Lieu historique national du Canada Cartier-Brébeuf

Le deuxième voyage (1535-1536)

L'arrivée de Jacques Cartier Petite Hermine de Jacques Cartier.
© Musée du Québec/P. Altman/80-129

Carte

Un an après son premier voyage, muni de provisions pour une expédition de 15 mois et guidé par les 2 Amérindiens capturés lors du précédent voyage, Jacques Cartier explore les 2 rives du Saint-Laurent, à partir de l'île d'Anticosti. Le 7 septembre 1535, il jette l'ancre au nord de l'île d'Orléans. Domagaya et Taignoagny, désormais guides de Cartier en ces lieux, arrivent donc dans leur pays et présentent Cartier au peuple de Stadaconé. L'explorateur offre des présents. Cette rencontre donne lieu à de nombreuses réjouissances.

Peu après son arrivée à l'île d'Orléans, Jacques Cartier décide d'aller explorer les alentours dans le but de trouver un lieu convenable où abriter ses navires. Il découvre un havre naturel au confluent des rivières Lairet et Saint-Charles. Ce site s'avère particulièrement favorable, puisqu'il empêche la marée d'emporter les navires et que le relief environnant protège du vent. Satisfait de cet emplacement devenu depuis le lieu historique national Cartier-Brébeuf, l'explorateur immobilise, pour l'hiver, ses deux plus gros navires, la Grande Hermine et la Petite Hermine.

La Terra de Hochelaga Nella Nova Francia Plan d'Hochelaga
Un extrait de l'ouvrage de Ramusio en 1565

© Archives nationales du Canada / C-68757

Cartier projette alors un voyage vers Hochelaga (Montréal). Domagaya et Taignoagny tentent de l'en dissuader pour ensuite carrément refuser de l'accompagner. Ils veulent réserver aux habitants de Stadaconé les avantages du commerce avec les Européens. Malgré les ruses et les menaces des Amérindiens, Cartier entreprend son expédition à bord de l'Émérillon, le 19 septembre. Les habitants d'Hochelaga lui font bon accueil. Sans interprète, les Amérindiens et les Européens doivent s'exprimer par signes. Le marin breton croit comprendre qu'il y a de l'or par-delà les rapides de Lachine. Il se promet donc de poursuivre ultérieurement son exploration.