Lieu historique national du Canada du Canal-de-Carillon

Patrimoine naturel

Chenal de navigation en aval de l'écluse. À gauche, plusieurs bateaux en attente du prochain éclusage sur le quai d'approche et vue éloignée du parc de Carillon.
Vue d'ensemble en aval de l'écluse de Carillon
© Parcs Canada / Jean Mercier / 2002

Un coup d'œil sur la nature

Le territoire est localisé sur la rive nord de la rivière des Outaouais, à proximité du village de Carillon. Le climat de ce site est caractérisé par des précipitations au-dessus de la moyenne pour le Québec causées par l'apport excessif d'humidité de la rivière des Outaouais.

La géologie de la région de Carillon révèle une épaisse série de strates comprenant de la dolomie, des calcaires dolmitiques associés à un peu de calcaire, des shales et des grès datant de l'Ordovicien, appartenant au groupe Beekmantown, un dépôt d'origine fluvio-glaciaire ainsi qu'un sol remanié à horizons non-distincts.

La flore arborescente et arbustive que l'on retrouve à l'intérieur de ce site historique est constituée en partie d'individus ornementaux en plantation et d'ormes qui étaient déjà sur le site. De ce fait, on n'y retrouve aucun groupement végétal ni association forestière.

Étant donné l'aménagement et la fréquentation des lieux, le territoire n'est pas favorable à la présence de mammifères et d'espèces herpétologiques. On y observe toutefois plusieurs espèces d'oiseaux. Dans les rapides face au site, il y a plusieurs frayères et on y retrouve donc une importante population ichtyologique.

La climatologie

Le site du canal de Carillon est situé dans la région climatique de Montréal, mais tout près de la région Gatineau-Laurentides. La zone climatique de Montréal est bordée approximativement au nord par le réservoir Taureau, à l'est par une ligne qui s'étend de Sorel au lac Champlain, au sud par la frontière américaine, puis à l'ouest par le barrage de Carillon.

La région de Montréal possède un climat chaud et humide principalement conditionné par la présence du fleuve Saint-Laurent et de la rivières des Outaouais. Les cours d'eau tendent à stabiliser la température en diminuant les écarts. La situation méridionale favorise une plus longue saison de végétation ainsi qu'un grand nombre d'heures d'insolation. La température moyenne de 6 oC et la durée d'insolation (1 900 heures) favorisent une végétation feuillue de qualité, surtout si l'on considère que la période sans gel est de 31 jours supérieure à la moyenne québécoise. Les précipitations annuelles totalisent 92 cm, dont environ le quart tombe sous forme de neige. Durant l'été, les vents dominants proviennent du sud-ouest, mais sur le site même de Carillon, le barrage et la digue diminuent fortement les effets de ces vents

La géologie

Le territoire considéré est inclus dans une unité physiographique majeure, désignée sous le nom de basses terres du Saint-Laurent. Cette plaine qui a la forme d'un coin, est bordée au nord par les Laurentides et au sud-est par les Appalaches.

Les roches des basses terres du Saint-Laurent sont masquées en grande partie par d'importants dépôts d'argiles, de sable, de cailloux, etc. Ces dépôts ont contribué à niveler la contrée sur laquelle ils ont été répandus et leur distribution a conditionné le développement de toute une variété de sols, sur lesquels les possibilités agricoles sont très nuancées.

Carillon repose sur une épaisse série de strates, comprenant de la dolomie, des calcaires dolmitiques associés à un peu de calcaire, des shâles et des grès qui recouvre le Postdam et qui ont été englobés dans ce qu'on a appelé le groupe de Beekmantown. Règle générale, cette formation consiste en une dolomie grise, de teinte claire médium ou sombre, pétrographiquement différente de toutes les autres formations. Les lits de Beekmantown sont presque horizontaux. En général, quand il se départissent de cette attitude, c'est pour plonger vers l'est, avec des pendages d'un à deux degrés.

La flore

Le territoire de Carillon fait partie de la région forestière du Haut Saint-Laurent, tel que définie par Rowe. Selon cet auteur, une forêt naturelle recouvrant ce site serait dominée par l'érable à sucre (Acer saccharum), accompagné par le hêtre à grandes feuilles (Fagus grandifolia), l'érable rouge (Acer rubrum), les caryers (Carya sp.), le bouleau jaune (Betula lutea), le tilleul américain (Tilia americana), le chêne à gros fruits (Quercus macrocarpa), les frênes (Fraxinus sp.), l'orme d'Amérique (Ulmus americana) et le charme de Caroline (Carpinus caroliniana).

La végétation que l'on retrouve sur le site est constitué majoritairement par des arbres ornementaux. L'espèce la plus présente sur le site est le thuya occidental (Thuja occidentalis) et ensuite les érables à sucre (Acer saccharum) et les peupliers (Populus sp. lima).