Lieu historique national du Canada de Batoche

Quoi de neuf?

Église St. Antoine de Padoue Église St. Antoine de Padoue
© Parcs Canada

L'église Saint-Antoine-de-Padoue au lieu historique national du Canada de Batoche a été rouvert le 25 juillet 2002. Érigée par les Missionnaires Oblats de Marie-Immaculée et bâtie par Ludger Gareau en 1884, l'église Saint-Antoine-de-Padoue constitue un exemple de construction classique à ossature de bois de la rivière Rouge. Cette technique consiste en rondins posés horizontalement pièce sur pièce et retenus par un rondin à rainure verticale à chaque bout. Elle rappelle le début des activités et de l'influence de l'ordre des Oblats dans le Nord-Ouest ainsi que le conflit entre les Métis et le gouvernement du Canada qui s'est soldé par la bataille armée de 1885. Les édifices sont directement associés à des personnages tels que Louis Riel, Gabriel Dumont et le major général Frederick Middleton qui ont joué des rôles importants dans la bataille de Batoche. L'église, qui fait maintenant partie du lieu national historique du Canada de Batoche, est précieuse en raison de ses fortes associations historiques et de son importance sur le plan architectural.

Depuis les années 1920, l'église connaissait des problèmes de structure et subissait l'effet de menaces environnementales. Elle a été fermée pendant les deux dernières années, afin de permettre la tenue de travaux de stabilisation et le règlement de divers problèmes. Les travaux, qui étaient indispensables pour garantir la survie à long terme de la structure historique, ont été effectués de sorte à préserver le caractère patrimonial de l'église. La restauration et la réouverture de cette importante structure confirment la place qu'elle détient dans l'histoire du Canada comme représentation significative du lieu historique national du Canada de Batoche.

Église St. Antoine de Padoue - prète à être déménagerÉglise St. Antoine de Padoue - prète à être déménager
© Parcs Canada / 22/01/02
L'intérieur de l'église St. Antoine de Padoue durant sa restaurationL'intérieur de l'église St. Antoine de Padoue durant sa restauration
© Parcs Canada / 22/01/02

LE GOUVERNEMENT DU CANADA COMMÉMORE L'IMPORTANCE HISTORIQUE NATIONALE DE MADEMOISELLE ONÉSIME DORVAL

Mlle Onésime Dorval and her protégée, Georgine d'Amours, ca. Mlle Onésime Dorval and her protégée, Georgine d'Amours, ca.
© Parcs Canada / St. Vital Parish 1877-1977, Battleford, Saskatchewan (1977), p. 26.

Une plaque qui commémore l'importance historique nationale de Mademoiselle Onésime Dorval a été dévoilé le 29 octobre 2002 à Duck Lake (Saskatchewan).

Mlle Onésime Dorval est reconnue comme un personnage d'importance historique nationale en raison de ses années de service dans les missions du Nord-Ouest et auprès des collectivités métisse et francophone des Prairies, où elle a vécu et jeté les bases de l'enseignement bilingue (en anglais et en français) en Saskatchewan.

Crée en 1919, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada conseille la ministre du Patrimoine canadien en ce qui a trait à l'importance historique nationale d'endroits, de personnes et d'événements qui ont marqué l'histoire du Canada. La pose d'une plaque commémorative représente la reconnaissance officielle de la valeur historique. C'est une façon de faire connaître au public la richesse de notre patrimoine culturel qui doit être préservé pour les générations à venir.

Originaire de Québec, Mlle Dorval reçoit une formation d'enseignante et obtient un brevet d'enseignement de première classe. Elle souhaite consacrer sa vie à l'Église, mais n'est pas acceptée dans l'ordre des SSurs du Bon-Pasteur à New York (où elle apprend l'anglais) en raison de sa santé fragile. Son intelligence et son altruisme l'incitent toutefois à s'engager dans une vie de missionnaire. Mgr Grandin de Saint-Albert cherche alors des femmes débrouillardes n'ayant pas froid aux yeux, prêtes à travailler dans les missions en tant que domestiques et enseignantes. Mlle Dorval répond à l'appel et effectue le pénible voyage vers l'Ouest en charrette de la rivière Rouge. Elle consacrera le reste de sa vie aux missions catholiques du Nord-Ouest.

Entre 1881 et 1883, Mlle Dorval habite dans la communauté métisse de Saint-Laurent de Grandin, où elle enseigne et travaille en tant que domestique et sacristaine. Sa gentillesse, son tact et ses compétences d'enseignante lui méritent l'affection de la population locale, qualités dont on fait même état dans les chroniques de la mission. Elle contribue également à la construction d'une grotte dédiée à Notre Dame de Lourdes. Ce n'est qu'à l'arrivée des sSurs Fidèles Compagnes de Jésus qu'elle quitte la communauté.

Mlle Dorval déménage alors à Battleford, où elle établit une école et enseigne jusqu'en 1896. Elle s'installe ensuite à Batoche, où elle enseigne les matières scolaires, l'artisanat et la musique dans une petite école d'une pièce jusqu'en 1914. (L'harmonium qu'elle utilise en classe est maintenant exposé dans le centre d'interprétation régional de Duck Lake.) Et comme si ces tâches ne l'occupent pas assez, elle travaille également comme ménagère pour le Père Moulin et assure l'hébergement de quelques enfants qui habitent trop loin pour se rendre à l'école à pied. Elle part ensuite enseigner à Aldina, puis retourne à Saint-Laurent de Grandin, qui connaît une pénurie d'enseignants francophones qualifiés.

Après plus de cinquante ans de dévouement et d'abnégation, Mlle Dorval prend sa retraite en 1921 avec les SSurs de la Présentation à Duck Lake. Pendant le reste de sa vie, elle s'adonne à des activités communautaires et missionnaires, et rédige ses mémoires. Sa nécrologie publiée dans le Star Phoenix (1932) se concluait de la manière suivante : « Elle était admirée de tous pour sa mémoire prodigieuse, son jugement sûr, sa bonne humeur et sa piété édifiante. »