Lieu historique national du Canada du Fort-George

Le début de la guerre - La campagne de 1812

Ligne temporelle de 1812

(Tous les événements sur cette ligne temporelle se produisent au cours de l'année 1812)

18 juin : La déclaration de guerre est signée.

12 juillet : L'invasion de Hull à Sandwich (Windsor).
La nouvelle de la guerre se répand, et le gouverneur du territoire du Michigan, le brigadier-général William Hull (un vétéran de la Révolution américaine), conduit une armée de soldats de Dayton, en Ohio, jusqu'à la petite garnison à Détroit. Hull arrive le 5 juillet, trois jours après avoir eu la nouvelle de la déclaration officielle de la guerre. À Détroit, l'armée de Hull s'accroît pour compter 2 000 hommes (troupes régulières et miliciens), et le 12 juillet, après deux tentatives manquées (parce que les miliciens ne sont pas obligés de combattre à l'extérieur des États et ne veulent pas traverser au Canada), Hull envahit le Canada. La traversée à Sandwich se fait sans opposition, la garnison britannique de 300 soldats s'étant rassemblée au fort Malden, puisqu'elle était trop peu nombreuse pour protéger la frontière sur la rivière.

Après un mois sans succès, harcelé par des attaques sur ses convois de ravitaillement, après la capture de ses lettres personnelles, capture qui livre des informations cruciales aux forces britanniques, et affligé de collègues officiers peu coopératifs, Hull se retire jusqu'au fort à Détroit (le 8 août). Hull doit faire face à des difficultés internes dans son armée, mais également à des forces externes. La nouvelle de la prise de Michillimackinac et l'arrivée imminente de Brock avec une force de soldats réguliers rendent la position de Hull au Haut?Canada intenable.

17 juillet : les forces britanniques capturent le fort Michillimackinac.
Le capitaine britannique Charles Roberts, commandant du poste au fort St. Joseph, emmène sa garnison de réguliers vétérans, la milice et 400 Autochtones dans une courte excursion navale jusqu'au fort américain Michillimackinac. Plaçant une pièce d'artillerie sur les hauteurs qui dominent le fort, Roberts exige la reddition de la garnison américaine, qu'il obtient. Les soldats américains sont faits prisonniers, et tout le contenu du fort est saisi par les Britanniques.

5 août : bataille de Brownstown
Un petit contingent américain envoyé par Hull pour escorter les approvisionnements jusqu'au fort Détroit tombe dans une embuscade et est défait par un petit groupe d'Autochtones et de soldats réguliers britanniques.

9 août : embuscade à Maguaga
Apprenant la nouvelle d'un fort contingent quittant le fort Détroit, le capitaine Adam Muir, du fort Malden, tente une embuscade qui s'avère brève, à cause de l'inexpérience de ses propres troupes et du nombre supérieur de l'infanterie et de la cavalerie américaines; dans la confusion, les soldats réguliers britanniques et les alliés autochtones des Britanniques se tirent dessus. Le résultat ultime est cependant que les forces américaines demeurent bloquées à Détroit.

15 août : capture des hommes de la garnison du fort Dearborn, et incendie de celui-ci
Le capitaine Nathan Heald et une petite garnison de 55 hommes décident d'abandonner le fort Dearborn, situé au milieu du Territoire indien. La garnison détruit les armes et les réserves d'alcool, mais elle est attaquée par les tribus des Potawatomis et des Winnebagos. Les survivants sont divisés entre les vainqueurs.

5-16 août : bombardement de Détroit; les forces britanniques et leurs alliés autochtones prennent le fort Détroit.
Le major-général Isaac Brock arrive à Amherstburg, et rencontre Tecumseh pour la première fois (un allié décisif dans la prise de Détroit)
.

Après une journée de duel d'artillerie, Brock franchit la rivière Détroit avec 330 soldats réguliers, 400 miliciens et 600 Autochtones. Pendant la marche vers le fort Détroit à partir du lieu du débarquement, une distance d'environ 5 kilomètres, les hommes se déploient pour donner l'impression d'être en plus grand nombre. Une fois en vue du fort, les Autochtones traversent une ouverture dans la forêt plusieurs fois, revenant en arrière sous couvert, pour donner aussi l'impression d'être en plus grand nombre. Hull et sa garnison démoralisée livrent Détroit sans tirer un seul coup de feu .

16 août-9 septembre : Prevost accepte un cessez-le-feu avec les Américains.
(Isaac Brock est furieux devant cette décision, car il avait espéré pouvoir capturer le fort Niagara et la frontière mal défendue du Niagara. Le cessez-le-feu donne aux États-Unis le temps d'organiser leurs défenses.)

3, 4, 5 et 6 septembre : raids par les Autochtones sur le front ouest.
Devant les premiers succès de l'armée britannique, les Autochtones des Tribus de l'Ouest commencent à prendre un rôle plus actif dans la guerre contre les Américains. Des attaques se produisent (en ordre chronologique) à Pigeon Roost Creek, au fort Harrison, au fort Madison et au fort Wayne.

25 septembre : le major breveté britannique Adam Muir avance sur le fort Wayne avec 1 000 hommes, et rencontre le brigadier-général James Winchester avec une force de 2 500 hommes. Après une rencontre au cours de laquelle deux sentinelles américaines sont tuées, Muir se retire au fort Defiance, puis à Amherstburg.

Septembre : raids américains aux Mille-Îles.
Le premier raid mené par les forces américaines à partir de Sackets Harbour se produit à Gananoque. Le premier raid est une réussite (île Toussaint). Le second raid, à partir d'Ogdensburg (contre un convoi naval britannique) est un échec.

13 octobre : bataille des Hauteurs de Queenston. Mort de Brock et de Macdonnell.
3 h. Le général américain Stephen Van Rensselaer commence à traverser la rivière Niagara à Queenston avec une force de 6 000 hommes. Une heure plus tard, l'alarme est donnée au fort George, et Brock se précipite à Queenston en encourageant tous les soldats à le suivre. Il se rend à la batterie située à Vrooman's Point, puis se rend à la batterie du redan sur les Hauteurs de Queenston. Brock est surpris par le capitaine américain John Wool, qui grimpe jusqu'à un point au-dessus de la batterie en utilisant un sentier de pêcheurs. Brock encloue le canon du redan et est chassé jusqu'à Queenston. Il regroupe les soldats qu'il peut et charge les hauteurs pour reprendre la batterie. Au plus fort de la charge, une balle l'atteint en pleine poitrine et le tue. John Macdonnell, l'aide volontaire de Brock, tente de prendre les hauteurs dans une seconde charge au cours de laquelle il est mortellement blessé.

Le commandement revient alors au major-général Roger Hale Sheaffe qui amène le contingent du fort George à une certaine distance de la rivière jusqu'à St. David's. Ses forces s'accroissent au cours de la marche avec l'arrivée de quelques Mohawks de la rivière Grand menés par John Norton, des miliciens et des soldats réguliers de Chippawa, quelques cavaliers de la milice, et le corps d'hommes de couleur de Runchey. Au lieu d'attaquer vers le sud, en remontant l'escarpement, comme l'ont fait Brock et Macdonnell, Sheaffe atteint les hauteurs à une certaine distance à l'intérieur des terres et attaque en direction de l'est vers la rivière.

Les forces américaines sur les hauteurs sont harcelées par les Autochtones alliés aux Britanniques et sont bloquées dos à la descente abrupte jusqu'à la rivière Niagara par les troupes britanniques. En tout, 958 Américains sont faits prisonniers. La majorité des forces américaines n'ont pas franchi la rivière .

16 octobre : Brock et Macdonell sont tous les deux enterrés au bastion du cavalier au fort George.

20 novembre : l'assaut en direction de Montréal est repoussé. Le général Dearborn avec 6 000 hommes de troupe tente de franchir la frontière du Canada à Lacolle Mills. Les miliciens canadiens-français et les Mohawks, sous le commandement du major de Salaberry et de Dominique Ducharme, du Département indien, font feu sur les troupes attaquantes. Une bonne partie des forces de Dearborn refuse de traverser la rivière, la loi sur la milice n'obligeant pas au service hors de l'État. Quelques soldats américains de l'avant-garde sont tués par le tir ami, et les Américains battent en retraite. Dearborn fait retraite jusqu'à Plattsburg.

28 novembre : tentative d'invasion américaine repoussée à Frenchman's Creek.
Le général américain Smyth à la tête de 5 000 hommes tente de franchir la rivière Niagara afin de détruire le pont à Frenchman's Creek, puis de prendre le fort Érié. Seulement 1 500 soldats acceptent de franchir la rivière. Une petite escarmouche a lieu sur la rive canadienne avant que les troupes américaines ne battent en retraite.

17 décembre : le général William Henry Harrison envoie 600 soldats américains attaquer le village Miami sur la rivière Mississinewa, en représailles pour les raids d'automne sur les postes américains dans le territoire des Tribus de l'Ouest. Le premier assaut doit porter sur le village Miami principal, mais de mauvais renseignements conduisent à une attaque du mauvais village, et les Miamis, furieux, font fuir les forces américaines le jour suivant.

Batailles dans la région du Niagara en 1812

Batailles dans la région du Niagara en 1812
Batailles dans la région du Niagara en 1812.
©Parcs Canada / Gavin Watt
Campagnes de 1812
Campagnes militaires pendant l'année 1812.
©Parcs Canada / Gavin Watt 6


Carte de la campagne de 1812