Lieu historique national du Canada de la Voie-Navigable-Trent-Severn

Programme de gestion des eaux

Annexe 2

Bassin hydrographique de la rivière Trent – les lacs Kawartha

COMPOSANTES
Comprend les lacs Katchewanooka, Clear, Stony, Lovesick, Deer Bay, Chemong, Buckhorn, Pigeon, Sturgeon, Scugog, Cameron et Balsam.

CARACTÉRISTIQUES DU BASSIN HYDROGRAPHIQUE
Superficie: Bassin hydrographique le plus à l’est de la VNTS, couvrant 12 200 kilomètres carrés.
Géographie physique: S’étend à l’extrémité sud du bouclier canadien, dans un paysage agricole vallonné. Un tiers du bassin se trouve dans le bouclier canadien, et les deux autres dans les terres agricoles vallonnées du Sud de l’Ontario.
Sources d’eau: Pluie, neige et eau souterraine, ainsi que les lacs réservoirs des hautes terres d’Haliburton.
Écoulement/ évaporation: Écoulement lent de l’eau de pluie.
Importantes pertes par évaporation en été en raison de la faible profondeur des lacs.
Barrages: Étant donné la grande superficie des lacs Kawartha et les importants volumes d’eau qui s’y jettent, les barrages y sont plus gros. Par exemple, le barrage de Buckhorn comporte quatre vannes registres à segment de 15 mètres, et le barrage de Youngs Point six vannes.

FONDEMENT DE LA GESTION DES EAUX
Le niveau d’eau est abaissé pendant l’hiver afin de permettre l’écoulement printanier. Il est maintenu à un niveau favorable à la navigation pendant l’été et l’automne grâce à un apport d’eau provenant des lacs réservoirs. Le graphique suivant montre, en pourcentage et pour toute l’année, la capacité de stockage moyenne calculée sur 30 ans.

Sommaire du stockage dans les lacs Kawartha

APPROCHE DE GESTION DES EAUX
Hiver: On abaisse les plus grands lacs du 1er janvier au 15 mars. En règle générale, on s’assure ainsi que tous atteignent leur faible niveau naturel avant la crue nivale printanière. Sur certains barrages, les poutrelles sont retirées, et la date à laquelle le niveau final est atteint varie en fonction du débit entrant naturel pendant l’hiver. Lorsque le débit entrant hivernal est élevé, l’eau de certains lacs monte à un niveau supérieur à ce qui est requis, ce qui réduit la capacité de stockage en période de débordement. Par ailleurs, les hivers secs et froids où l’on n’enregistre qu’un faible débit sortant peuvent amener certains lacs à s’abaisser plus que la normale. Cette situation peut causer des problèmes aux barrages des rivières en aval, car la quantité d’eau qui passe par les déversoirs n’est pas suffisante pour empêcher les poutrelles et les vannes de geler dans les barrages.
Printemps: Au printemps, le débit est géré de manière à atténuer les débordements et à rendre le niveau des lacs favorable à la navigation. À certains endroits, il est aussi géré afin de permettre le frai printanier de certains poissons.
Été: Comme l’évaporation retire des lacs Kawartha plus d’eau que ce que les précipitations naturelles et les apports d’eau souterrains peuvent apporter, une quantité d’eau supplémentaire doit leur être fournie à partir des lacs réservoirs.
Automne: On rabaisse les lacs Kawartha représentant les plus petits corridors de navigation (Canal, Mitchell, Cameron, Lower Buckhorn, et Lovesick) à leur niveau hivernal entre le 15 octobre et le 1er décembre pour éviter les problèmes d’accès et réduire les coûts de gestion. On laisse le niveau des lacs les plus grands atteindre la moitié de la limite supérieure ou la limite inférieure de navigation.

POINTS SPÉCIAUX À PRENDRE EN CONSIDÉRATION
Le débit provenant du bassin hydrographique de la rivière Crowe est géré par l’Office de protection de la nature de la vallée de la Crowe. Les responsables de la VNTS entretiennent donc avec lui de bonnes relations. Toutefois, cet office gère le débit et le niveau des eaux en fonction de ses propres objectifs. Par conséquent, il se peut qu’une quantité d’eau abondante et incontrôlée provenant du bassin de la rivière Crowe se jette dans la VNTS. L’eau des lacs Kawartha doit être contrôlée en fonction du débit de la Crowe pour prévenir les débordements en aval.

PROBLÈMES
Navigation: L’eau est maintenue à un niveau suffisant pour permettre la navigation sécuritaire. Elle est nécessaire au fonctionnement des écluses.
Débordements: En situation de débordement excessif (400 à 450 m3/s à Peterborough), on peut décider de faire monter les lacs Kawartha au dessus de la normale pour prévenir un débordement très grave en aval de Peterborough. Une fois la pointe de débit passée, on replace les poutrelles dans les barrages des lacs au fur et à mesure que le niveau de l’eau s’abaisse, jusqu’à ce que ce niveau soit légèrement en dessous de la normale. Ensuite, lorsque le débit commence à diminuer, on s’efforce d’emmagasiner suffisamment d’eau pour remplir les lacs à pleine capacité.
Qualité de l’eau: Le débit contribue à la dilution et à l’élimination des polluants du réseau, et permet ainsi de maintenir la qualité de l’eau et de réduire la croissance d’herbes ou d’algues indésirables. Des ajustements sont apportés pour amener les lacs à leur niveau optimal pour la gestion des eaux.
Vie aquatique et sauvage: Les débordements printaniers peuvent nuire aux huards en nidification. Une fois la crue nivale passée, le débit printanier doit être suffisant pour protéger les poissons qui fraient (p. ex. le doré jaune). À l’automne, le rabaissement du lac Mitchell doit se faire lentement pour éviter l’échouement des poissons.

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