Lieu historique national de Coteau-du-Lac

Coteau-du-Lac : lieu de passage

L'image Évoque une scène d'époque où les soldats du King's Royal Regiment of New York s'affèrent autour d'un bateau entrant dans le canal de Coteau-du-Lac.
Présentation fictive du canal de Coteau-du-Lac
© Rogers Communications Inc / Rex Wood / 1967

Situés entre les lacs Saint-François et Saint-Louis, les « rapides du Coteau » se révèle l'endroit le plus étroit et le plus tumultueux de tout le fleuve. Entre les bassins des deux lacs, les eaux franchissent, avec impétuosité, 3 seuils qui créent, au total, une dénivellation de 25,6 m sur un parcours de moins de 13 km entre la région des Grands Lacs et la vallée du Saint-Laurent.

Une voie d'évitement

Il faut remonter à près de 7000 ans pour connaître l'histoire de Coteau-du-Lac. À proximité du fleuve, unique voie de communication sur le territoire, la pointe du site offre une halte naturelle et privilégiée pour les voyageurs. En effet, à cette hauteur du Saint-Laurent, de violents rapides font obstacle aux embarcations et obligent les voyageurs à portager. La pointe de Coteau-du-Lac constitue une " voie d'évitement " utilisée d'abord par les Amérindiens.

Les types d'embarcation
Représentation d'époque illustrant des bateliers hallant une embarcation le long d'un canal rigolet
Le halage des bateaux, fin XVIIIe siècle
© Archives nationales du Canada / C-19353, 1898

Au XVII e siècle, les Français établis sur les rives du Saint-Laurent adoptent le canot, embarcation légère facilitant le portage à la remontée des rapides et permettant de franchir aisément ces derniers à la descente. Au tournant du XVII e siècle, ce type d'embarcation est abandonné au profit du " batteau " : barge à fond plat dont les dimensions, la forme et la capacité de chargement permettent le transport d'un plus gros volume de marchandises dans des conditions relativement plus sécuritaires.

Une nouvelle ère: La canalisation

Les " batteaux " pouvant difficilement être portagés, les Français construisent, durant la seconde moitié du XVIII e siècle, un canal rigolet à la hauteur des rapides de Coteau-du-Lac. Il s'agit d'un endiguement formé par une chaîne de roches entassées parallèlement au rivage, à environ trois mètres de ce dernier. Ce couloir navigable peu profond offre l'avantage de protéger les embarcations de la violence du courant des rapides situés à proximité.