Lieu historique national du Canada du Fort-George

La Guerre de 1812

1814 - les États-Unis reviennent au Niagara

De l'autre côté de l'Atlantique

Napoléon est défait et exilé au mois de mai 1814, ce qui entraîne deux résultats immédiats. Le premier résultat, c'est que la Grande-Bretagne dispose maintenant de milliers de soldats qu'elle peut lancer dans la mêlée en Amérique du Nord. Le deuxième résultat, c'est que les Britanniques ne sont plus obligés de contrôler le commerce américain avec la France, et ainsi, quatre des principales raisons de la guerre de 1812 disparaissent. Mais au lieu de rechercher immédiatement la paix, les Britanniques décident que quelques autres batailles amélioreraient leur position à la table de négociations. Pour la première fois au cours de la guerre, les Britanniques adoptent une approche agressive, qu'ils appuient par l'envoi de 13 000 soldats aux Canadas jusqu'au milieu de l'année 1814.

À la défense du Haut-Canada.

Des renforts britanniques arrivent d'Europe, mais le nombre des troupes au Haut-Canada n'augmente pas de façon substantielle. Pour les troupes du Haut-Canada, la défaite totale de la division de droite (Proctor, à Moraviantown en octobre 1813) et le succès à la division du centre (la reprise des forts George et Niagara) et la division de gauche (la mise en déroute des attaques américaines à Châteauguay et à Crysler's Farm) ont changé l'allure de la guerre en 1814. Harrison tient la frontière de Détroit et menace l'ensemble de la Frontière de l'Ouest (division de droite) où il exécute des raids aussi loin que London. Des tentatives sont faites en 1814 pour éliminer la présence d'unités britanniques isolées sur le lac Huron et le fleuve Mississippi, et le fort à Prairie du Chien change de mains brièvement. L'attaque et le blocus américains de Michillimackinac ne réussissent pas.

Une armée américaine mieux disciplinée s'assemble sur la Frontière du Niagara sous le major-général Jacob Brown et le brigadier-général Winfield Scott. Le contrôle britannique de l'embouchure de la Niagara est menacé par la prise et l'occupation du fort Érié par les Américains (juillet-novembre) et par un blocus américain sur le lac Ontario à la fin du mois d'août.

Pour les Américains sur le front est du Haut-Canada (combattant la Division de gauche et la Milice du Bas-Canada), la dernière tentative de percer jusqu'à Montréal échoue. La défaite à Lacolle Mills est la dernière tentative américaine contre la division de gauche des Britanniques. Le gros des renforts britanniques (plus de 10 000 soldats arrivés récemment, suite à la fin du conflit avec Napoléon) participe à un assaut décevant près de Plattsburgh en septembre.

Les soldats noirs voient moins d'action en tant que membres du Provincial Corps of Artificers. Ils travaillent surtout à la construction du fort Mississauga mais ils sont également en garnison à Chippewa en 1814.

Autochtones

Pour les Autochtones, la mort de Tecumseh à Moraviantown est un coup terrible pour l'unité des Tribus de l'Ouest . Non seulement ce chef charismatique avait?il rassemblé autour de lui différentes nations, mais il établissait une excellente liaison entre les Autochtones et les Britanniques. Tout en contribuant encore de façon importante aux batailles de l'année 1814, les Autochtones ne se rassembleront plus jamais en une force aussi considérable que Tecumseh avait pu constituer.

Sur le front ouest, les Autochtones contribuent de façon importante au contrôle britannique du fort McKay (auparavant le fort Shelby et Prairie du Chien) et Michillimackinac.

Des raids incessants par des envahisseurs américains proches menacent l'établissement autochtone sur la rivière Grand, de sorte que la plupart des guerriers préfèrent rester près de chez eux.

Miliciens et territoriaux

Avec l'augmentation du nombre de soldats britanniques sur toutes les frontières, les miliciens se voient confier des rôles de soutien et de réserve, et sont moins souvent engagés en première ligne. Après la défaite britannique à Chippewa par une armée américaine grandement améliorée, davantage de soldats réguliers britanniques sont envoyés dans la région du Niagara; ces troupes professionnelles soutiennent le plus fort des attaques en 1814.

Fort George.

Modifications britanniques au fort George en 1814
Projetez pour les modifications au fort George pendant la guerre de 1812
© Public Archives of Canada

Au cours de l'hiver, le fort George devient la principale fortification des Britanniques au Niagara. Les bâtiments au fort George sont malsains et désagréables. Pour compenser pour le mauvais emplacement du fort George (comme l'a rendu évident l'assaut de 1813), des travaux commencent en 1814 afin de renforcer les défenses à Niagara, et on commence la construction d'une tour fortifiée en brique et d'une garnison, appelée le fort Mississauga, à un kilomètre au nord du fort George, sur la rive du lac Ontario, à l'embouchure de la rivière Niagara.

Carte du fort en 1814

Cette carte, intitulée "Plan de l'état actuel du fort George", a été établie en 1814. À droite apparaît la carte de 1816 montrant le tracé de l'ancien fort. L'illustration en dessous est la carte de 1814, tournée de 90° vers la gauche afin de montrer l'orientation de la carte de 1814. La défense du fort George devait être maintenue, puisqu'il était situé plus haut que le fort Niagara et constituait l'endroit idéal pour y placer des canons américains afin de bombarder ce fort. Le fort George était occupé par une garnison afin de protéger le fort Niagara contre une attaque.

Le fort George 1816
Le fort George 1816
© Public Archives of Canada / 1816

Modifications britanniques au fort George en 1814
Projetez pour les modifications au fort George pendant la guerre de 1812
© Public Archives of Canada

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