Lieu historique national du Canada de la Piste-Chilkoot

Milieu naturel

lac crater
© Parcs Canada / Diane Volkers

La piste Chilkoot correspond à l'un des trois seuls couloirs que les glaciers n'ont pas envahis et qui traversent la Chaîne côtière entre Juneau et Yakutat. La piste Chilkoot vous conduira à travers des paysages spectaculaires et des régions accidentées. La piste, qui commence en Alaska dans les basses terres côtières, traverse la forêt humide de la côte nord-ouest du Pacifique. Elle grimpe au-delà de la limite forestière pour arriver dans la toundra alpine, au sommet du col, à 1 074 mètres d'altitude, puis elle redescend à travers la forêt boréale subalpine de la Colombie-Britannique jusqu'aux lacs Lindeman et Bennett.

Le climat

La plupart des systèmes météorologiques soufflent en provenance de la côte. L'air humide qui vient de l'océan s'élève pour traverser le col Chilkoot, se refroidit et perd sa capacité de retenir l'humidité, ce qui produit des précipitations. C'est pourquoi, du côté américain, le temps est généralement pluvieux et/ou couvert. Le tronçon de la piste se trouve au-dessus de la limite forestière, les conditions climatiques y sont souvent très mauvaises - la pluie battante, la neige fondante, la grêle ou la neige, le froid, les vents violents et le brouillard épais - puisque différents systèmes météorologiques traversent le secteur. À mesure que l'air frais descend depuis la toundra alpine jusqu'aux rives du lac Lindeman, il se réchauffe et sa capacité de retenir l'humidité s'accroît, créant une « ombre pluviométrique » (région sous le vent abritée de la pluie). Dans les secteurs se trouvant à basse altitude, à l'extrémité nord de la piste, le climat est généralement plus sec, offrant un agréable contraste par rapport aux conditions que l'on a connues sur le reste du parcours.

La forêt de la côte nord-ouest du pacifique

Forêt de la côte, É-U.
Forêt de la côte
© National Park Service / Kari Rain

En Alaska, la forêt commence au niveau de la mer et monte jusqu'à 914 mètres d'altitude. La plupart des denses peuplements d'aulnes, de peupliers, de trembles, de pruches et d'épinettes de Sitka sont des secondes pousses. Le sous-étage de la forêt se compose de plantes comme les mousses, les fougères, l'aralie épineuse et les bleuets, qui se plaisent dans un climat maritime doux. Les ours noirs et bruns sont attirés par la rivière Taiya dans laquelle les saumons roses et kéta se livrent à une course effrénée au moment de la saison de frai. Le crapaud boréal, l'aigle à tête blanche, la loutre de rivière et le cincle d'Amérique fréquentent cette région côtière tempérée.

La Toundra Alpine


Toundra Alpine.
© Parcs Canada / Christine Aikens

Près du sommet du col Chilkoot, à 914 mètres, il règne un climat subarctique et la végétation change complètement. De longs tronçons de la partie canadienne de la piste sont dépourvus d'arbres, et ne peuvent survivre dans ce sol alpin peu épais que les mousses, les lichens, les éricacées, les arbustes nains et les petits saules. On peut observer dans cet habitat le spermophile arctique, la marmotte des Rocheuses, le picas, la chèvre de montagne assez rare et les lagopèdes.


La forêt boréale subalpine

La forêt boréale subalpine
La forêt boréale subalpine
© Parcs Canada / Christine Hedgecock

En descendant le col, le randonneur, qui se trouve alors au Canada, passe de la toundra alpine à la forêt boréale subalpine. Cette forêt est plus sèche que la forêt côtière, la pluie étant arrêtée par la Chaîne côtière. Elle est aussi moins dense et se compose surtout de sapins de l'Ouest, de pins lodgepole, de saules et d'aulnes. L'orignal, le loup, l'ours brun, le grissli, le porc-épic, le carcajou, la gélinotte et le bruant à gorge blanche la fréquentent.