Lieu historique national
du Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine

Foire aux questions

D'où vient le toponyme Lachine?

Sous le Régime français, René-Robert Cavelier de La Salle obtient des Sulpiciens une seigneurie nommée « Côte Saint-Sulpice ». En 1669, il vend la majeure partie de son fief pour financer un voyage d'exploration aux Grands Lacs. Il espère trouver une route vers la Chine. Pour se moquer de cette ambition, les gens de la région commencent à appeler par dérision son ancien fief « La Chine », et le toponyme se transformera finalement en « Lachine ». Ainsi, ses habitants se dénomment Lachinois et Lachinoises.

Quelle est la différence entre les coureurs des bois et les voyageurs?

Les coureurs des bois sont actifs sous le Régime français. Ils agissent comme de petits entrepreneurs, piégeant les animaux à fourrure et faisant le commerce.

Les voyageurs, quant à eux, sont des engagés. Ils ressemblent un peu aux camionneurs des temps modernes. Ils s'occupent du transport des fourrures et des objets d'échange entre la vallée du Saint-Laurent et le Nord-Ouest. Leur salaire à l'époque pour six mois est environ trois fois plus élevé que celui d'un homme travaillant sur une ferme durant un an.

Qu'est-ce qu'un wampum?

C'est le nom des perles de coquillages blanches ou pourpres et des ceintures fabriquées avec ces perles par les Amérindiens de la côte est. Les wampum servent de monnaie d'échange, d'ornement ou d'objet pour sceller des traités. Ils font aussi référence aux ententes solennelles, à l'histoire et aux matières religieuses.

Le commerce des fourrures a-t-il une grande importance encore aujourd'hui au Canada?

L'industrie canadienne de la fourrure représente un apport de 800 millions de dollars par année à l'économie canadienne. Le Québec compte 125 des 150 manufacturiers canadiens. La plupart sont situés dans la région de Montréal. À cela s'ajoutent les trappeurs, les teinturiers, les apprêteurs, les designers et les détaillants. Au total, 80 000 Canadiens travaillent dans l'industrie de la fourrure. Par ailleurs, le Canada exporte jusqu'à 60 % de ses fourrures, pour un total de ventes de 83,5 millions de dollars en 1994.
On peut se rendre dans le quartier des fourrures à Montréal, dans le quadrilatère formé par les rues Bleury, Sainte-Catherine, Saint-Alexandre, et le boulevard De Maisonneuve, tout près de la Place-des-Arts.

Les Amérindiens participent-ils toujours au commerce des fourrures?

Au Canada, environ la moitié des trappeurs sont des autochtones : Indiens, Inuits et Métis. Ils proviennent de toutes les provinces. Les revenus tirés de la trappe sont particulièrement importants quand on considère les possibilités économiques limitées de nombreuses régions rurales et éloignées du Canada. D'ailleurs, presque toute la viande est consommée par les chasseurs et leurs familles. Quant aux revenus tirés des fourrures, ils servent à acheter les pièges, les fusils, les munitions, les motoneiges, soit tout le nécessaire pour pratiquer aujourd'hui une économie de subsistance.

Les animaux à fourrure sont-ils en danger d'extinction?

On dit qu'il y aurait plus de castors aujourd'hui qu'à l'époque de Jacques Cartier... Au Canada, environ 20 espèces différentes d'animaux à fourrure sont capturées, mais aucune n'est menacée d'extinction. En fait, aucune espèce ne figure sur la liste des espèces menacées de disparition ou en danger, dressée par le Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada (COSEWIC) ou par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d'extinction (CITES).

Plus de 85 % des animaux à fourrure piégés au Canada proviennent de 5 espèces, chacune très abondante : le castor, le rat musqué, l'écureuil, la martre et le raton laveur.

Le piégeage est d'ailleurs contrôlé et réglementé, notamment par la détermination des saisons d'abattage et par l'imposition des quotas. Au Québec plus particulièrement, seulement 2 % des fourrures vendues proviennent de captures par le moyen des pièges à patte, un engin condamné par tous les groupes de pression. Des recherches se poursuivent en vue d'améliorer les techniques de capture et, sur ce plan, le Canada se pique d'être à l'avant-garde au niveau international.