Parcs Canada

Les membres de l'équipage de pont assuraient deux quarts de travail, mais ils étaient sur appel 24 heures sur 24. Ils étaient toutefois rémunérés si le nombre d'heures travaillées dépassait la durée habituelle de leur quart de travail. Si la plupart les membres de l'équipage de pont étaient embauchés à l'extérieur du Yukon au début de chaque saison, on prenait également des Autochtones de la région pour remplacer ceux qui partaient et pour procurer une main d'œuvre supplémentaire lorsque l'activité était intense.

Le commissaire de bord

Le commissaire de bord était l'agent commercial de la compagnie, et il s'occupait de la plupart des formalités administratives. Responsable de la livraison du cargo, du courrier et des passagers, le commissaire de bord était aussi celui qui dressait la liste de débarquement. Il s'occupait également de la paie de l'équipage, il était un agent d'American Express et il tenait les registres de consommation de bois pour la gestion des contrats d'approvisionnement en bois.

Le chef steward

Le chef steward supervisait l'équipage de cuisine et l'équipage de cabine et veillait à ce que le bateau soit bien approvisionné en nourriture et en produits d'entretien ménager. C'était également à lui de préparer les menus, de s'occuper des premiers soins à bord, de vendre le tabac, les bonbons et les cartes postales, et d'organiser les activités à l'intention des passagers en première classe.

L'équipage de cuisine

Le cuisinier en chef et le préposé à l'office dans la cuisine.
Le cuisinier en chef et le préposé à l'office dans la cuisine.
© Collection Bromley, no 14 / Parcs Canada

L'équipage de cuisine était composé d'un chef, d'un cuisiner, d'un second cuisinier, d'un préposé à l'office et d'un garçon de cuisine. Ils étaient responsables de la préparation de tous les repas de l'équipage et des passagers. Même si leurs heures supplémentaires n'étaient pas rémunérées, les membres de l'équipage de cuisine étaient cependant mieux payés que l'équipage de pont. Ils vendaient également les déchets de cuisine et les restes le long du fleuve pour suppléer à leur salaire.

L'équipage de cabine

L'équipage de cabine devait voir au confort des passagers et des officiers. Ils faisaient office de garçons de cabine et de serveurs. Ils servaient le petit déjeuner vêtus d'une chemise blanche et d'un nœud papillon, puis ils enfilaient leurs vêtements de travail pour faire les lits, changer les serviettes et nettoyer les cabines et les toilettes.

Les passagers

Des passagers se détendent à bord du S.S. Klondike II.
Des passagers se détendent à bord du S.S. Klondike II.
© Musée maritime de Vancouver

Quand le S.S. Klondike fut construit en 1929, il possédait très peu de cabines pour passagers car il devait surtout servir à transporter des cargos et du minerai. Son successeur, le S.S. Klondike II , fut doté dès le départ de 32 couchettes pour passagers. Certains passagers utilisaient les bateaux fluviaux pour se rendre de Whitehorse à Dawson City. D'autres montaient à bord pour revenir à leur camp forestier ou minier situé le long du fleuve.

Les passagers de première classe dormaient dans les cabines, ils pouvaient aller partout sur le bateau (à l'exception du Texas deck où les officiers avaient leurs cabines) et ils s'adonnaient à diverses activités pour se divertir comme les parties de galets, le badminton, les tournois de cartes, la pêche ou tout simplement les promenades sur le bateau. Ceux qui avaient payé moins cher dormaient dans des couchettes fixées aux étançons du pont des marchandises ou tout simplement à même le pont. Si les passagers de deuxième classe avaient accès au pont supérieur, les passagers de pont et les travailleurs étaient limités au pont des marchandises.

Un tournoi de galets sur le pont supérieur du S.S. Klondike.
Un tournoi de galets sur le pont supérieur du S.S. Klondike.
© Musée maritime de Vancouver, no 2737

Les registres tenus de 1946 à 1949 révèlent que le S.S. Klondike était autorisé à prendre un total de 77 passagers. Comme il n'y avait que 32 cabines dotées de couchettes, seuls 32 de ces 77 passagers pouvaient voyager en première classe. De nouveaux règlements en matière d'incendie adoptés en 1950 ramenèrent à 25 le nombre de passagers de première classe et à 25 le nombre de passagers de deuxième classe autorisés à voyager à bord du bateau.

À la fin de sa carrière, on rénova le S.S. Klondike pour en faire un navire de croisière. En 1955, soit la dernière année où le bateau navigua sur le fleuve, on comptait 150 couchettes à bord. Malheureusement, le coût élevé des opérations mit fin à l'entreprise, et la carrière fluviale du S.S. Klondike prit fin en août de cette année.