Lieu historique national du Canada Louis-Joseph-Papineau

Un peu d'histoire

Chronologie de Louis-Joseph Papineau

Les années de formation (1786-1809)

  • 7 octobre 1786 – Naissance de Louis-Joseph Papineau à Montréal.
  • 1796-1804 – Louis-Joseph Papineau commence ses études au Collège de Montréal et les poursuit, à compter de 1802, au Séminaire de Québec.
  • 1805-1809 – Cléricature en droit chez son cousin Denis-Benjamin Viger.

L'initiation aux institutions politiques (1808-1815)

  • 1808-1814 – Député du comté de Kent (Chambly) à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada.
  • 1810 – Réception d'une commission d'avocats.
  • 1813 – Capitaine de milice dans un bataillon de la milice d'élite durant la guerre de 1812.
  • 1814 – Louis-Joseph Papineau devient propriétaire de la maison paternelle, sise sur la rue Bonsecours à Montréal.
  • 1814-1830 – Siège à la Chambre d'assemblée, à titre de député de la circonscription de Montréal-Ouest (ville).

L'affirmation de l'homme politique (1815-1827)

  • 1815-1823 – Élu orateur (président) de la Chambre d'assemblée avec un salaire annuel de 1000 livres, à compter de 1817.
  • 1817 – Louis-Joseph Papineau achète de son père, la seigneurie de la Petite-Nation.
  • 1818 – Louis-Joseph Papineau épouse Julie Bruneau, fille de Pierre Bruneau, marchand et député de Québec.
  • 1820-1823 – Papineau est nommé au Conseil exécutif, mais décline l'invitation d'y siéger.
  • 1823 – Voyage en Angleterre, en compagnie de John Nelson, pour dénoncer le projet d'union des deux Canada.
  • 1825-1838 – Redevient orateur de la Chambre d'assemblée.

Le chef du Parti patriote (1827-1837)

  • 1827 – Papineau sort victorieux de la longue rivalité opposant, depuis 1815, politiciens québécois et montréalais pour le leadership du Parti canadien devenu, vers 1826, le Parti patriote.
  • 1827-1828 – Député du comté de Surrey (Verchères).
  • 1830-1838 – Louis-Joseph Papineau représente la circonscription de Montréal-Ouest (ville) à la Chambre d'assemblée.
  • 1834 – Rédaction et dépôt des 92 résolutions lesquelles expriment toutes les doléances du Parti patriote à l'endroit du gouvernement colonial.
  • 1834-1835 – Député du comté de Montréal.
  • Mars et avril 1837 – Discussion et adoption à Londres des 10 résolutions de Lord Russell, lesquelles rejettent les doléances et réformes suggérées par le Parti patriote.
  • 10 avril 1837 – Arrivée au pays de la nouvelle des résolutions Russell.
  • 15 mai 1837 – Discours prononcé par Louis-Joseph Papineau lors de l'assemblée de Saint-Laurent. L'homme politique recommande alors la non-consommation de produits importés du Royaume-Uni ainsi que la contrebande.
  • 17 juillet 1837 – Louis-Joseph Papineau préside, avec Cyrille-Hector-Octave Côté, une assemblée populaire à Napierville.
  • 23 et 24 octobre 1837 – Assemblée des Six-Comtés (Richelieu, Saint-Hyacinthe, Rouville, Chambly, Verchères et l'Acadie) à Saint-Charles.
  • 6 novembre 1837 – Les membres du Doric Club et Les Fils de la Liberté s'affrontent à Montréal. Les premiers attaquent la maison de Papineau et incendient le journal patriote anglophone The Vindicator and Canadian Advertiser.
  • 23 novembre 1837 – Combat à Saint-Denis. Victoire des patriotes sur les troupes britanniques. Fuite de Louis-Joseph Papineau et du Dr Edmund Bailey O'Callaghan vers Saint-Hyacinthe.

L'exil (1837-1845)

  • 1er décembre 1837 – Arrivée de Louis-Joseph Papineau et Edmund Bailey O'Callaghan aux États-Unis.
    Proclamation bilingue par le gouverneur Gosford, promettant une récompense de 1000 livres du cours de cette province (4000 $) à qui appréhenderait et livrerait Louis-Joseph Papineau aux forces de l'ordre.
  • 2 janvier 1838 – Assemblée de Middlebury, Vermont (États-Unis) qui se termine par une scission entre le groupe radical (Robert Nelson) et le groupe modéré (Papineau).
  • 1838 – À la fin mai ou au début juin, Louis-Joseph Papineau retrouve sa femme et certains de ses enfants à Saratoga, New York (États-Unis).
  • 4 novembre 1838 – Reprise de l'insurrection au Bas-Canada.
  • 8 février 1839 – Après avoir vainement tenté de convaincre à sa cause plusieurs personnalités américaines, Louis-Joseph Papineau quitte New York pour la France, à bord du Sylvie-de-Grasse.
  • Mai 1839 – Publication par la Revue du progrès de Paris, de la première partie de l'Histoire de l'Insurrection du Canada, rédigée par Louis-Joseph Papineau.
  • 1839-1845 – Durant son exil en France, Louis-Joseph Papineau consulte des ouvrages dans différentes bibliothèques, copie et fait copier des documents aux Archives de la Marine et à celles des Jésuites concernant le Canada, en vue de poursuivre la rédaction de son histoire de la colonie canadienne.
  • 1845 – Papineau, bénéficiant d'une amnistie, retourne au Canada via Boston.

Épilogue politique (1848-1854)

  • 1848-1851 – Député du comté de Saint-Maurice à l'Assemblée législative du Canada-Uni. Ce deuxième volet de la carrière politique de Louis-Joseph Papineau, qui se prolonge jusqu'en 1854, contribue peu à la célébrité du personnage. Remplacé comme chef réformiste des Canadiens français par Louis-Hippolyte La Fontaine et incapable de faire preuve de réalisme politique, Louis-Joseph Papineau accepte mal le rôle de simple député et s'en lasse rapidement.
  • 1849 – Partisan de l'annexion du Canada-Uni à la république étasunienne voisine.
  • 1852-1854 – Représente le comté des Deux-Montagnes à l'Assemblée législative du Canada-Uni.

La retraite du seigneur (1854-1871)

  • 1850-1871 – Papineau se retire dans le vaste manoir qu'il vient de construire à Montebello et se consacre à sa famille, à ses livres et à l'administration de ses terres de la Petite-Nation.
  • 1853-1855 – Louis-Joseph Papineau affligé par la disparition de plusieurs membres de sa famille, construit une chapelle funéraire près de son manoir, pour que les siens et lui-même y soient inhumés.
  • 23 septembre 1871 – Décès de Louis-Joseph Papineau à Montebello, à l'âge de 85 ans. Cinq jours plus tard, sa dépouille rejoint celles des membres de sa famille ensevelies dans la chapelle funéraire.

La famille Papineau

  • L'arbre généalogique de la famille Papineau comporte deux branches majeures : la descendance Papineau et la descendance Bourassa.
  • Louis-Joseph Papineau (1786-1871) et Julie Bruneau (1795-1862) ont neuf enfants. Seulement cinq d'entre eux survivent : Amédée, Lactance, Ézilda, Gustave et Azélie.
  • Deux ont une descendance : l'aîné Amédée, qui poursuit la lignée Papineau, et la cadette Azélie, à l'origine de la lignée Bourassa, issue de son mariage avec Napoléon Bourassa (père de Henri Bourassa), peintre et architecte renommé de l'histoire de l'art du Québec.
  • Arbre généalogique de la famille Papineau format Gif (55 Ko) (la largeur de cette image excède 640 pixels)

La vie politique de Louis-Joseph Papineau

Louis-Joseph Papineau a été un homme très important dans l'histoire politique de la nation québécoise. D'ailleurs, son cheminement politique s'est fait dans une période où l'identité québécoise et où l'existence des Canadiens français étaient mises à l'épreuve.

Bref historique de la politique canadienne

  • 1760 – La Conquête de la Nouvelle-France par les Britanniques, confirmée par le Traité de Paris en 1763, établit officiellement le pouvoir britannique dans l'ancienne colonie française du Canada.
  • 1791 – Acte constitutionnel du Canada : création du Haut-Canada et du Bas-Canada, ces deux régions séparées par la rivière des Outaouais.
  • Début XIXe siècle – Les députés se battent à l'Assemblée de Québec pour la responsabilité ministérielle, c'est-à-dire le contrôle du budget par la chambre élue. Cette bataille se voit autant au Haut qu'au Bas-Canada.
  • 1820 – L'origine de la rébellion de 1837-1838 remonte à cette décennie, au moment où les marchands anglais du Haut et du Bas-Canada voulaient l'unification des deux Canadas.
  • 1823-1833 – La montée de la tension politique entre le Parti canadien d'une part, et le gouvernement colonial et ses supporteurs, dits « bureaucrates ». Le Parti canadien devient le Parti patriote.
  • 1827 – Victoire électorale du Parti patriote.
  • 1834 – Rédaction et dépôt des 92 résolutions lesquelles expriment toutes les doléances du Parti patriote à l'endroit du gouvernement colonial.
  • 1837 – Début d'une bataille parlementaire des plus cruciales et des plus dures pour Louis-Joseph Papineau. C'est au printemps que les 10 résolutions de Lord Russell sont déposées. La rébellion débute officiellement. À l'hiver, Papineau s'exile pour sauver sa tête.
  • 1838 – L'indépendance du Bas-Canada est déclarée par Robert Nelson, en la présence de plus de trois cents Patriotes armés, le 28 février 1838, près de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Création d'un mouvement clandestin qui poursuit le mouvement patriote, soit les « Frères chasseurs ». Par la suite, quelques affrontements surviennent entre ce groupe d'insurgés et les Loyalistes britanniques. L'insurrection se termine en novembre, suite à la défaite des « Frères chasseurs » à Odelltown ainsi qu'à la fuite de Robert Nelson aux États-Unis.
  • 1839 – Pendaisons de plusieurs chefs des Patriotes à la prison du Pied-du-Courant en date du 15 février 1839, dont le plus mémorable est probablement François-Marie-Thomas Chevalier De Lorimier. À l'automne, plusieurs autres Patriotes sont condamnés à l'exil en Australie.
  • 1840 – Adoption de l'Acte d'Union par le Parlement de Grande-Bretagne, en juin. Cette loi abolit les Assemblées législatives ainsi que les provinces du Haut et du Bas-Canada pour créer une seule colonie sous l'administration d'un Gouverneur-général. Cette unique colonie fut proclamée le 10 février 1841 sous le nom de « Province du Canada ».
  • 1848 – Modification de la constitution, pour y introduire le principe de responsabilité ministérielle. C'est la première fois que la Province du Canada a un gouvernement composé de membres issus de la Chambre élective.
  • 1849 – 25 avril 1849, il y a une émeute devant le Parlement de Montréal qui est alors incendié. Cette année est qualifiée « d'année de la terreur à Montréal », suite à de nombreux autres feux ainsi qu'à la présence d'une tension extrême entre les Tories et les Réformistes.
  • 1867 – C'est le 1er juillet 1867 que l'Acte de l'Amérique du Nord britannique (AANB) est adopté officiellement, donnant naissance au Dominion du Canada. Cette loi du Parlement britannique réunit le Haut et le Bas-Canada, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, et prévoit l'adhésion future des autres provinces.

Historique politique de Louis-Joseph Papineau (1809 – 1854)

Ses fonctions

Papineau fait son entrée en politique en 1809. Il devient alors député du comté de Kent (Chambly). L'année suivante, il s'affilie au Parti canadien. En 1814, il est élu député du comté de Montréal-Ouest. Puis, il devient, de 1815 à 1823 et de 1825 à 1838, président (orateur) de la Chambre d'assemblée. Il accède, vers 1815, à la direction du Parti canadien. En 1827, il est élu député du comté de Surrey. À son retour d'exil, Papineau est élu député du comté de Saint-Maurice, soit de 1848 à 1851. Puis, son dernier mandat en tant que député est celui de Deux-Montagnes, de 1852 à 1854. Il termine sa carrière politique cette même année.

Ses actions

Papineau se rend à Londres, en 1823, afin d'empêcher l'adoption du projet de loi qui vise l'unification des deux Canadas. Les 92 Résolutions sont déposées à Londres (1834). En 1837, la réponse – négative, parvient sous la forme des 10 résolutions de Lord Russell. Papineau s'engage alors dans une campagne d'assemblées populaires dans plusieurs régions du Québec, pour rallier la population au mouvement patriote. Il est présent à première bataille entre les Patriotes et les Britanniques à Saint-Denis. Toutefois, il part en exil vers les États-Unis, avant la fin de la bataille, pour éviter que le mouvement patriote ne soit privé de son chef s'il était pris comme otage.

Ses prises de position

  • Papineau soutient les méthodistes, les presbytériens et les Juifs dans le débat sur le projet de loi visant à accorder aux protestants dissidents le droit de tenir des registres d'état civil.
  • Il propose de placer l'enseignement universitaire sous la responsabilité d'une direction civile et laïque.
  • Il appuie le bill des notables qui doit permettre aux habitants d'une paroisse de participer à l'administration de la fabrique.
  • Louis-Joseph Papineau est un grand fervent des institutions étasuniennes. Il se dit républicain et il a l'idée d'instaurer une république bas-canadienne. Suite à son retour d'exil, Papineau refuse toujours l'union des deux Canadas et désapprouve l'abolition du régime seigneurial. D'ailleurs, il appuie le mouvement annexionniste (aux États-Unis).
  • Ses demandes les plus importantes sont la responsabilité de l'exécutif, l'éligibilité des conseillers législatifs et le contrôle du revenu par la législature.

La maison Papineau

Historique de la maison

  • 1711 – Construction de la première maison, en bois, par le maçon Jean Dablay sur le terrain appartenant anciennement aux Sulpiciens.
  • 1748 – Vente de cette maison avec le terrain à Joseph Papineau, père, tonnelier de son métier.
  • 1752 – Construction d'une allonge de pierre derrière la maison de bois. Cette partie de la résidence constitue aujourd'hui l'aile arrière.
  • 1779 – Vente de la maison à John Campbell, surintendant des Affaires indiennes.
  • 1785 – John Campbell fait détruire la maison en bois et la remplace par une maison en pierre à deux étages. Cette maison fut construite par Jean-Baptiste Cérat.
  • 1809 – Achat de la résidence par Joseph Papineau, fils, à la veuve de John Campbell.
  • 1814 – Louis-Joseph Papineau acquiert la demeure et le terrain qui se situent aujourd'hui au 440, rue Bonsecours.
  • 440, rue Bonsecours. Maison Papineau
    440, rue Bonsecours. Maison Papineau. Sa restauration lui a redonné son apparence des années 1830.
    © Parcs Canada
    1831-1832 – Agrandissements et rénovations de la résidence familiale. Le désir de Louis-Joseph Papineau était d'avoir un grand salon. Pour ce faire, il dut agrandir l'étage noble ainsi que les combles, tout en créant un passage cocher. La porte fut déplacée à l'extrémité droite de la maison, ce qui suit la tendance du début du XIXe siècle. Il augmenta le nombre de lucarnes et il fit installer de nouveaux châssis plus grands à l'étage noble. Il dut élever le plafond de dix-huit pouces dans le grand salon pour équilibrer la hauteur en égard à la largeur et à la longueur. Finalement, pour harmoniser la façade en pierres et en briques, Papineau la couvrit d'un parement en bois imitant la pierre de taille.
  • 1838-1846 – Alors que Louis-Joseph Papineau était en exil, la maison tient lieu d'hôtel.
  • 1846-1850 – À son retour de France, Papineau retourne brièvement au 440, rue Bonsecours.
  • 1864-1866 – Elle est occupée en tant qu'auberge et en tant que quartier général d'un régiment.
  • 1866 – La maison redevient officiellement un hôtel (Empire, Rivard & Bonsecours).
  • 440, rue Bonsecours. Hôtel Bon Secours et Salle à manger Chez Adrien.
    440, rue Bonsecours. Hôtel Bon Secours et Salle à manger Chez Adrien.
    © Parcs Canada
    1875 – La maison se voit ajouter deux étages carrés en brique et un escalier en fer forgé extérieur.
  • 1871-1920 – La maison reste la propriété de la succession Papineau, mais elle est peu entretenue.
  • XXe siècle – La cour arrière de la maison devient un entrepôt pour une entreprise d'alimentation en poissons tandis que le reste de l'édifice sert de maison de chambres pour les mendiants, certaines parties étant exploitées en tant que restaurant, salon de coiffure, buanderie et lieu de divertissement.
  • 1920 – La propriété est vendue à Joseph Arthur Paulhus.
  • 21 mai 1962 – Achat de la maison par Eric D. McLean.

Événements marquants reliant la maison et la politique au temps de Papineau

L'attaque de 1834

Une des premières attaques à avoir lieu à la résidence Papineau se déroule en 1834, après l'adoption des 92 Résolutions par la majorité des représentants de la population. Une vague de violence est alors apparue à Montréal, suite aux élections. Des groupes armés s'attaquèrent aux maisons des députés ayant voté pour l'adoption des 92 Résolutions. Le vendredi soir du 14 novembre, des émeutiers tories s'acharnèrent sur la résidence des Papineau et détruisirent, à coups de pierres, de bâtons et de haches, toutes les persiennes et les châssis du rez-de-chaussée.

L'attaque du Doric Club

Le 7 novembre 1837, les membres du Doric Club, opposants des Frères de la Liberté, s'attaquent à la maison de Louis-Joseph Papineau ainsi qu'au bureau du journal The Vindicator and Canadian Advertiser (qui est le journal anglophone des Patriotes), dans le but de briser la révolte des Patriotes.

M. McLean (1919-2002) et les rénovations

Eric D. McLean est un des premiers partisans de la conservation du Vieux-Montréal. C'est en partie grâce à cet homme que ce quartier a revu le jour, avec son architecture ancestrale.

Qui est-il?

  • Eric Donald McLean est né à Montréal le 25 septembre 1919 et y est décédé le 19 août 2002.
  • Il a été mêlé de très près à la vie culturelle musicale du Québec.
  • Il a exercé le métier de critique musical dans divers journaux montréalais pendant 40 ans, ce qui l'a amené à entretenir des rapports amicaux avec Glenn Gould.
  • Il a découvert le talent de Maureen Forrester.
  • Eric D. McLean assis à son piano
    Eric D. McLean assis à son piano, dans le grand salon de la Maison Papineau
    © Parcs Canada
    S'est intéressé à la protection et à la mise en valeur du patrimoine québécois par la traduction qu'il a faite de l'œuvre de Jean Palardy (Les meubles anciens du Canada français) et par la rédaction, en collaboration avec R. D. Wilson, de The Living Past of Montreal (1964)
  • Sa contribution a été reconnue par diverses instances : il a été membre de la Commission Jacques-Viger, du bureau des gouverneurs de l'Université McGill, du conseil d'administration du Musée des Beaux-Arts de Montréal et président de l'Association des critiques musicaux d'Amérique. Il a été surnommé le « maire du Vieux-Montréal ». Il a été fait Officier de l'Ordre du Canada, en 1975, pour sa contribution à l'univers musical et en raison de sa participation à la conservation du Vieux-Montréal.

Ce qu'il a fait

  • Lors de ces rénovations, Eric D. McLean visait à redonner l'apparence originale de la maison Papineau des années 1830.
  • Il a substitué la forme originale du toit à deux versants aux étages en briques.
  • Il a restitué les divisions originales de la maison, tout en enlevant les cloisons plus récentes.

Parcs Canada

  • Depuis l'acquisition de la maison Papineau en 1982, Parcs Canada a procédé à la réfection de le toiture en cuivre étamé selon la technique de la tôle à la canadienne.
  • Parcs Canada a déposé la façade de bois qui datait des années 1830, pour la remplacer par un parement identique (1998-1999).
  • Parcs Canada entretient l'ensemble de la maison Papineau.

Bibliographie

DE CELLES, Alfred D. Papineau, Montréal, Cie. Cadieux & Derome, 1905, 243 p.

LAMONDE, Yvan & Claude LARIN. Louis-Joseph Papineau, Un demi-siècle de combats, Montréal, Fides, 1998, 662 p.

PAPINEAU, Amédée. Souvenirs de jeunesse 1822-1837, Montréal, Septentrion, 1998, 134 p.

PAULIN, Marguerite. Louis-Joseph Papineau, Le grand tribun, le pacifiste, Montréal, XYZ éditeur, 2000, 205 p.

OUELLET, Fernand. Louis-Joseph Papineau Un être divisé, Ottawa, La Société Historique du Canada, Brochure Historique No.11, 1984, 26 p.