Lieu historique national du Canada de la Grosse-Île- et-le-Mémorial- des-Irlandais

Patrimoine Naturel



Projets en cours

Suivi des populations de gentiane de Victorin, de cicutaire de Victorin et d’ériocaulon de Parker

Suivi de la gentiane de Victorin Suivi de la gentiane de Victorin
© Parcs Canada / H. Gilbert

Depuis 2008, Parcs Canada et l'équipe de rétablissement de la flore menacée de l'estuaire d'eau douce du Saint-Laurent ont mis en place un programme de suivi des populations de gentiane de Victorin, de cicutaire de Victorin et d’ériocaulon de Parker. Ces plantes rares présentent des risques élevés de disparition au Québec en raison de leur répartition presque exclusive au Saint-Laurent et des menaces auxquelles elles font face.

Gentiane de Victorin Gentiane de Victorin
© Parcs Canada / E. Le Bel

L’état de ces populations est évalué annuellement dans un réseau de surveillance ciblant sept sites dont, Grosse-Île, Saint-Augustin-de-Desmaures et Château-Richer. Les efforts de suivi devraient se poursuivre durant cinq ans. Le projet vise à mieux connaître la situation de cette flore unique afin d’en assurer la sauvegarde.

L’équipe responsable du suivi est constituée du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, de Conservation de la Nature Canada, de la Fondation Québécoise pour la Protection du Patrimoine Naturel, de Canards Illimités Canada, de Parcs Canada et d’Environnement Canada.


Noyer cendré Noyer cendré
© Parcs Canada / E. Le Bel

Rétablissement des populations de noyer cendré
La Grosse-Île abrite une importante population de noyer cendré. Le noyer cendré est une espèce d’arbre qui a été désignée comme étant en voie de disparition au Canada. Or, certains noyers cendrés de la Grosse-Île sont atteints par un champignon exotique nuisible : le chancre du noyer cendré.

Le chancre du noyer est une maladie extrêmement virulente, responsable du déclin important du noyer cendré dans son aire de répartition. En considérant la présence du chancre du noyer, l’isolement géographique et la compétition avec d’autres espèces qui vivent à proximité, la population de noyer cendré de la Grosse-Île s’avère être dans une situation précaire et vulnérable à sa disparition.

Dans ce contexte, des mesures de rétablissement des noyers cendrés à la Grosse-Île sont envisagées dans les prochaines années pour assurer la survie de cette espèce en voie de disparition.

Site de suivi de la végétation protégé du cerf – avec exclos Site de suivi de la végétation protégé du cerf – avec exclos
© Parks Canada / R. Vaudry
Site de suivi de la végétation non protégé du cerf- sans exclos Site de suivi de la végétation non protégé du cerf- sans exclos
© Parks Canada / R. Vaudry

Gestion des écosystèmes et de la flore en péril
La Grosse-Île abrite des écosystèmes variés, une grande biodiversité végétale et une flore unique.  Or, des cerfs de Virginie provenant des îles voisines se sont introduits vers la fin des années 1980 et ont proliféré, occasionnant des impacts importants sur la flore de l’île dont sur les plantes rares.

Par conséquent, des activités de gestion des écosystèmes et de la flore en péril sont prévues : l’installation d’exclos pour protéger les plantes rares de la présence du cerf, le suivi des impacts du cerf sur la végétation, l'inventaire des cerfs de Virginie sur l’île, etc.

Travaux d’assainissement
Durant plus de 160 ans, la Grosse-Île a été le site de différentes occupations humaines. Chacune des utilisations a entraîné des effets sur l’environnement. Un plan de réhabilitation des sites dégradés a donc été élaboré à la fin des années 1990. Depuis, une vingtaine de sites dégradés ont été restaurés.

Des travaux d’assainissement sont prévus sur un dernier site où des rebuts de briques, de ferraille et autres sont entreposés. Ce site sera donc restauré pour éviter les risques pour l’environnement ou le désagrément visuel pour les visiteurs.