Le plan directeur

L’île et ses paysages culturels

La Grosse Île est l’une des 21 îles qui forment l’archipel de l’Isle-aux-Grues, circonscrit entre l’île d’Orléans et l’île aux Coudres. La région de l’archipel a de tout temps été réputée difficile pour la navigation; les hauts-fonds, les cayes et les récifs de même que les étroits passages entre les îles et les zones propices au mouillage des navires sont demeurés virtuellement inchangés depuis des siècles.

D’une superficie de 185 hectares, la Grosse Île offre une physionomie qui, dans l’ensemble, a très peu évolué depuis l’époque où fut créée la station de quarantaine. La plus grande partie de l’île, dominée par des collines ou de hauts plateaux, est à l’état naturel et abrite des peuplements forestiers aux essences variées. Des zones intertidales ceinturent toute l’île; les affleurements rocheux alternent avec les plages de sable grossier qui colonisent le fond des anses.

La morphologie de l’occupation spatiale de la Grosse Île remonte aux premières années de la station de quarantaine. La concentration des édifices et des équipements sur le littoral sud de l’île, établie dès le début des activités, a été conservée jusqu’à nos jours. La localisation du principal chenal de navigation de l’époque, le « passage de la Quarantaine », est sans doute à l’origine de cette disposition.

Vue aérienne de la Grosse Île. On distingue nettement, au premier plan, la baie du Choléra à marée haute. Certaines des îles et îlots qui forment l’archipel de l’Isle-aux-Grues se profilent dans le lointain. Vue aérienne de la Grosse Île. On distingue nettement, au premier plan, la baie du Choléra à marée haute. Certaines des îles et îlots qui forment l’archipel de l’Isle-aux-Grues se profilent dans le lointain.
Jacques Beardsell
Parcs Canada

Les trois secteurs où se répartissaient les diverses fonctions associées à l’activité de quarantaine sont toujours perceptibles. À quelques modifications près, la route qui traverse l’île sur toute sa longueur correspond par ailleurs à celle qui fut tracée dans les premières années d’établissement. Les vestiges du quai est (dit d’en bas) et l’emplacement de l’actuel quai ouest (dit d’en haut) témoignent des modalités de fonctionnement instaurées au milieu du XIX e siècle.

Enfin, la présence de cimetières module la physionomie de l’île depuis les origines de la station. Les nombreux édifices visibles sur l’île présentent un portrait plus récent, qui atteste les modifications majeures apportées aux installations au tournant du XX e siècle. Par conséquent, le paysage actuel reste peu évocateur de l’intense période d’activités qui régna sur l’île à l’époque des grandes épidémies.

Malgré les inévitables changements survenus, les paysages de la Grosse Île demeurent encore chargés d’authenticité et de sens. La présence des cimetières, l’architecture des bâtiments, leur agencement et la relation maintenue avec le fleuve confèrent au milieu une exceptionnelle capacité d’évocation du passé. Le maintien en usage de toponymes historiques, comme la « baie de l’Hôpital », la « baie du Choléra », le « cap Masson »… en est, s’il en fallait, une preuve convaincante.

Pour une description plus détaillée des paysages culturels et des points de vue les plus significatifs identifiés de niveau 1 sur l’île, on se reportera à l’énoncé d’intégrité commémorative.


L’intégrité commémorative du lieu

L’objectif de commémoration
Les ressources qui symbolisent ou caractérisent l’importance nationale de la Grosse Île
L’île et ses paysages culturels
Ressources culturelles in situ
Ressources culturelles mobilières
Les messages d’importance historique nationale
Messages destinés au public canadien
Messages destinés aux visiteurs du lieu
Les défis de la communication
Les autres valeurs patrimoniales du lieu
La dimension paléohistorique de la Grosse Île
Les premières concessions et l’exploitation agricole de l’île avant la station de quarantaine
La présence des Forces canadiennes (1942-1945, 1951-1956)
La présence d’Agriculture Canada (station de recherche et de formation, quarantaine animale)
Les liens au plan international, national et régional
Un milieu naturel remarquable