Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-la-Ristigouche

Le contexte historique

En 1755, la France et la Grande-Bretagne se préparent à une guerre sanglante qui durera sept ans. La Nouvelle-France sera l'une des arènes de ce conflit.

Vue de l'intérieur du centre d'interprétation Vue de l'intérieur du centre d'interprétation
© Parcs Canada / Jean Audet / 125/PE/PR7/spo-0004

La France est une puissance continentale. Sa force provient surtout de ses armées de terre stationnées en Europe. La Grande-Bretagne est une puissance maritime. La mobilité de sa flotte lui permet de choisir le champ de bataille qui lui convient. Aussi, ce pays projette-t-il d'attaquer les colonies françaises d'Amérique, pour profiter de la faiblesse de la marine française.
En Amérique, la rivalité entre la France et la Grande-Bretagne va se cristalliser sur trois fronts : la région atlantique, la région du lac Champlain et la vallée de la rivière Ohio. C'est le début d'une longue succession d'affrontements.

La déportation des Acadiens

Illustration représentant la déportation des Acadiens en 1755 Illustration représentant la déportation des Acadiens en 1755
© Archives Nationales du Canada / C.W. Jeffreys / C-70232

Après la chute du fort Beauséjour, le 17 juin 1755, l'Acadie française s'écroule sous la pression des Britanniques. Au cours de cette seule année, de 6 000 à 7 000 Acadiens sont déportés vers des destinations diverses. Les autres sont pourchassés à travers le pays.

La bataille de la Monongahela En 1755, les troupes britanniques partent à l'assaut du fort Duquesne. Les Britanniques veulent déloger les Français de la vallée de l'Ohio. Le 9 juillet, ils ne sont plus qu'à trois lieues de leur destination, mais ils sont arrêtés par les Français et leurs alliés indiens.

La bataille du lac Saint-Sacrement

Le 8 septembre 1755, les troupes françaises et britanniques s'affrontent dans une série de combats aux résultats imprécis.

La prise d'Oswego

Illustration représentant la capitulation d'Oswego, en bordure du lac Ontario Illustration représentant la capitulation d'Oswego, en bordure du lac Ontario
© Archives Nationales du Canada / C-790

Le 14 août 1756, les Français s'emparent d'Oswego, après un siège de quelques jours. Cette victoire confirme leur domination sur la région des Grands Lacs.

L'attaque du fort William Henry

En 1757, une expédition hivernale et un siège éclair permettent aux Français de se rendre maîtres du fort William Henry, sur le lac Champlain.

La bataille de Carillon

Mobilisant toutes leurs ressources pour écraser la Nouvelle-France, les Britanniques se proposent d'enfoncer d'abord les défenses du Canada par la voie du lac Champlain. Le 12 juillet 1758, 15 000 soldats britanniques attaquent Carillon. Les Français, qui ne sont que 3 000, réussissent à mettre leurs rivaux en déroute.

La prise de Louisbourg

Vue de l'intérieur du centre d'interprétation Vue de l'intérieur du centre d'interprétation
© Parcs Canada / Jean Audet / 125/PE/PR7/SPO-00031

Concentrant leurs efforts sur la côte atlantique, les Britanniques regroupent plus de 150 navires sur lesquels sont embarqués près de 28 000 soldats et marins. Les Français ne rassemblent que 6 000 hommes et une poignée de vaisseaux.

Gravure représentant le Débarquement des troupes britanniques à Louisbourg, en 1745 Gravure représentant le Débarquement des troupes britanniques à Louisbourg, en 1745
© Archives nationales du Canada / Gravure de Brooks / C-10994

Le 26 juillet 1758, Louisbourg capitule après un siège de sept semaines. La saison est toutefois trop avancée pour que les Britanniques fassent subir le même sort à Québec.

L'effondrement de la résistance

En 1759, sous l'implacable pression des troupes britanniques, la Nouvelle-France se désarticule. Les places fortes de Niagara, Carillon et Saint-Frédéric tombent une à une. Pendant ce temps, les Français concentrent leurs ressources pour la défense de Québec, principal enjeu de cette campagne.

La chute de Québec

Vue de la prise de Québec, 13 septembre 1759 Vue de la prise de Québec, 13 septembre 1759
© Archives nationales du Canada / C-1078

Le 23 juin 1759, une flotte britannique de près de 150 vaisseaux, transportant 39 000 soldats et marins, jette l'ancre près de Québec.

Après un siège de trois mois marqué de nombreuses escarmouches et de bombardements incessants, un combat que les Britanniques espèrent décisif s'engage au petit matin du 13 septembre, sur les hauteurs d'Abraham.

Malgré la reddition de Québec, le 18 septembre 1759, les Britanniques ne sont pas encore maîtres de tout le pays. Loin d'être anéantie, l'armée française s'est regroupée à l'ouest de Québec. Elle bloque le passage aux Britanniques pendant tout l'hiver.

La bataille de Sainte-Foy

Chevalier de Lévis devant Québec Chevalier de Lévis devant Québec, 176
© Parcs Canada / Steven Spazuk / Ex.93.32.1, 1984

Le 28 avril 1760, les troupes françaises sont victorieuses à Sainte-Foy et les Britanniques doivent se réfugier derrière les murs de Québec.

Les deux armées s'affrontent. Elles sont toutes deux à bout de forces et ne peuvent qu'espérer des renforts qui scelleraient l'issue du combat. Tous les yeux sont alors rivés vers la mer. Le sort de la Nouvelle-France s'y joue.