Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-la- Ristigouche
Le Machault
L'épave du Machault
Plongeur procédant à des fouilles subaquatiques© Parcs Canada / Robert Grenier / 2M-1050T, 1971
Après avoir séjourné pendant plus de 200 ans au fond de
l'estuaire de la Ristigouche, l'épave du Machault révèle
enfin ses secrets. Grâce aux fouilles subaquatiques réalisées
de 1969 à 1972, une vaste collection d'objets a été mise
au jour. Ces artefacts ont contribué à l'avancement des connaissances
sur la bataille ainsi que sur les échanges commerciaux qu'entretenaient
la métropole et la colonie à cette époque.
Vue
de l'intérieur du centre d'interprétation© Parcs Canada / Jacques Beardsell / 125/PE/PR7/SPO/00249
Le site archéologique de la bataille de la Ristigouche se révèle
un témoin important de la culture matérielle en Amérique
du Nord au XVIIIe siècle. Constatez-le vous-même en
visitant l'intérieur reconstitué du navire.
La salle du conseil
Reconstitution de la salle du conseil© Parcs Canada / Jacques Beardsell / 125/PE/PR7/SPO/00206
À bord du navire, les officiers de l'expédition de secours discutent
des objectifs et des risques de leur mission. Cinq des six vaisseaux de la flottille
sont des navires marchands faiblement armés. Seule la frégate
Le Machault, avec ses 26 canons manoeuvrés par une centaine de soldats
et par 150 marins, peut défendre adéquatement le convoi.
Personnage représentant le Lieutenant François Chenard de La Giraudais© Parcs Canada / Jacques Beardsell / 125/PE/PR7/SPO/00217
François Chenard de La Giraudais, lieutenant de frégate et commandant
de la flottille, possède les qualités et l'expérience nécessaires
pour accomplir cette mission. En 1759, il était second à bord du
même vaisseau qui escortait, vers Québec, une vingtaine de navires.
Personnage
représentant le Capitaine François Gabriel d'Angeac© Parcs Canada / Jacques Beardsell / 125/PE/PR7/SPO/00217
François Gabriel d'Angeac, chevalier de Saint-Louis, capitaine et commandant
des troupes de la marine, s'avère, en raison de ses états de service
et de sa très bonne connaissance du pays, un choix très pertinent
pour commander les troupes de terre envoyées en renfort.
La vie à bord
Marin
dans l'entrepont de la frégate© Parcs Canada / Jacques Beardsell / 125/PE/PR7/SPO/00255
Outre les marchandises et les munitions entreposées dans les cales, Le
Machault transporte 150 hommes d'équipage et 100 soldats entassés
dans l'entrepont du navire. L'exiguïté des lieux, l'obscurité et
l'humidité rendent pénible la promiscuité.
Comme les voyages sont souvent très longs, on conserve difficilement la
nourriture et l'eau douce s'altère rapidement. L'alimentation des occupants
de l'entrepont est une source constante de problèmes. On remarque en effet
de nombreuses carences alimentaires chez ceux qui y logent. Sans compter la vermine
qui infeste les lieux.
Une précieuse cargaison
Munitions entreposées dans les cales© Parcs Canada / Jacques Beardsell
Au printemps 1760, les cales des six navires de secours qui partent de Bordeaux sont pleines à craquer. Cette cargaison représente le dernier espoir de salut pour la Nouvelle-France qui manque de tout, étant en guerre depuis cinq ans.
Vaisselle faisant partie de la cargaison© Parcs Canada / Jacques Beardsell
La plupart des marchandises transportées sur les navires sont emballées
dans des caisses, des ballots et des barils. La moitié de la cargaison
est constituée de vivres, principalement de la farine et des viandes salées.
On y retrouve aussi des pois, de la graisse, du vin et de l'eau-de-vie. Les navires
sont aussi chargés de caisses de fusils, de barils de poudre, de grenades,
de boulets et de bombes. Les objets lourds sont placés au fond de la cale
pour servir de lest. La cargaison comprend enfin de la vaisselle, de la quincaillerie
et des objets de traite, des tissus, des vêtements et des souliers dont
les troupes ont grand besoin.