Lieu historique national du Canada du Commerce-de-la- Fourrure-à-Lachine

Les bourgeois

Îlot sur les bourgeoisÎlot sur les bourgeois
© Parcs Canada / 182/PE/PR7/SPO-00002

Ils se nomment McTavish, Frobisher, McGillivray, McGill, Todd, Mackenzie, Richardson. On les appelle les « bourgeois ». D'origine écossaise pour la plupart, ils sont venus s'installer à Montréal. Ces marchands embauchent les voyageurs et leur fournissent canots et équipement. En plus, ils achètent les marchandises nécessaires à la traite et vendent les pelleteries sur le marché londonien par l'entremise de maisons de courtage britannique.

Simon McTavish
Simon McTavishSimon McTavish
© Archives nationales du Canada / Anonyme / C-164, vers 1800

Né en Écosse vers 1750, Simon McTavish débarque à New York en 1764 et travaille chez un marchand. En 1773, il vit à Détroit et commence à faire la traite dans la région de Niagara. Il s'installe à Montréal à la fin des années 1770.
À la suite de sa rencontre avec les frères Joseph, Benjamin et Thomas Frobisher, McTavish s'oriente vers le Nord-Ouest. Lorsque Benjamin Frobisher meurt en 1787, il se hisse à la tête de la Compagnie du Nord-Ouest. Dans la région de Montréal, il est aussi propriétaire d'une scierie, d'une biscuiterie (biscuits pour les voyageurs) et d'une tonnellerie. À Londres, il fonde également sa propre compagnie : la McTavish, Fraser and Company qui contrôle le ravitaillement, le crédit et les assurances.

Ses contemporains le surnomment le « marquis », à cause de son élégance et de sa personnalité. En 1793, Simon McTavish épouse Marie-Marguerite Chaboillez, fille du marchand de fourrures Charles-Jean-Baptiste Chaboillez. Il ne laissera pas d'héritiers, puisque tous ses enfants meurent dans la vingtaine. Le marquis s'éteint le 6 juillet 1804, à Montréal.

Alexander Mackenzie
Alexander MackenzieAlexander Mackenzie
© Musée des beaux-arts du Canada / T. Lawrence / #8000, vers 1800

Alexander Mackenzie est né en Écosse en 1764. Commerçant de fourrures et explorateur, il est actionnaire de la Compagnie du Nord-Ouest, puis de la nouvelle Compagnie du Nord-Ouest (aussi connue sous le nom de XY).

Son premier voyage d'exploration le mène à l'océan Arctique en 1789. Mackenzie cherche à atteindre le Pacifique. Il remonte alors le fleuve qui porte aujourd'hui son nom. Ce ne sera que partie remise puisqu'il se remet en route en mai 1793, à travers les Rocheuses. Il atteint finalement le Pacifique près de Bella Coola.
Mackenzie retourne à Grand Portage en 1794. Il vit à Montréal jusqu'en 1799. Deux ans plus tard, il publie un volume sur ses expéditions. Nommé chevalier par le roi George III en 1802, il meurt en Écosse en 1820.

William McGillivray
William McGillivrayWilliam McGillivray
© Musée Château Ramezay / CRX 979.34.1

Né en Écosse en 1764, William McGillivray est le neveu de Simon McTavish. Son oncle qui avait payé ses études le fait venir à Montréal en 1784. William travaille comme commis dans divers postes de traite.

En 1790, McGillivray devient l'un des associés de la Compagnie du Nord-Ouest en achetant la part de Peter Pond. Il est alors consacré bourgeois et est mêlé à toutes les affaires importantes de la compagnie. Après la mort de McTavish en 1804, il devient son successeur à la tête de la compagnie.

Vers 1790, William McGillivray épouse, à la façon du pays, une métisse nommée « Susan ». Quatre enfants naissent de cette union et héritent des terres et de l'argent. En 1800 à Londres, McGillivray se marie avec Magdalen McDonald qui lui donne six enfants, dont quatre meurent en bas âge. Il décède à Londres, le 16 octobre 1825.

James McGill
James McGillJames McGill
© Musée McCord / Anonyme / M 10284, v.1810

Né en Écosse en 1744, James McGill arrive au Canada vers 1760. Aussitôt, il se met à voyager dans les pays d'en haut. Il finit par devenir associé de la Compagnie du Nord-Ouest. Après 1800, il diversifie ses activités commerciales, s'intéressant aux établissements bancaires, au bois et aux terres. À l'époque, on le dit l'homme le plus riche de Montréal.

McGill meurt en 1813. Il lègue sa maison d'été et la somme de 10 000 £ pour la fondation d'un collège qui ouvrira ses portes en 1829. Cette institution devient ensuite l'université qui porte son nom.