Lieu historique national du Canada des
Forts-et-Châteaux-Saint-Louis

Les découvertes archéologiques

Pierre Cloutier et Jacques Guimont – archéologues

Les vestiges des quatre forts Saint-Louis

Des vestiges anciens

Les vestiges les plus anciens mis au jour jusqu'à présent remontent à l'époque des 2 premiers forts Saint-Louis érigés par Champlain, le fondateur de Québec, en 1620 et en 1626. Ont été trouvés :

  • un mur de maçonnerie sèche et une plate-forme à canon en bois associé à un «  éperon  » du premier fort de 1620,
  • un escalier en pierre associé à la fortification du deuxième fort de 1626.

Des vestiges du troisième fort Saint-Louis

Trois des vestiges découverts sont associés au troisième fort Saint-Louis :

  • une plate-forme à canon en bois du temps du gouverneur Charles Huault de Montmagny (1646),
  • un mur de maçonnerie, élevé par un des gouverneurs en place entre 1648 et 1660 et qui forme une partie de l'enceinte nord du fort,
  • des éléments de ce qui pourrait être une redoute construite vers 1680.

Des ouvrages de défense

Les ouvrages de défense érigés par le gouverneur Frontenac lors de la construction du quatrième fort au début des années 1690 demeurent les plus substantiels. Plusieurs segments du mur de fortification longeant le rebord de la falaise, au nord et au sud du château, ont en effet été découverts au cours des deux premières campagnes de fouilles.

Des plates-formes à canon

Au sud du château, les restes de 4 plates-formes à canon de forme rectangulaire construites en 1691 ont également pu être dégagés. Il s'agit des restes très ténus de solives et de lambourdes de l'infrastructure des plates-formes. De gros clous forgés permettaient de fixer les planches du plancher des plates-formes aux solives. Ils étaient d'ailleurs encore en place à certains endroits.

Associés à 2 de ces plates-formes, 14 boulets de canon et deux boulets ramés reposaient encore à leur emplacement d'origine, oubliés sur place au moment de la construction de nouvelles plates-formes dans le premier quart du 18e siècle.

Derrière les plates-formes se trouvaient les vestiges d'un mur de soutènement en gros blocs de pierre du cap Diamant.

De nouvelles plates-formes à canon de forme trapézoïdale les remplaceront vers 1717-1718. Seules quelques traces très ténues en ont été retrouvées.

Un nouveau mur de fortification

Le dernier ouvrage de fortification dégagé est un mur de maçonnerie construit par les Britanniques en 1789 à l'emplacement de l'ancien mur de fortification érigé par Frontenac au sud du château. À cette époque, le fort Saint-Louis avait déjà perdu sa vocation défensive au profit de la citadelle temporaire érigée entre 1779 et 1783.