Lieu historique national du Canada du Canal-Rideau

Burritts Rapids

Le sentier de l'Île

Illustrations par Brenda Carter & K. Jason Ryu

673, chemin River
Burritts Rapids (Ontario)

Carte du sentier
© Parcs Canada

Bienvenue au Sentier de l'Île. Ce sentier fait une boucle, facile à parcourir, de quatre kilomètres (environ une heure et demie de marche). Les bornes numérotées qui le jalonnent renvoient aux explications ci-dessous.Celles-ci attirent votre attention sur des caractéristiques du paysage qui ont joué un rôle dans la construction du canal Rideau ou qui ont été modifiées par elle.

Nous vous prions de ne pas troubler la faune et la flore.


Arrêt no. 1 : Un environnement modifié

Un environnement modifié
© Parcs Canada

Le chenal que vous longez n'existait pas avant la construction du canal Rideau. C'était à l'origine un bras mort de la rivière, connu par la population locale sous le nom de ‘Oxford Snye'. Le colonel By a fait creuser ce chenal et utiliser les déblais pour aménager le remblai. Ce dernier empêche l'eau de s'écouler dans la rivière.

Le Thuya occidental, qui pousse ici dans la forêt, est une espèce bien adaptée à la région : il croît dans un sol humide, sur une base de roche calcaire, et il est typique des nombreuses forêts marécageuses situées le long du canal.

Arrêt no. 2 : Arpentage d'une nouvelle terre

Arpentage d’une nouvelle terre
© Parcs Canada

Avant de commencer la construction du canal, il a fallu établir des cartes et des levés du parcours. Certaines forêts étaient si denses qu'il était impossible d'utiliser les techniques habituelles d'arpentage, la visée et le relèvement. Les arpenteurs ont dû inventer leurs propres méthodes. L'une d'elles consistait à choisir un arbre sur une élévation et à y mettre le feu à la noirceur pour prendre un relèvement.

Cette borne de pierre servait à marquer les limites des terres domaniales. La flèche sur le côté était le symbole de l'Intendance militaire. Les chiffres romains sur le dessus de la pierre servaient à repérer l'emplacement du terrain sur les cartes mililaires.

Arrêt no. 3 : La fondation de Burritts Rapids

La fondation de Burritts Rapids
© Parcs Canada

Bienvenue au village de Burritts Rapids. Le colonel Stephen Burritt, un loyaliste originaire du Vermont, fut le premier à s'y installer en 1793. Après la Révolution américaine, de nombreux loyalistes fuyèrent des États-Unis au Canada. Beaucoup d'entre eux reçurent des terres et s'établirent le long des rivières Rideau et Cataraqui. Le colonel Burritt fut attiré par cet emplacement à cause de l'énergie hydraulique produite par les rapides, laquelle pouvait être utilisée pour faire fonctionner une scierie. Il y avait déjà un petit village ici lorsque le colonel By arpenta le tracé du canal en 1826.

Arrêt no. 4 : Pont et pontiers

Pont et pontiers
© Parcs Canada

Le creusement du chenal a nécessité la construction d'un pont tournant qui permette le passage aussi bien des villageois que des bateaux. Plusieurs ponts ont été construits ici depuis 1826. Celui d'aujourd'hui, en acier, date de 1897.

On ouvre le pont grâce à une manivelle reliée à un axe à l'extrémité. Des contrepoids et un jeu de roues montées sur un rail circulaire, sous la structure, permettent au pont de pivoter sans trop d'effort.

La bibliothèque située de l'autre côté de la rue était la maison du pontier; elle lui servait de bureau pendant la saison de navigation. La manoeuvre du pont est assurée aujourd'hui par les éclusiers.

Arrêt no. 5 : Des boisés aux milieux humides

Des boisés aux milieux humides
© Parcs Canada

En aménageant cette longue voie navigable, le colonel By fit élever le niveau de l'eau à plusieurs endroits pour noyer les rapides et les chutes. Certaines terres s'en trouvèrent inondées. Ce marais est un exemple de milieux humides créés par cette méthode.

Les milieux humides sont très utiles pour plusieurs raisons. Ils constituent l'habitat de nombreux animaux et plantes. Pendant les périodes de crue, ils retiennent l'eau comme des éponges et contribuent ainsi à empêcher les inondations. Ils filtrent aussi les polluants et les sédiments. En raison de leur importance dans tout l'écosystème, Parcs Canada veille à les protéger dans sa gestion du canal Rideau.

Arrêt no. 6 : Contrôle du débit de la rivière

Contrôle du débit de la rivière
© Parcs Canada

La majeure partie de l'eau déversée dans le canal Rideau provient d'un certain nombre de lacs réservoirs. Le débit de l'eau qui s'écoule de ces lacs et du canal est contrôlé par une série de déversoirs et de barrages. Comme le colonel By il y a plus de 170 ans, Parcs Canada utilise ces barrages pour élever ou abaisser le niveau de l'eau. Pour cela, on ajoute ou on ôte des poutrelles d'arrêt dans les barrages. Le niveau est régi de façon à répondre à une grande variété de besoins : navigation, maintien des habitats naturels, fourniture d'énergie hydraulique et d'eau potable.
ATTENTION : LES BARRAGES SONT DANGEREUX, TENEZ-VOUS LOIN!

Arrêt no. 7 : Le bout de l'île

Le bout de l’île
© Parcs Canada

La contruction du canal Rideau n'a duré que six ans, mais ses effets innombrables sur l'histoire humaine et naturelle de la région se feront sentir encore longtemps. Le canal a modifié l'environnement où il s'est frayé un chemin, et a eu des répercussions sur la vie des colons déjà établis ici. Il a attiré le peuplement et le commerce dans des régions couvertes de forêts et traversées par des rivières turbulentes. Reposez-vous ici un instant et essayez d'imaginer à quoi ressemblait le paysage il y a plus de 170 ans, avant que les hommes du colonel By ne maîtrisent les rapides et n'éclaircissent la forêt. Songez un peu à l'exploit que représentait l'aménagement du canal Rideau.


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