Lieu historique national du Canada du Manoir-Papineau

La salle à manger

La porte d'entrée principale du manoir Détail de la porte d'entrée, façade du manoir, vers 1929.
© Parcs Canada / Fonds Louis-Joseph Papineau, Château Montebello / 206/ic-10/PR-6/S-106 no 3, 1929.

Une visite guidée du Manoir s'impose. Découvrez Louis-Joseph Papineau, tour à tour, seigneur, père de famille, hôte courtois et, enfin, homme de culture.

Donnez-vous la peine d'entrer !


La salle à manger, vue du sens opposé à l'entrée de la pièce. La salle à manger, en 1886.
© Parcs Canada / Fonds Louis-Joseph Papineau, Château Montebello / 206/ic-10/PR-6/S-99 no 10, 1886.

La salle à manger

La salle à manger spacieuse, conviviale et confortable est le lieu quotidien des rencontres familiales et amicales où l'art de vivre s'inscrit dans les plus menus détails. La paneterie, attenante à la salle à manger, est une pièce de service typique des résidences seigneuriales ou princières où l'on conserve et distribue le pain. Cependant, le terme « paneterie » peut également être une déformation du terme anglais pantry. La pantry ou office en français désigne une pièce de service relevant de la cuisine, située près de la salle à manger et utilisée pour le rangement de la vaisselle, principalement de l'argenterie. Elle permet d'apporter la touche finale aux plats avant le service.

Sur le mur ouest de la salle à manger se trouve un monte-plats. Louis-Joseph Papineau appelait ce système « Dumbwaiter » ou encore « mon armoire de la salle à manger ».

Le grand salon ou salon jaune

Vue du salon jaune comprenant plusieurs meubles, tableaux et accessoires de décoration. Le salon jaune, en 1886.
© Archives nationales du Canada / PA-115909/ J.G. Parks, Montréal, 1886.

Le grand salon du manoir de Monte-Bello est meublé en majorité avec les pièces du mobilier original ayant appartenu à la famille Papineau. Parmi ceux-ci figurent les tapis, papier peint, meubles d'acajou, de nombreux sièges, miroirs, rideaux et lambrequins.

Au XIXe siècle, le salon se veut la pièce la plus importante et la mieux meublée de la maison bourgeoise. Appelée « chambre de compagnie » ainsi qu'il apparaît sur les plans d'origine, cette pièce est le lieu où l'on reçoit, tel qu'il est prescrit par les usages de l'époque victorienne. Principale pièce d'apparat du manoir, elle accueille donc les invités, cercle d'amis et personnalités, gravitant autour du seigneur Papineau et de sa famille.

Le salon bleu

Vue du salon bleu depuis l'entrée de la pièce. À l'avant-plan, le magnifique sofa. Le salon bleu, en 1886.
© Parcs Canada / Fonds Louis-Joseph Papineau, Château Montebello / 206/ic-10/PR-6/S-99 no 12 / J.G. Parks, Montréal, 1886.

En 1871, Louis-Joseph-Amédée Papineau succède à son père à la tête du domaine. En 1881, il entreprend des travaux d'agrandissement dans l'axe du grand salon pour aménager une pièce, baptisée « le salon bleu », qu'il orne de ses meilleures œuvres d'art, d'une grande cheminée de style « Moyen Âge », de glaces, de vases et de meubles provenant de sa maison de Montréal. L'ajout de cette pièce respecte le concept original du manoir, soit l'enfilade et la perspective, caractéristiques du fractionnement intérieur à la française du manoir, comme le voulait Louis-Joseph Papineau.

La chambre à coucher de Louis-Joseph Papineau

La chambre à coucher de Louis-Joseph Papineau. À l'arrière plan se trouve l'entrée de la salle d'eau des maîtres. La chambre à coucher de Louis-Joseph Papineau, vers 1915.
© Parcs Canada / Fonds Anne Bourassa, album Bethune / 206/ic-1D/PR-6/S-02 no 8 / Hal Bethune, 1915.

Sobre et de bon goût, la chambre de Louis-Joseph Papineau et de son épouse Julie Bruneau présente, dès l'origine, une particularité digne d'un luxe et d'un confort peu courant pour l'époque et témoignant, à sa façon, du statut social privilégié de la famille Papineau : une salle d'eau communicante, à l'usage exclusif des maîtres.
Cette chambre demeure par ailleurs le théâtre d'événements marquants dans l'histoire des Papineau. Julie Bruneau s'y éteint le 18 août 1862. Dans cette même pièce, neuf années plus tard, le grand patriote meurt entouré de ses livres préférés : l'Imitation de Jésus Christ, les Œuvres de Sénèque, les Pensées de Marc-Aurèle, l'Histoire des Gaulois, les Poésies d'Horace, la Vie de Washington.


Le bureau seigneurial et la tour de la bibliothèque

L'intérieur de la tour de la bibliothèque, vers 1920 L'intérieur de la tour de la bibliothèque, vers 1920.
© Archives nationales du Canada / PA-803728, 1920.

En 1856, à l'âge vénérable de 70 ans, Papineau réalise enfin son rêve de bibliophile passionné et entreprend la construction d'une tour carrée, afin de loger son imposante bibliothèque comptant plusieurs milliers de volumes. À l'origine, la tour comporte trois étages de rayonnages et le dernier niveau communique avec la salle de lecture. Au soubassement de la tour se trouve le bureau seigneurial où Louis-Joseph Papineau gère sa seigneurie et accueille ses censitaires.

La bibliothèque démontre avec éloquence la curiosité intellectuelle de Louis-Joseph Papineau, insatiable lecteur de tout ce qui influence la civilisation occidentale. L'expression « avoir la tête à Papineau » prend d'ailleurs ici tout son sens.