Le plan directeur

État général

Les inventaires font ressortir que la Grosse Île, malgré sa faible superficie, recèle une flore d’un grand intérêt avec plus de 600 espèces recensées. Bien que des activités anthropiques importantes aient eu lieu au cours du siècle dernier, telles que la coupe de bois de chauffage, l’état écologique de certaines zones ne semble pas démontrer l’effet de ces perturbations. L’occupation humaine depuis plus de 150 ans a toutefois limité la présence de la faune. Les études sur la végétation forestière (Marineau et Vaudry, 1997 – Marineau, 1995 – Mercier et Rouleau, 1988) et littorale (Gilbert, 1993) ont identifié des espèces rares et des groupements végétaux d’intérêt qui pourraient être affectés par les aménagements futurs et l’accroissement de la fréquentation sur l’île. Un inventaire des plantes d’intérêt terrestres (Flora Quebeca, 1999) a permis d’ajouter quatre nouvelles espèces considérées comme rares, menacées ou vulnérables. En conséquence, un plan de gestion des plantes d’intérêt devra être entrepris afin d’assurer une saine gestion et une protection adéquate de ces espèces. Par ailleurs, un inventaire des plantes exotiques a permis de constater un pourcentage (24 %) élevé de plantes introduites. Le littoral offre à cet égard un potentiel d’envahissement très élevé 22 . Salathé et Savard (1993) ont pour leur part recommandé de poursuivre les études de certaines espèces fauniques pour acquérir davantage de connaissances sur ces populations insulaires. La présence de chiroptères sur l’île a amené Parcs Canada à réaliser des inventaires en 1997 et 1998. Les résultats ont démontré que cinq des huit espèces de chauves-souris présentes au Québec ont été identifiées sur l’île. Grosse-Île donne asile à la plus grande population estivale connue de chauves-souris au Canada. Cette situation a nécessité la réalisation d’un plan de gestion afin d’assurer la protection de ces petits mammifères (Vaudry, 1999). La présence de cerfs de Virginie sur l’île entraîne par ailleurs des implications importantes en ce qui concerne la végétation herbacée. Cette problématique a exigé de faire état de la situation (Vaudry, 1999) et de préciser pour les prochaines années le suivi et les mesures de gestion à prendre.

22. L’une de ces espèces les plus communes considérées comme envahissantes est la salicaire pourpre. Cette espèce a fait l’objet d’un plan de gestion (Lajeunesse, 1998) qui recommande de contrôler la propagation de cette plante de milieu humide.


Analyse de l’état actuel

État de propriété et cadre juridique
État de l’intégrité commémorative du lieu
État des paysages et des ressources culturelles de niveau 1
Communication des messages d’importance historique nationale du lieu
Les infrastructures de services
L’environnement
État général
Impacts des activités passées et présentes sur l’île
Fréquentation et utilisation par le public
Indices de fréquentation
Aménagements et services
Coopération
Le cadre touristique régional