Lieu historique national du Canada du Fort-George
Citations Historiques
Il s'en est fallu de peu à Fort George, en juillet 1814
Après la bataille de Chippewa, au mois de juillet, les troupes britanniques et canadiennes se replient vers le nord, le long de la rivière Niagara, pour se retrancher derrière les fortifications des forts George, Mississauga et Niagara. L'armée américaine les suit et met à l'épreuve, pendant un bref moment, le système de défense des forts George et Mississauga. Voici l'histoire, telle que racontée par Jarvis Hanks, jeune tambour de 14 ans du 11e Régiment d'infanterie des États-Unis :
« En deux ou trois jours, l'ennemi a évacué Chippewa et s'est replié vers le fort George. Nous avons construit un pont flottant pour traverser la rivière Chippewa, et nous l'avons suivi, en passant quelques jours à Queenston... »
« Nous ne sommes restés qu'un seul jour au fort George. J'ai vu le général Scott et quelques-uns de ses officiers reconnaître le fort avec des longues-vues, tandis que l'ennemi se trouvait à environ un mille de là. L'ennemi a tiré quelques boulets de canons et des obus durant la journée.
« Il s'est produit un incident que je dois raconter. Alors que le général Scott était à cheval, à quelques perches de la ligne, vers midi, et que les soldats étaient appuyés nonchalamment sur leurs fusils, quelques-uns préparant leur repas, d'autres en train de manger, un obus a été tiré du fort. Presque immédiatement, nous l'avons aperçu, fendant l'air en bourdonnant et nous avons suivi sa trajectoire, tentant de déterminer où il allait tomber. Le général Scott a pointé son épée devant lui, l'utilisant comme mire, et a constaté que l'obus allait tomber sur lui et son cheval s'il ne se sauvait pas à l'instant. Enfonçant ses éperons dans les flancs de l'animal fougueux, il lui a fait faire un écart vers la gauche. Toute l'armée, anxieuse, rivée à la scène et craignant pour la sécurité de son commandant bien-aimé, a été remplie d'admiration pour son esprit de décision, lorsque l'obus est tombé exactement à l'endroit qu'il occupait le moment d'avant, explosant sans causer de dommage! »
--Avec la permission de Donald E. Graves, éditeur, Soldiers of 1814, American Enlisted Men's Memoirs of the Niagara Campaign, Old Fort Niagara Association, Youngstown New York, 1995.