Lieu historique national du Canada de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais

Patrimoine Naturel



Résultas d’études

Inventaire de la population de floerkée fausse-proserpinie
Marineau, K. 2008. Inventaire de la population de la floerkée fausse-proserpinie. Lieu historique national du Canada de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais. Kim Marineau, consultante pour Parcs Canada, Unité de gestion de Québec, 18 p. + annexes.

La floerkée fausse-proserpinie est une plante vulnérable au Québec. La population de la Grosse-Île est une des plus septentrionales de la province. Au cours des 12 dernières années, elle semble avoir été affectée par différents facteurs et a subi un déclin important.

L’inventaire réalisé en 2008 montre que sa population n’est plus que d’environ un millier d’individus, comparativement à environ 5 000 en 1996. Des mesures sont recommandées afin de protéger cette espèce, telles que l’installation d’un exclos pour éviter le piétinement et le broutage par le cerf de Virginie.

Suivi des noyers cendrés – récolte de fruits Suivi des noyers cendrés – récolte de fruits
© Parcs Canada / B. Roberge

État des populations de noyer cendré
Roberge, B. 2008. État de la population des noyers cendrés. Lieu historique national du Canada de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais. Parcs Canada, Unité de gestion de Québec, 25 p. + annexes.

Cette étude a permis d’évaluer la population de noyer cendré de la Grosse-Île à plus de 89 individus en 2005. En considérant certains individus non répertoriés, la population totale de noyers cendrés de la Grosse-Île pourrait atteindre un maximum de 125 individus. Leur diamètre moyen se situe entre 21 et 30 cm.

Les noyers cendrés de la Grosse-Île se retrouvent principalement dans les habitats suivants : les bétulaies à frênes d’Amérique et à choux puants (28,1 %), les marécages à aulnes rugueux, à cornouillers, à choux puants et à vérâtres communs (24,7 %), et les sapinières à érables rouges, à pruches et à bouleaux blancs (19,1 %).

Parmi les facteurs de stress pouvant affecter les noyers cendrés de la Grosse-Île, on compte le chancre du noyer (40,4 %), les champignons et maladies (4,5 %) ainsi que le grattage par le cerf de Virginie (4,5 %).

En considérant son isolement géographique, la présence possible du chancre du noyer et la compétition avec d’autres espèces vivant à proximité, la petite population de noyers cendrés de la Grosse-Île se retrouve dans une situation très précaire et risque de disparaître.

Plan de gestion des plantes d’intérêt
Vaudry, R. 2003. Plan de gestion des plantes d’intérêt. Lieu historique national du Canada de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais. Parcs Canada, Unité de gestion de Québec, Québec. 53 p. + annexes.

La biodiversité floristique de la Grosse-Île est particulièrement importante : on y dénombre plus de 600 espèces, dont plusieurs plantes rares. Plusieurs communautés végétales façonnent la végétation de l’île.

Un plan de gestion des plantes d’intérêt a été réalisé afin de mettre en place des mesures pour les conserver et les protéger à la Grosse-Île. Plus de 140 espèces ont été classées par rang de priorité. Des mesures de gestion ont été élaborées pour chacune des préoccupations identifiées.

Chouette lapone à Grosse-Île durant sa migration Chouette lapone à Grosse-Île durant sa migration
© Parcs Canada

Inventaire faunique de Grosse-Île

Salathé, M., et J.P. Savard. 1993. Inventaire faunique de Grosse-Île avec emphase sur les oiseaux. Rapport produit par le Service canadien de la faune pour le Service canadien des parcs. Environnement Canada. Parcs Canada, District de Québec, Québec. 27 p. + annexes.

Un inventaire des ressources fauniques a été effectué à la Grosse-Île au cours de l’été 1992. L’île a été divisée en deux secteurs, soit la partie boisée et la partie habitée. Les inventaires ont été faits le long des sentiers parcourant l’île. Tous les oiseaux aperçus ont été consignés, et les oiseaux observés en dehors des recensements ont été notés. Les petits mammifères ont été échantillonnés avec 100 pièges de type Sherman et Victor. Des recherches ont permis de caractériser les amphibiens et reptiles.

Plus de 68 espèces d’oiseaux ont été aperçues. Le secteur forestier de l’île abritait 44 espèces, dont les plus communes sont le viréo aux yeux rouges, la grive fauve et le troglodyte des forêts. Le secteur habité abritait 33 espèces, dont les plus communes sont le bruant chanteur, l’étourneau sansonnet et la paruline fauve.

Deux espèces de petits mammifères se retrouvent dans tous les habitats de l’île, soit la souris sylvestre et le campagnol des champs. Plusieurs autres types de mammifères ont été observés.

Deux espèces de reptiles, la couleuvre rayée et la couleuvre à collier, et six espèces d’amphibiens, dont la grenouille verte et la grenouille des bois, ont été recensées. Des investigations supplémentaires sont requises pour caractériser l’ensemble des ressources fauniques présentes sur l’île.

Installation d’un émetteur télémétrique sur une chauve souris Installation d’un émetteur télémétrique sur une chauve-souris
© Parcs Canada / R. Vaudry

Étude et conservation des chauves-souris
Henry. M.  2001.  Conservation des chauves-souris dans les sites historiques et naturels: Recommandations pour la gestion des colonies des petites chauves-souris brunes du lieu historique national du Canada de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais. Université de Sherbrooke. Présenté à Parcs Canada, Unité de gestion de Québec. Québec.  16 p.

En 1997, d’importantes colonies de petites chauves-souris brunes estimées entre 5000 et 7000 individus ont été signalées dans plusieurs bâtiments historiques de la Grosse-Île. Cependant, en 1998, la restauration de l’un des bâtiments (un ancien lazaret) a provoqué la dispersion de 2000 individus qu’il abritait.  Les deux dernières colonies de chauves-souris de la Grosse-Île, rassemblant plus de 200 femelles chacune, sont à leur tour menacées par de futures travaux de restauration.

Aménagement d’un dortoir artificiel Aménagement d’un dortoir artificiel
© Parcs Canada / R. Vaudry

Par souci de conservation des chauves-souris, Parcs Canada à favoriser de transférer les colonies de chauves-souris vers les dortoirs artificiels spécialement conçus à cette fin.  Ainsi, deux dortoirs de grande taille montés sur pilotis ont été mis à la disposition des chauves-souris  ainsi qu’un troisième dortoir intégré aux combles du lazaret récemment restauré.

Une étude de la population de  chauves-souris a été menée en 1999 et 2000 en vue de définir de bonnes mesures de gestion et de conservation.  Divers travaux effectués ont portés sur la reproduction et la migration annuelle des femelles, les exigences thermiques des femelles reproductrices, et l’importance des habitats d’alimentation entre autres par l’utilisation de petits émetteurs télémétriques installés sur le dos de cinquante chauves-souris.

Les résultats des recherches ont monté que la période d’allaitement engendre un stress permanent chez les femelles. La moindre perturbation d’une colonie peut conduire à une importante mortalité des jeunes ou à la disparition complète d’une colonie. Les recommandations sur la gestion des chauves-souris émises visent à éviter la délocalisation des colonies, à conserver les habitats propices (plans d’eau, marécages, éclaircies et bordures forestières, forêts feuillus ou mixtes matures productifs en insectes), à assurer le suivi des populations et à sensibiliser le public à leur protection.